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 Tennis et

 .

        instinct

§

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de mort

 

 

 

 

[ lutter toute sa vie

contre les passions tristes

puis se défenestrer ] [ d h ]

 

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Abstract Painting

 

 

 

 

 

[Nous descendons toujours vers le blanc.] [m h]






J’attends pour tout donner, j’attends pour tout voir, j’attends pour tout détruire ensuite, ah le tunnel mal centré dans la voiture dehors, j'aimerais que tu me dises de compter jusqu'à 3 petits cerceaux, et hop, je m'écris, quelque chose sous la peau, un météore libre dans la journée pour la première fois vue dans le ciel, aujourd’hui un quartier d’orange sur la table d’environ 20 litres, on fait joujou dans la fosse hadale, on s’en met sur la peau du nacre de saison avec les œillets bruns entrain de pourrir comme ça, d’un claquement, on se le balance quand notre jus contre le mur, on se le balance quand le mur contre la vitre, oui ou non, l’ovulation percée dans la membrane en son milieu, j’attendais ça depuis longtemps, mamanpapa que vous pissiez dans mon landau pour me noye le cul soleil noir et puis plus rien. Bonjour.


Le suicide des oiseaux en terre très découpée après l’orage, tu sais quoi tu sais quoi, dans l’intervalle dans l’intervalle, j’ai trouvé le petit os du cheval et un cheveu percé par des langues. A.


Tu sais quoi tu sais quoi…


J’ai peur de la toute première fois, la douleur qui écarte le monde à son maximum pour étancher la soif du tissu qui sèche à arrière de l'auto, vas-y double si t'es un homme, on reviendra plus tard, te dire, j’ai peur du vase qui fera déborder la petite goutte d’eau dans le lit, in vitro, se crevasser, j’ai peur de la tâche marron sur ma joue qui dégouline dans l’estomac quand je pense à cette main rouge encastrée dans le retord de l’ hélice de l’appareil, joue pas dans les ronces tu vas rougir ta peau, joue pas dans l’herbe tendre que le vent est entrain de couper sur le dessus, tu vas finir par perdre les clés de ta maison et déferrer le cheval.
 Qui te coupera en morceaux ? voir éditer voir. Petite croix dans les dents. OUI OUI JE SUIS LA.

 

Bonjour.



Pauvre petit fantôme, pauvre petite salive qui ne passe pas, pauvre petit cheval blanc dans la gadoue précédente pleine de fers, une eau pleine d’eau jaune à transporter sur l’épaule pour les 4 angles de la feuille à digérer très doucement quand on tiendra bien le mors avec nos dents de pacotilles, pas mal le mouvement que tu fais avec tes yeux dans le mélange de la couleur ocelle qui reste très longtemps sur l’ardoise avec les traces de doigts, mais je veux autre chose… MOI MADAME JE VEUX DE L AMOUR ET PAS DU SEL

 

SA C EST BEAU


Montre-moi tes Fesses à l’approche du cercle quand elles feront caca dans le calque salant, j’aimerai peindre ta tête à ce moment là quand elle fondra et se coca collera dans la fraîcheur moite des seins, je veux voir des merdes collantes humides et sèches avec les pépins des fèves encore dures, je compte jusqu’à 1 000 dans un jardin superbement droit par peur des représailles, je compte jusqu’à mille dans l’entaille d’une prothèse oculaire entrain de mordre sa subdivision.


Le pouvoir des fenêtres, ça j’aime bien. C'est comme la prostitution les vraies putes et les vrais écrivains dans le mauvais sens.  


Une voix ronde pour pousser des trains, un train sourd pour casser de l’acier sous nos semelles, un pinceau souple pour le contour de la médaille, que ça coule plus que ça, que ça coule plus vite que ça, que ça vienne jusqu’ici, stopper les machines, stopper tout, stopper juillet, stopper septembre deux mille onze, les trains électriques et les oiseaux palés.

 

Merci.


J’aimerai dans l’ovale entendre une petite musique douce coulée à mes oreilles, un grand oiseau de velours, un lac émergent tombé de sa hauteur dans la fenêtre géographique où passent les derniers fleuves sur nos poignets amaigris, j ‘ai vu un bracelet rose en plastique à côté d’un dentier plein de bouffes, j’ai remarqué des empreintes différentes à celles d’hier sur le carrelage, on dirait que ça change tous les jours, l’eau chaude dans la fente dans ce sens là. J’ai senti aussi que je ne servais plus à rien.


Les calques posés sous nos mains sont bien étranges parfois non et de ma peinture j’en ai rien à foutre.

 

