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je me débats
enfin j’essaie
de me débattre
en fin
du soleil j’en ai partout
même à des endroits

où je ne voulais pas que tu passes
des tendons solides
pour marcher droit
dans une soucoupe
quand tu as froid
tire la langue
fait fissurer le chaud
éclabousse
toi
projette en l’air
dis-moi l’endroit humide
où il faut que je souffle
est-ce par là
est-ce ici
que de la douceur s’entrecroise
se coupe
se récupère avec la corde avec la boucle
en l’air
le cou
violet
le coude abîmé
combien de chiffres
en sur impression
pour remplir le vide
avec tes doigts
comme ça
cherche dans le blanc cherche
dans le creux de la multiplication
teintée sur la table 
des endroits frais pour se laver le corps
la baignoire
d’eau froide
le ventre quand on a mal un peu partout
sur la peau
des clés de toutes les couleurs
pour ouvrir des portes
grandes comme des bacs à sable
où nous pourrions jouer ensemble
dedans
comme avant
des endroits doux
divisés par sept
infiniment nacrés
de voiles
et d’agates
d’automnes et d’horizons
drapés 
pourquoi pas
des endroits où l’ongle se casse
facilement
à force de souplesses et d’inactions
je sèche le mur humide
encore frais
comme il se doit
de le mouiller 
sous un ciel bleu
blanc vert
je compte ce nerf
qui bouge encore
quelques secondes
je compte un filament sous de l’ardoise
tu dis
je calcule tous tes grains de beauté
ton corps est mon plus beau ciel
tu sais
je veux le calculer
le comprendre
le mordre 
et le toucher
je touche quelque chose de bizarre
de tendu d’en dessous
d’en dessous
distendu
tendu dans nos corps
qu’est-ce que c’est
que ce truc balancé
dans le corps qui revient
sans cesse
se marquer
disparaître
dans la voile
comme une molaire
une dent une incisive
comme un léger souvenir
léger
le chiffre 13
+ douze
+ QUATORZE
égal zéro
maintenant
qu’est-ce que c’est
que cette suite de nombre
qui n’en n’est pas
finalement
c’est quoi ce truc
qui flotte
au large
et sous l’étoffe
et sous la peau
est-ce un saphir
une incisive une dent
la cravache
dure
sur un fil
tendu
est-ce une nouvelle manière de compter
les syllabes quand on est mort
à deux
dans le large
c’est un morceau d’horizon dans le cœur
que l’on garde comme un secret
dans une boite
dans un ensemble
de peaux
possibles
en les multipliant
par 1
=
année zéro   
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