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avec la langue qui frétille dans une espèce de douceur distillée c’est calme c’est l’horizon je plonge dedans je me tue je touche une petite fente entre la cuisse pour voir si je résiste à la peau plus d’une seconde avec une voyelle dans la bouche un dos nacré une fenêtre qui nage vers la porte nous sommes pris de vomissement ma sœur et moi que j’ai tué dans l’appartement avec le fil du téléphone en roulant j’en comptais douze pas de plus qu'hier pas unes ne manquaient à l'appel des petites miettes de multiples couleurs entre les ongles pour finir cette toile au couteau je m’amuse je cherche des trucs au fond de moi les outils les jouets immaculés je trace un fauteuil avec tout le poids de mon corps je n’oublie pas le binaire le assez médiocre je saigne tout un bac à sable je suis un centre de chiffres qui ne suivent pas j’ouvre un livre le fait tenir avec un meuble pour que le corps se tienne droit je savais par cœur mes cantiques lu et prononcé à haute voix pour me souvenir du calcul mental j’en avais douté des nombres et des ombres qui s’enfilent ou s’enfilaient comme des perles le fil était glissé il fil était neuf il ne faisait pas bon mais froid souple et transparent comme la mort avec notre masque posé délicatement sur elle

après

je ne me souviens plus de rien

si

c'était froid et compressé

a vous ?

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