Tous mes visages m'ont tué.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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nous ne reviendrons pas, j’insiste lourdement là dessus ici dans le violet, inside, tordu, disséqué, mal disséqué… qu’importe, tu portes ta petite croix sur le dos, bac à glace, creusé dans la pliure, nous ne reviendrons pas dans la lumière des crayons neufs, tableau avec la clé de sol doré, huit barré, neuf, 10, lèvres coupées, feutres, correcteur cassé, traces de foutre, fautes d’orthographe, tableaux d’impressionnistes redoutables, nous sommes dans une grande allée, nous marchons calmement pour ne pas nous réveiller, nous marchons à côté du tombeau d’un homme illustre dont j’ai oublié le nom, j’entends des voix, une flûte traversière, des canons dans la cour carrée, des enfants qui plongent du haut des toits, je me suis tu, j’ai toujours eut peur, je connais pourtant parfaitement bien cette voix qui m’appelle à l’autre bout de la cour, vous vous en foutez de ce que je vous raconte, la mort elle pue, alors passons à autre chose, passons de l’autre côté de la barrière, l’eau n’est pas très profonde à cet endroit, vérifiez avec votre indexe, vérifiez avec la parole de nos ancêtres, vous écrivez parfois que vous n’écrivez pas comme il faut, parfois vous écrivez que la mer est calme que la langue est douce que le sexe fait mal avec certaine personne, qu’un jour vous avez écrit à la craie sur un con, que la guerre entre les hommes raconte sournoisement toujours la même chose dans les moindres détails, les différentes tortures des instruments, le sang noir qui gonfle dans une éponge, le corps d’un étranger en 1 000 morceaux dans un arbre, suspendu, vous écrivez dans mes mains, ceci… les pages du livre ont été détruites avec l’insecte sec qui servait de marque page au milieu depuis très longtemps une par une sous la dernière branche de l’arbre mort, un fruit gras par grain entrain de pourrir sur la pelouse grasse d’en bas, escalier pas droit, ongle qu’on décolle avec les dents, toujours les mêmes mots toujours les mêmes conneries, je te donne des indices dans la ramification des fleuves couchés, je te donne des indices pour sauver des corps d’autres corps avec de la gratuité, libellules, arc démonté, flèche dans le poison corrosif qui démonte l’acier, je reconnais cette voix qui monte dans les abysses, dans les graves il y a des baleines éventrées, sur le sable il y a des fleurs fanées sur des tables basses, un singe vert devant sa télévision en panne, une arabesque mal dessinée dans nos gencives brillantes, petits cailloux blancs sur un chemin blanc, chemise pleine de yaourt nature, grand-mère à soif, grand-mère est capable de découper sa pomme tout entière sans que la peau se détache, comment est-ce possible cette chose là, au dictaphone la voix d’une petite fille, je suis laide et je veux mourir ce soir, mot médical, urgence, écrire n’importe quoi, un tuyau dans le réceptacle de la gorge, ce goût de la peau quand on est entrain de jouir, ce goût de la pourriture juste après dans les draps, ce goût que fond les autres quand ils vous applaudissent pour de faux, je ne comprends plus rien, des oiseaux balancés dans les fils électriques, ai-je bien recompté tous tes ongles avant de les avoir avaler comme on compte tous les graviers dans la plaie réouverte qu’on goutte avec les doigts comme de la gelée de groseille, chute de vélo en bas de l’escalier, coup de poing dans le ventre à me faire dégueuler comme ce chanteur qui s’est poignardé le cœur dans la chambre de ses parents, conception conception, fœtus fallait peut-être pas, ce soir j’écoute sigur ros, ambiant, atmosphérique, suicidaire… pendant qu’elle s’endort là-bas dans des draps jaunes, une barque coule au beau milieu de l’océan, des petits cailloux blancs sur un chemin blanc, je ne sais pas pourquoi l’autre nuit j’ai prononcé dans mon sommeil le mot mouche, mouche ou mouche morte, je ne sais plus très bien, mais il y a là une énorme différente, peut-être que j’ai prononcé mouche verte avec des petits paquets de merde sous les ailes, hier à la même heure j’étais avec tes cendres sous le bras, je parcourais le chemin défait à l’ombre des fiacres, tu t’en rappelle encore d’avoir pressé la détente au réfectoire, d’avoir pressé le pas dans la forêt, Manon n’avait plus sa tête depuis très longtemps, perdue dans le centimètre carré de la peau de l’autre, oh tu sens la noisette, oh tu sens la peau tout entière intacte des pommes, tu peux écrire dans mon eau, tu peux écrire aussi là où je chie quand ça tombe, on en fera comme ça des belles sculptures à observer pour les prochains jours à venir, des portes de l’enfer, des mouvements qui s’entrechoquent, des corps entre tués d’amour, de la glaise à se foutre dessus comme des paquets de mer, d’ici j’observais les arbres depuis la grande route, moi ou un autre banc de sable, vous savez qu’est-ce que ça peut foutre, un porte-plume planté derrière le dos pour s’assurer que le vent est moins frais, j’entends le tic tac de la montre qui ne marche plus, je connais cette voix dans la brume qui monte, je connais cette vois qui dit trop souvent que je suis un con, va jouer dans ta chambre sans les autres, va faire le tour de la piscine glissante à cloche pied, le goût du chlore dans la bouche sur la peau qui dégouline dans la serviette mauve, ah les belles couleurs ah le paraître et le goût de la chair violacée, Victor devait être le prénom du petit frère que je n’ai jamais eut, Victor ou un autre nom vous me direz c’est la même chose, et bien non, je n’aime pas écrire, écrire c’est de la merde par procuration, petit tas de sable, tout est petit sauf les portes, tu t’emmerdes dans ta putain de vie, construit donc un château avec ses rêves, joue aux dames avec lui dans le salon, achète lui une glace à la pistache ou une gaufre au chocolat, joue avec lui dans les plus belles vagues pour qu’il n’est plus jamais peur de la mère, dessine sur sa peau des lunes et des soleils fragmentés, dessine sur sa peau qu’il doit cesser toute activité d’écriture tout de suite, perce le fœtus avec ses petits doigts si son cœur bat encore, car aujourd’hui il sera trop tard






 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Nous reviendrons chargés d’étoiles d’élytres et de mouches. Je ne sais toujours pas… Lourds comme des portes condamnées que l’on jette entre deux étaux. Nous reviendrons avec l’or de nos ailes sur des bandes blanches la nuit, où l’on se rencontre où l’on se sépare, pour voir des camions se renverser au beau milieu de la route. Fruits secs légumes et corps. Enfant des catastrophes désossé loin de son revolver à eau. Comment fait-on quand les tableaux glissent sur nos peaux pour attraper la couleur de nos langues déposées à l’envers de tout ce que l’on touche. Tu sais toi. Tu as les questions barrées sur les coudes, tu n’as plus les réponses nul part dans les lignes de la main. Secoue le sable prisonnier dans sa montre. Tu sais toi. Tu as les mains froides. C’est la mort ici la pourriture en trop. C’est le chant commémoré des chambres douces au loin qui coule sur nos ventres à moitié démolis du terrain vague, d’un éboulement soudain qui s’écoule en quatre chiffres. La balançoire en feu nous donnera peut-être des réponses, des indices, ce soir, ou demain. C’est le quatuor à demi mot mélangé des icebergs qui s’enlacent en ordre dispersé dans la cour des grands. C’est le quatuor étrange dans cette combinaison de sons étranges, cette couleur rouge en plein centre de nous dans la disparition de l’eau pour qu’éclate le sucre des fleurs sur du marbre rose. Nos 3 lettres et nos deux prénoms gravés, recouverts d’algues oranges et de pétales mauves, un champ d’eau douce pour tous nos rêves abîmés, un petit chat noir entre les tombes, je le suis. Oh temps pluvieux ? Oh feuilles dégueulasses en haut des trapèzes ? Oh silence que l’on coupe avec des pages blanches… C ‘est la pourriture ici, un bouquet de roses transparentes dans un haut chapeau en bronze… C’est la mort en trop que l’on regarde en face bouger encore un peu dans la vitre teintée de l’autre. Tu fermes les yeux, je regarde, tu fermes les yeux comme un poing serré avec de la terre molle autour, amovible, enfantée…Craie. C’est le tout premier rayon de soleil, ce matin, et ta bouche n’y fera rien de t’entendre battre contre la pluie, t’en récupère des morceaux de tôles avec des morceaux de chairs, des bouées de sauvetages avec les restes dans la lagune… Ta bouche dans le secret des choses qui les malaxent un peu pour que tes muscles se contractent et te fassent mal… Et. Ta bouche toujours endormie dans le chaos irréversible des soleils renversés sur la table pleine de confitures aux pommes et de céréales aux noix, elle chante derrière un morceau de tissu si fin que ma voix tremble. Et. Ta bouche dans le silence réfracté des geysers sporadiques, touchés dans les reins qu’on simule à peine pour qu’un autre mouvement nous touche… et ta bouche dans mes pas qui la recouvre un peu quand elle se défait en ordre dispersé pour qu’un seul de nos deux corps plonge un peu plus loin que sur ce banc décoloré, là où tu as mis le doigt entre pour diluer les autres colorants, là où tu as mis la sonde dans la gorge, là où tu n’as rien mis. La langue juste au-dessus du cadran avec le coton rose démolissant l’écorce rose que nous avions bu par hasard un jour, au bord d’une cascade souterraine et chaude… Là où tu as mis l’espace temps foutu et l’angle noir entre la ligne de flottaison et la neige qui recouvre ce matin le dos et les épaules nues des statues en morceaux qui font l’amour pour la première fois dans l’eau, quand l’eau se rétracte un peu sur le dessus sans faire de bruit, sans toucher le sol, sans se toucher la peau, ni le front, ni la blessure inside, intacte… Tu respires du fond du plus petit spasme. Tu respires pas. Tu respires du fond du plus petit sourire… Tu respires plus… Ni par les cuisses. Ni par le trapèze. Ni par la corde. Ni par la lèvre supérieure coupée par les tubes, ni par le froid que le sable dilue jusqu’ici en minuscule flocon. Il neige, ce matin il neige pour que tout coule dans le silence quand nos doigts briseront la glace d’un seul coup, pour de bon… Tes petits muscles édulcorés étanches comme la flaque d’huile perdue des camions charriés dans le fleuve, comme une peau fragile qui sépare quoi. La suture amère au contacte d’une rondelle de citron. Le clitoris dans la racine sonore d’une dent gonflé en attente de plaisir. La fine membrane sous-cutanée des méduses bleues, le fin ruban de soie qui glisse entre nos doigts pour écarter les orages de nos villes au milieu des arbres centenaires étalés devant nous sur la grande place qui t’écoutent… Oh vous sentez la noisette Oh vous sentez l’odeur de ma peau et le

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

My favorite dentist is dead






Rasé la tête et pourquoi pas le ventre et pourquoi pas le dos du chien pendant que tu y es. Envie comme ça de me raser la tête devant la balançoire du petit garçon, statique. Elle est belle avec ses grands tubes froids elle est belle avec sa belle couleur verte dans les angles qui monte un peu moins droit dans le ciel aujourd’hui. Qu’hier.


Je l’ai longtemps regardé pendant qu’elle ne me regardait pas elle peut trembler comme ça dehors pendant des heures. Laisse toi faire, quelqu’un m’attend, quelqu’un t’attend tu sais, mais ne t’attrape pas tout de suite, alors on attend encore un peu quelque jour et nous voilà endormi à l’intérieur d’un autre ventre, comme des petites poupées russes qui s’entrechoquent en attendant de voir si la suite est possible. Un doigt dans l’œil. Oui.


La mer est trop calme, elle est allée un peu plus loin qu’hier, ce soir nous voulons des belles vagues et du sable fin pour le mettre entre nos cuisses.


Qu’est-ce que tu vas faire, je verrais bien. MOURIR.


Peut-être que nous réinventerons d’autres jeux sonores avec les mains, applaudir à nouveau les oiseaux dans leur envol. Peut-être que nous ouvrirons des nouvelles portes avec des nouveaux codes secrets, je peux même entrer et faire glisser un doigt entre des cordes jaunes mal matricées les unes dans les autres pendant que la balançoire du petit garçon est toujours là dans le salon trop éclairé.


La balançoire elle est toujours debout. C’est vrai.


Elle trempe toujours admirablement bien en été avec de la pluie douce et jaune souvenir du père souvenir d’avoir été mouillé un jour un peu plus bas sur le visage au menton dans la fossette plus exactement, c’est ça dans la fossette.


Crème blanche.


Mettre de la crème blanche surtout ne pas oublier de mettre de la crème blanche salir le coude salir l’air, faire en sorte faire bien attention de faire le tour de l’œil ne pas percer ne pas salir le manche avec de l’épaisse mousse blanche plein les doigts plein la bouche plein le cœur et plein la poitrine de toute cette merde. Plein de tout ce que tu voudras. Déborde.


De l’eau parfumée à l’orange en 3 fleurs coupées ou en trois fleurs manquantes de la tête au pied. Coupantes. De la tête au pied de la petite peau presque brillante avec des petites coupures au centre. Rasé la tête rasé la tête rasé la tête oui c’est ça rasé la tête et puis de toute façon tout le monde s’en fout personne n’est ici même pas vous.


TOUT EST NUL, tout est cassé. On vous l’a pourtant bien dit et récité dans les livres que tout était cassé, regarde devant toi tout le monde est dehors entrain de se cogner dans le vent assis à califourchon sur la balançoire du petit garçon qui t’attend dehors.


Je vous ai dit dehors.


Alors ça ou autre chose vous savez ça ou autre chose ailleurs qu’ici, t’attends qu’on t’esquinte, une nouvelle bosse pour un nouveau mot tendre tu veux un nouveau mot tendre pour une nouvelle ligne bleue, t’as quoi sur le poignet depuis deux jours on dirait du chlore ou de la cendre mais je peux me tromper pas facile à dire je vois très mal d’ici un peu comme dans un tissu mal déchiré pour voir au travers, mais on n’y voit presque plus rien.


C’est noir.


C’est noir avec un peu de sang autour pour faire tout disparaître, ah, c’est ça se suspendre, alors se suspendre, se précipiter, se suspendre, allez, se suspendre, pour tout faire disparaître courir plus vite sur la route. Une voiture grise.


On a aucun moyen sur tes jambes. Tu sais.


On dirait les marques du radiateur attaché un peu plus loin sur ton corps doré CETTE SONDE QUI AVALE TOUT tu t’en rappelles pendant qu’on se rafistolait des heures comme ça devant les autres à s’essuyer les pieds n’importe où c’était pour mieux ouvrir des portes c’était aussi pour faire un joli puzzle avec du joli sel sur ton corps juste le temps de voir juste le temps de faire de t’inhaler un peu pour passer dans le ciel au travers ou tracent aujourd’hui quelque Boeing à cette heure ci de la journée ciel ici un peu rouge dans les nuages avec de l’électricité statique sur le scaphandre du petit garçon qui plonge de sa. Balançoire.


Presse la détente.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le blanc est une couleur




 


[ On ne sait pas ce qu’on peint, ce
qu’on écrit. On n’en connaît pas le
secret d’avance. On se fie aux
couleurs, aux lignes, aux mots, mais
ce qu’on veut faire reste caché. ] [ g g ]






couleurs constructives sur la passerelle qui glisse, qu’on envisage même plus sur le dessus, comme une lumière neuve qu’il faudra détruire en une fraction de seconde, qu’il faudra lire un jour dans une chambre noire pour avancer sur du carrelage nu, si l’on continue à se cogner comme ça tout le temps, fais-moi voir tes dents que je les dessine…


tu as les ongles peins comme des grands espaces… pour mieux les voir aujourd’hui et mieux les contrer demain, je fais des grands traits avec une extrême fragilité dans les fenêtres pour laisser passer quelques images, fais-moi voir tes beaux dessins, tous tes profiles sombres fait à l’encre de chine qui sèche encore quelque part dans mes livres, dans mes draps ton sein coupé, l’or que je récupère dans l’abstraite solution qui dégouline comme une maladie dans le sang…


des corps détruits à l’extrême, percés par des tiges en fer, du bronze pour porter plus haut nos socles démolis à travers notre chant, l’extrême non perfection des joues que creuse la faim, l’extrême délicatesse des mentons en fer noyés par ma propre pisse, des sommets enneigés en bas des collines avec les quatorze autres pyramides qui attendent leur tour de destruction, la peur de t’arrêter…


je compte jusqu’à dix, je retiens 3 pendant que tu sautes à la corde dans une cour d’école en chantier…


je vois des torrents habiles montés dans la lucarne d’un ciel plus bas qu’hier, des murs en construction derrière des champs de coquelicots bruns à la lisière d’un trou qu’on voyait mal derrière nos mains portées au visage comme un tissu apache, quand on nous disais d’avancer droit dans les déserts pour voir nos propres pas s’affichés dans l’ombre peu à peu, descendre jusqu’au mur, remonter jusqu’à la mer, de là, à là, si tu peux…


de ce pubis ouvert point par point jusqu’à la pomme d’Aden croquée comme un fruit lourd, comme une cicatrise étrange que l’amour a fait derrière son dos, comme une corde souple qui retient toujours mieux le soir la poutre à la carotide violette, dessine moi ton viol ou viol moi pour perdre définitivement le chant de nos masques avec la musique qui va avec, qu’on dit aussi de circonstance, vous pouvez refermer le couvercle sur la mort des autres, avec ce manque de silence caractérisé sur nos paupières pour s’embrasser dans le cou quand tout ira bien, [ qu’on meurt maintenant… que s’ouvre la piste aux étoiles… ], je vous remets mon arme blanche dans le cendrier en plastique…


on dérive mon amour on dérive mon amour dans le grand secret du grand parc en superposition dans la profondeur aplatie, dans l’herbe tendre qui pique, là où la faim se mélange avec la soif, là où le cri descend dans la gorge des oiseaux, cette couverture épaisses en feutrine posée sur nos épaules ne sert plus à rien…


j’ai tellement froid au sexe et dans les mains, et puis les séances de relaxation pour quel plaisir, pour quelle moitié, pour quel orgasme de chairs, j’ai tellement froid là où les mouches pondent, oh combien, combien de sommets encore à gravir avec les poches pleines, je ne sers strictement plus à rien, je ne sais même plus compter, je ne sais même plus lire l’heure sur le cadran des médailles quand le ciel flotte et fond plus loin, je lis dans mes livres les dernières défaites à la tête de mes petits soldats prématurés qui avancent dans de la neige carbonique, je sais par cœur la vitesse du boomerang qui me revient dans les doigts, [ ne me laisse pas ]… la caresse…


j’apprends les mauvaises connections des derniers trains accrochés à nos membres qui glissent et qui s’esquintent comme les cinq branches d’une étoile de mer encore vivante dans les doigts d’un enfant sage qui a coulé mon bateau devant la flaque des autres, devant l’oiseau épluché je suis comme un médaillon sur la peau qu’on retourne sur la face c pour que la peau du visage soit touché en plein centre de tout… blanche… recommence…


dans le petit cercle fait de goutte d’eau se rejoignent tous mes petits cailloux pour te perdre…


respire ma pourriture intra sur les socles de bronze qu’on élève pour ne plus rien inscrire dessus, des réponses des réponses, que dal, il y a du soleil qui glisse tout autour des plinthes et l’essence forte des odeurs oubliées, qu’on y inscrive la danse de nos pas si près que tout est déjà foutu avec la trace éphémère des lignes parallèles de nos dictions [ dans le noir du venin ], bleu… la catastrophe de trop…


des cœurs à l’aplomb pour décentrer nos épaules nues, des rallonges à distance et ce titre tellement judicieux, le blanc est une couleur noire, un point c’est tout, ne cherchez pas ailleurs d’autres noyaux dans les chambres où les corps se tuent, je me débats dans le cou de l’anguille, je me débats dans la couleur rouge des poissons, comme toutes ces vieilles putes derrière le cheval au gallot avec son sourire balancé et ses cheveux trop bruns comme la brillance d’un éclat après la chute, c’est un plaisir de vous lire, c’est un plaisir de vous lire là-bas comme le blanc laissé dans tes reins qui ressemble à une formule chimique, j’ai mal à la tête, tout tourne en rond, le suicide des chimpanzés avec la musique des grands, mais il faut encore respirer l’absence de toute couleur dans le blanc pour respirer l’écorce noire vivant encore à la limite…


mais déjà coule en surface notre enfance qui s’agite comme un petit soldat piétiné dans la boue je veux ta bouche je veux garder toute ta pourriture sous la membrane je veux tes seins blancs comme du petit lait dans les gousses à ras bord avec ta dent tombée dans mon ventre pendant notre sommeil…


collés l’un contre l’autre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le noir est une couleur






[ le noir est une couleur, nous
avons jeté les dés… par ici la
sortie… ] [ g g / d s ]






On pense qu’il est déjà trop tard, on compte les vertiges sur un calendrier, même pas sûr de le savoir un jour, même pas peur de mourir juste après dans tes bras pour en contrer toutes les chairs, du parfum au napalm dans des bulles qui remonte à la surface, pendant que je renifle le plus beau bleu jamais fait à ton cou, dans toutes les coutures du chemin que nous croisons.


Si tu savais ce que j’en fais de tout ça, je les déchire avec la caresse, je les respire avec tes seins gonflés, ce chiffon lourd mainte fois porté au cœur comme une plaie dans la distance, de là, à là…


Le noir est une couleur au fur et à mesure qu'elle avance, elle se remplie, elle disparaît, le noir est une couleur au milieu des lèvres qu’on embrasse pour la première fois au bord des larmes, mais vous pleurez, ce n’est pas très grave, mais vous pleurez, plus droit que ça, ce n’est qu’un mur perdu avec un trou dedans pour cracher à l’intérieur.


Une queue un orgasme un enfant roi…
Tu célèbres mon amour… tu célèbre mon amour mon amour au secours…


S’il vous plaît s’il vous plaît, monsieur, elle est où la sortie pour que je me débarrasse de moi-même, nous avons jeté les clés de l’appartement dans la matrice en nous appuyant sur les jambes, la peinture est trouée, vous pouvez introduire votre tête et puis le corps tout entier dedans pour passer la limite qui sépare la frontière.


Chante avec moi pour de vraie, chante avec moi sur la poutre, chante dans mes bras nue la mort de ton père dans son pull marin rouge… [ JE DIS, OH, SEIGNEUR OH… ].


Aujourd’hui pour la première fois, j’ai goutté à tes cendres, à la maladie sanguine qui ouvre en deux les reins pour rendre l’eau plus noire, l’incendie qui s’accroche à la mémoire d’en dessous… ma nappe mon âme phréatique mon isolement ma petite goutte de sang équivalent à zéro sous l’orage ma pourriture pure qui frappe l’océan au fil de l’eau avec mes 12 000 coups de stylo feutre dans la poitrine en sueur.


On pense qu’il est déjà trop tard on pense qu’il est déjà trop tard on pense qu’il est déjà trop tard on pense qu’il est déjà trop tard on pense qu’il est déjà trop tard on pense qu’il est déjà trop tard on pense qu’il est déjà trop tard on pense qu’il est déjà trop tard écrit le qu’on pense qu’il est déjà trop tard…


L’écrire ici ou là, dans la lumière d’une table ronde devant un miroir à contre-jour sur pivot amovible ou ailleurs, pour se regarder nu une dernière fois, pour grandir et fondre dans l’attente de l’autre, le vent dans la vitre, s’il vous plaît s’il vous plaît, monsieur, elle est où la sortie pour que je rentre… le vent dans le ventre qu’on se choisira un jour derrière le dos derrière la nuque pour ne plus rien entendre et pour ne plus rien sentir, l’odeur de la pluie quand on se sera bien piétiné dessus pour te l’écrire un jour la bonne couleur dans l’entre cuisse, pour te l’écrire la bonne ou la mauvaise tendance à suivre tout au long de la lumière qui nage dans l’horizon rose.


Tu vois c’est aujourd’hui dimanche et je joue et je perds et je n’écris plus, écrire ça ne sert strictement à rien, c’est de la fatigue supplémentaire, il y a assez de combats à mener comme ça sans en rajouter d’autre dans le ravin… une queue dans le velours un orgasme à la mort un enfant de trop dans les mailles du filet, tu célèbres, tu célèbres et tu tombes, au secours mon amour, au secours et te l’écrire à flanc.


Le noir est une couleur qui s’arrête au bord de la page qui ne s’en va plus, l’art et la connerie, l’art de nous exposer comme ça l’épaule contre la pointe d’une flèche, te l’écrire le goût âpre que cela procure juste après dans la bouche, te l’écrire le centimètre carré de la peau douce toujours nue au soleil que je touche du bout du pied avec l’ongle de la main, te l’écrire sur la croix recouverte de ronces que les couleurs les plus froides ne sont pas forcément les plus difficiles à effacer sur les pluches d’un bouvard complètement bousillé par le frisson de ton odeur contre un coup de poing dans la beauté si je le jure en silence.


[ Et dire qu’on avait des rêves ] d’enfance et même pour plus tard, c’était tout à l’heure je crois, quand je faisais de la balançoire au milieu du beau jardin, elle revient très souvent cette image, et dire qu’on avait des rêves d’enfance dans les poings ouverts face au ciel pour les accrocher encore plus haut sur le pire éclat des roses pour s’enfoncer ensemble au cœur de nos sèves emmêlées là où le poison coule toujours à contre-jour pour nous absorber l’un et l’autre dans la meute quand on faisait l’amour comme des chiens et des coquelicots et des coquelicots et des champs de coquelicots à perte de vue dans la bouche coupée et dans l’oreille sourde, ouverte et sulfureuse.


Le noir est une couleur éphémère comme le sel laissé au couteau au milieu d’un beau visage qui s’écarte par endroit devant nous pour nous laisser passer dans sa fièvre, touche avec ton front l’écorce encore trop brûlante à côté du frisson que je ressens pour que tes yeux se referment sur moi, quand on sait à l’avance qu’il est déjà trop tard, tu m’as dit, on dirait qu’on va s’enfoncer dans quelque chose de blanc, tu m’as dit, ne lâche pas ma main avant que ma main quitte la tienne, je veux retenir encore une fois cette lumière dans ma chair, et puis ne pleure pas, ce n'est pas de ma faute.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Kill me sarah


 

 

 


-2-






Quelquefois vous ne portez rien, vous prenez tout votre temps, c’est léger, j’aime quand vous prenez tout votre temps, j’aime quand vous passez nue sous ma langue pour rafraîchir nos ongles, secs, ça accroche, ça dépend, ça accroche n’importe quelle porte, la tête avant d’avoir, pourvu qu’une des trois s’ouvre, c’est l’essentiel, soucieuse de choisir, pourquoi elle est plus pour moi qu’autre chose, il y a une lumière en forme d’adieu, il y a une lettre sur le dessus d’un nageoire qui la coupe en deux, il y a un livre oublié sous un banc ensoleillé qui s’échoue plus loin, balayé, ta tige en fer dans la poitrine, tu me donne quelque chose, ton ombre quand tu marches, tu me donnes quelque chose, tes silences quand tes mains m’applaudissent, le dernier des derniers, trains, ils sont là, ils sont tous là, ils sont toujours là à nous regarder, la couleur sable dans la mappemonde fait un drôle de bruit, le bruit de la petite aiguille cassée aux cœurs des soleils sauvages, il est beau le lapin blanc dans la pelouse grasse, au milieu ça fait comme un pompon au dessus du manège arrêté, vous prenez tout votre temps, vous n’aimez pas que je dise que vous prenez tout votre temps, votre épaule légèrement baissée contre la vitre et l’odeur des feuilles que l’on piétine sur la route trop collante, les nuits blanches et les langues étrangères, la couleur ininterrompue et poignante au cœur du texte inachevé, ça suffit, vous sentez que quelque chose change, la voix, vous sentez que quelque chose change, le muscle s’approche d’une embuscade, la voix fantastique des couleurs noires et puis l’air frais du dehors qui passe un peu plus vite que tout à l’heure dans les jambes dites-vous pour mieux se faufiler sous les vieilles pierres de la chambre blanche à la fenêtre ouverte, presque tout, il commence à faire froid, vous avez peur, il commence à faire noir, nous avons peur ensemble, l’eau vibre sur le sol, l’air frais du dehors sent la framboise et la terre meuble encore très mal malaxée, votre main sent un parfum d’homme à notre cou, notre main vient de tuer une abeille pour la première fois sur un morceau de sucre pendant que nous buvons quelque chose de chaud, du verre gothique pour notre petite fille, santé, une grande poupée dans le jardin brûle sous les yeux de notre enfant que nous avons perdu ici, c’est pourquoi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les portes de l'enfer




 


tout simplement, il faut limiter les copies, vous m’entendez caresser l’écorce, visible pas visible, hiver, couler le bronze couler le bronze couler le bronze en automne, encore raser les cheveux qui dépassent avec du fil pour sentir le soleil sur la peau, le bol à l’envers, la tache de lait sur l’anse,15 ans dans le même trait sans rendez-vous dans l’ombre assise, j’ai envi de faire pipi dans tes mains, je peux, et sexuel…



les yeux bleus dans ta barbe comme une pieuvre, et puis, l’étude de la chair qui disparaît pour ouvrir une autre porte, l’énorme clé pour dire où son les chambres en matinée sans les mains mais la lumière baissée, donne ton lait noir sous mes ongles, même pas vu que tu me suçais le lob de l’oreille à l’arrière avec ton hélice, même pas vu le secret dans les mains blanches pour tenir toutes les pages du pied coupé encore debout, intact, parfaitement veiné comme un paquet de nerfs aux heures d’ouvertures, il y a du liquide qui passe dans la veine à la vibration de ta voix, se répondre à la question précédente quand la matière brute se transforme aussi vivante et affinée quand tu veux que je sois morte


24, lundi, dimanche, couper la fine cordelette autour de mon cou, tu m’enfermes avec l’eau dégueulasse de ta blouse, tu m’enfermes avec toi dans le bloc de pierre pour respirer un peu, après j’ai plus rien dit avec tous les papiers qu’on a brûlé dans la cour, tu sais celle qui fait le tour du jardin, les pieds comme des sabots pour piétiner les fruits secs à la mauvaise saison, empoisonnée, ne bouge pas, les 3 ou quatre pliures sous la plante du pied que les autres n’ont pas su garder, trop lisse le secret des mains blanches sur fond vert pour aspirer dans ta gorge toute une semaine de sciure et de copeaux en France, onyx blond assise sur un banc se transperçant la langue avec l’outil de l’autre, mis en évidence pour couper l’image nette


je t’invite à rejoindre les yeux de la petite fille regardant la bouche de son père entrain de la peindre devant un autre tableau pour la première fois, un tableau noir, nous reviendrons vers ce disque, les mêmes grains de beauté que ton frère opéré au front, ça fait pas mal, c’est sucré amer tout le foutre blanc tramé et les beautés nues comme des jeux d’impatience sur des corps imparfaits qui brillent de temps en temps, jamais nue, jamais ouverts, fais ta marque avec tes dents j’ai mes photos dans tes livres pour ne plus rien perdre, et des autres parfums en acajou presque endormis pas complètement dans nos mâchoires pour souffler sur nos pointes rouges, et puis toute une journée avoir l’envie de Cassandre aux mains nues et le corps comme un instrument de musique dans les doigts d’un sculpteur


toi que je casse, érotique dans le bois le plus dur


je vous dissèque les doigts dans la serrure de ma porte, tu disais quoi dans le cylindre de mes ruines encore fumantes, penseur aux doigts doux pour passer le jour et la langue dans mes tibias, l’allonge des biceps à quatre pattes, sperme noir dans la corolle pour déchirer toutes mes pétales, tu disais gouttes et sueurs suspendues aux moindres inflexions, il faut renverser toutes les tables, il doit y avoir un passage pour les violeurs de petites filles, que dal dans la couture, que dal dans le coffre fort des fous disponibles, vous êtes freinée par ma terre cuite entre vos seins


que dal dans les fruits morts mise en scène, tu veux mes jouets et mes dentelles, mes sauts d’élastique pour mesurer la profondeur de mes estomacs, des voitures passent des voitures passent, des bouches aussi rencontrées s’illuminent, des voitures passent avec des mains blanches, je ne me soignerai pas, j’aime ton sang dans les draps et la rondelle de bois souple qui tourne à vide, t’as-tu monde dans tes mains tout un peuple assis, je pense en même temps à la haute technique vocale, entend mon long cri, autre pose et mille autres éclats dans l’omoplate poinçonné, c’est bon, de l’or entre nos cuisses, tu veux voir la naissance du fleuve et l’endroit où l’on recolle les morceaux du soleil pour les noyés d’apocalypse dans des bains de roseaux, l’oreille en sang, ton anus, la figure touchée en pleine tête, toute cette ferraille pour rendre lisse le dos cabossé du jeune homme dans les cheveux de la jeune fille et sexuel à la même hanche, tu éclaires la route derrière la forêt pour tout ce peuple assis qui plonge dans le feu


mais pour se couper les jambes comme ça il en a fallu des coups dans le landau


finir pour tout recommencer un jour, finir pour se couper les doigts avec la glaise des camisoles qu’on balance contre des portes, le gallot du cheval la nuit sur l’épaule pendant que l’incendie monte, que la peur monte aussi loin que nos coudes enfoncés dans le sable, tu fais un château avec moi, un hôtel particulier, dis tu fais un château de sable avec moi un hôtel particulier pour exposer tes petits corps fiévreux en onyx à côté de mes bronzes de merde, personne n’a jamais joué avec moi, personne n’a jamais vu ma cicatrice sur ton menton, un doigt dans l’œil pour la troupe des danseuses amputées dans mon théâtre nu, des colonnes vertébrales qui s’enfoncent au vidéo projecteur, c’est pas la photo que je veux, c’est pas ça, c’est un autre extrait de couleur pour fondre dans ta peau


j’aimerai savoir la couleur verte des pelouses en bas, je les regardais s’évader au loin les autres enfants dans la mousse vertes des vagues trop blanches, un soin extrême à dépecer l’écorce des oranges à en disperser le jus encore trop froid sur tes 2 pouces, j’aimerai coincer tes doigts dans la porte pour que tu ne puisses puis, ce travail nécessaire c’est quand mieux que des coups de pieds dans la gueule, non, t’écris quoi t’écris quoi derrière mon dos, des poinçons, des profils hauts qui s’enfoncent dans la vase d’août avec les dernières guêpes de septembre, comme un air de piano pour les gueules cassés au loin derrière la bute, une ritournelle pour les myopes, je te donne du fil avec ma peau, je te donne ma lèpre, tu pourras enfiler toutes mes métastases avec tes sexes qui manquent et me goder comme cette femme avec son indexe dans le trou de la palette de peinture aux heures où l’on ne sculpte plus


donne moi ton fémur pour sculpter ton sexe dans ma bouche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Etude numéro 6



 

 


en faite au départ c’était uniquement ça je crois, donner du relief donner une forme cutanée donner en surface donner une forme vivante à quelque chose qui ne bouge pas, qu’on croit qui ne bouge pas, mais à bien y regarder de plus près c’est l’inverse qui arrive, il y a eut un grand échange une grande conversation sous la peau tactile, debout, devant, derrière, debout, c’est toujours comme ça que les choses arrivent, dans une salle il y a des objets dans ces objets on découvre une pierre précieuse, seule parmi les autres, elle vous parle elle vous modèle elle vous crache à la figure de la regarder un peu de vous intéresser à elle, elle veut s’installer quelque part en vous elle veut encore sortir vivante du tonneau alors elle écrit dans vos mains dans vos larmes dans votre encre dans votre merde toute son histoire parce que vous allez la comprendre, son histoire c’est la votre, elle veut vous dire quelque chose à l’oreille ou entre les cuisses, signaler et sombrer avec vous jusqu’au chaos plusieurs jours à deux pour qu'elle vous transforme, mais on sait très qu’elle ne dira rien, on le devine on le sent dans la position de la bouche et sur la peau des clavicules si fines qu’on voit la veine principale battre sous les coups de ciseaux, je crois que c’est ça, tout simplement les images de la veille, donner du relief donner un dernier mouvement donner encore un pas à faire au bras cassé donner à la bouche une odeur de cheveux sans le ruban, tombé, disparues les images de la veille, je crois que c’est ça le début de l’explication le début de quelque chose, si il y a une fin, le prémisse, dans la salle parmi les autres objets en surface il y a le regard de la petite fille de six ans immobile... à vous de lui donner la force nécessaire de continuer encore un peu, elle vous donne le témoin en face sans tricher sans mentir sans concession, elle est la matière brute, vivante, sous cutanée, il y a une âme il y a un cœur dans la poitrine j’en ai senti le poids j’ai senti quelque chose alors qu’il était interdit de toucher, c’est ça, donner du mouvement donner du rythme à quelque chose qui vous à cracher à la figure sa salive véhiculée parce que son histoire c’est la votre, le reste je ne sais pas et ça ne me regarde plus, si peut-être la musique, juste un accord juste un silence juste un accord juste un silence etc. etc. etc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Son eau de toilette

 

 



 


[monde de rosée-c'est un monde de rosée-et pourtant pourtant][k i]






sexe on the phone sur la route, tu raccroches pas, tu disais toujours avant de peindre, assise dans la poussière des épaules, quelle heure peut-il être en ce moment, là-bas la montre est inaccessible, la montre te montre le cadran qui brille, facile à dire mais je n’ai jamais su peindre, alors autant dessiner le contour de ta main avec ma langue, marelle tout autour d’un cercle pour toucher la terre avec les dents, la montre est dans mon sac


il faut trois chef-d’œuvres, l’ouverture la saignée la mort, la mort impraticable des autres, petite chanson qu’on récitait dans la cour sur le corps déchiqueté des oiseaux qu’on attrapait avec nos cartables, devant la maison et les belles salades du jardin


c’est sous la peau que les pommes taillent le mieux leur pulpe, onze fois dans le triangle, c’est sous la peau que les pommes taillent le mieux leur pulpe c’est sous la peau que les pommes taillent le mieux leur pulpe et ainsi de suite… plus vite dans le même endroit parfais tu parles


love love love… la compétition mardi mercredi, tue le ou tue le un autre jour, le plus blanc si possible dans la crème, le plus noir dans les draps pour nous effacer ensemble, les petits cailloux qu’on se rentre dans le dos, non, mieux que ça, pendant que je sculpte avec mes doigts des profils et des mains savonneuses pour laver les portes


nuages bas dans les yeux pour ne plus rien voir de solide tenir debout, ça peut infléchir, mieux et plus difficilement rentrer dans la terre, ça peut finir mal, je sais toutes ces choses là, mais j’ouvre la plaie encore plus grande pour m’asphyxié dans cette couleur blanche qui n’arrive plus à sortir, acérée, la couleur des stores comme des flaches, c’est hyper désagréable la sensation d’avoir un deuxième cœur à droit, la douleur dans l’autre bras, toute en descente comme une plaque de plomb lancé dans le soleil aspirant


des petites miniatures en or massif derrière une vitrine, des soucoupes carrées transparentes pour manger de la viande, je les ai vu se laisser faire comme des pansements qui s’ouvrent en deux pour appliquer le gel, à votre place


des femmes et des hommes nus qui se suivent sans plus rien comprendre


j’ai reçu aujourd’hui une enveloppe avec des cheveux mouillés dedans, les cheveux de la jeune fille morte, morte dans mon incendie, vous ne pouvez pas comprendre, je raccroche la foulée du parc, hier nous n’étions pas sur des cales pour regarder sous les trains les animaux passés, des rats dans les dessins de nos assiettes, nous étions ailleurs, longtemps, est-ce qu’elle va comprendre, à la fin, le bras n’est plus le même, la douleur non plus n’est plus la même dans le canal, souple pour écrire des lettres sans salive dans les copeaux qui furent longtemps victimes, et puis il y a toujours cette même peinture fade presque au milieu dans la coque de soie pour exprimer la dépigmentation de la peau


quand elle respire


cette nuit, j’ai vu dans un rêve Théodore Géricault passé à cheval devant le cinquième obstacle un peu trop haut, les reins cassés la jambe avec la pilosité du sexe dans la bouche, couleur de la peau des aliénés qu’on va chercher dans un hôpital proche dans les ordures dans une morgue dans un couloir froid sang chaud sur le harnais encore trop liquide, tire dessus tire encore plus fort, la peinture finira toute seule sa course dans les empreintes des chevaux encore fumants


qui nous renverse au beau milieu de la route et du sable


sur la table du citron vert aux extraits naturels d’écorces de fruit, pas soif, ça peut encore attendre, pas soif, je vous dis pas faim non plus, ça peut atteindre demain, il pleut ça sent son inspiration, je ne peux pas sortir comme ça dans la rue, il y a la mort qu’on signale dans d’autre train, à l’arrêt, comme toujours, et puis merde aussi, pour la corne et pour l’expérience avisée


et puis comme c’est drôle, de voir comment se nourrissent les insectes dans la boue qui se coca collent en finesse et par grain, d’abord dans les yeux dans les deux trous un mince filet de fer qui coule encore presque dure quand on touche le paysage et puis la bouche, et puis la cuisse qui a perdu son enfant dans la minutie de la peau qui se détache du corps tout doucement et par éclat brusque


et puis ce qu’on ne peint plus… et puis ce qu’on ne dit plus et puis ce qu’on ne touche plus, caresse plus tord plus poétise plus… et puis allez vous faire foutre… il va nous tomber tout à l’heure un truc sur la tête quand on va sortir dehors, un cheval sans son cavalier sur tout un pan de mur


radeau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- son eau de toilette

 

 

 

 

 

[On croit qu’avec la douleur on peut créer, mais avec la douleur on ne crée pas, on ne parle pas, il n’y a plus rien, composer, travailler la musique, les textes, la poésie, c’est descendre au fond du puits, et je n’en ai pas la force.] [ b c ]






Les grands ponts fait pour que dal et le monde qu’on mets sous des grands draps de couleurs, toutes différentes, sales, bleus blancs, même pas propre, même pas tachés, on me coupe le sein, nettoyée, métastase, qu’on m’installe le grand écran de nuit, que je vous regarde dormir encore un peu,


je suis dégoûtante,


une gouttelette dans chaque angle de ma pièce, une robe un peu déchirée qui n’a pas encore disparue, un geste lent, un doigt dans l’ouverture dans l’œil magnifique de ma démolition, écris, tu m’aimes encore comme ça de travers, je me suis pendue dans l’autre camp, je suis en nage,


nous avons fait l’amour même pas mort, j’avais envie, tu sais, je suis d’impatience, je suis droite, je suis prête à descendre, à chercher les grands plats aux plafonds pour me faire mal au ventre,


jamais,


tu disais l’autre jour, lui non plus, j’ai les mains froide contre les corps absents, tellement la peur est absurde, dure et molle, tellement l’effort est symétrique quand on relève les bras la nuit et que la sueur coule comme un fruit aimé, comme un feutre d’à peu près, là, ne respire pas,


chante au dessus des pots de confiture à la menthe,


mais qu’est-ce qu’elle va chercher, ou comprendre, cette pulsation à la minute quand je ne l’ai pas décidé, ce goût amer dans la bouche comme un fruit recraché avec les mots terriblement physiques, je m’en souviens en tenant au si peu, respire, fatiguée, respire, structurante, transmuée qui me promettait tout,


respire la chute des ongles et des cheveux, la caresse des carcasses entre nos mains et nos sourires souterrains devenus si étranges,


vous me rapprochez du lac s’il vous plaît, c’est l’heure de plonger à genoux dans les trèfles à quatre feuilles, il y a une petite bille qui ne va pas, tu sens qu’elle vient avec le retord de l’hélice ma langue morte, tu sais ça pue pas l’anorexie des corps qu’on cède pour un gramme ou deux ou trois, ou plus, tu ignores, là l’abandon, la barque au milieu du grand bassin, la place serait tellement plus chaude,


on serait bien au bord de la mer, dans le renfoncement de la digue, et les oiseaux et les glaces pleines de plumes contre d’atroces souffrances qu’on s’injecte, format cellule dites-vous avant de vous voir sombrer en un seul lieu, commun, je suis tombée un jeudi, de son ventre, 36 longueurs et non vingt quatre qui ne s’arrêtent pas et autant de battements de cils, d’éclaboussures franches, toucher mes doigts et mes orteils, phalanges, défèque moi


soleil moi


et comment vivre dans l'hypothèse, un nuage, comment, je ne vois plus ce que je veux me dire, l’odeur de la dernière phrase à la fin du livre, et comment faire pour toucher la mâchoire de ceux qui sont morts pour qu’ils vous parlent encore dans ce constant décalage inversé, tu regardes quelque chose,


tu ignores d’où ça vient, la communion du silence et du bruit, telle pourpre le visage,  


j’aimerai t’entendre me dire quelque chose, des mots tendres dans le cœur dit tout bas sur une grande pelouse verte qui s’arrête juste dans le creux des joues, tu tombes dans le puit, mais relève toi relève toi, libère toi de cette expérience physique, il n’y pas de continuité à suivre, ce corps criblé avec ses fils tendus entre les trois pyramides,


tu veux toucher l’ange blond tu veux toucher l’ange blond,


la dent fixée à la douleur de la médaille qui brille, comme un pétale impressionnant accroché à l’épaule stagnée pour trouver la piste, sous l’orage qui brunira la peau du corps absent, encore quelques courses encore de la pluie fine à venir, il y aura encore quelques courses sous de la pluie fine à venir,


je le sens dans d’autres chutes,


encore de léger peeling entre les arbres dans ta forêt d’hiver qui brûle mes jambes ou peut-être cette idée qu’un véhicule nous transporte, il nous reste le vertige et les changements d’activité en plein soleil,

 


et les mots d’amour superbes quand tu m'as dit de me foutre une balle dans la tête.