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Je voudrais être n'importe qui, n'importe quoi, courir au bord de cette falaise, mâcher du papier, pour comprendre d'où vient le vent, du soleil dans tes cheveux, qui nous double sur la grande route, où nous avons marché tous les deux, pendant des heures, la peau dans ce sens là, la peau des fleurs toutes retournées, quand nous marchons, quand nous marchons,retient-moi si je tombe, j'aimerais savoir, quel est l'endroit le plus doux à toucher, si c'est le monde, si c'est ta voix, si c'est ta peau, que j'aime explorer, dis-moi si je sais faire encore du vélo, d'appartement certains soirs, on a mal au ventre, une marque profonde qui se dessine un peu, singulière difficile, d'attraper comme ça de la lumière avec son souffle, des choses et du gravier, des choses, mais on ne meurt pas tout de suite, on attends encore un peu, on attend que les pieds touchent le fond, promène-moi dans ton ventre, promène-moi du bassin à la lune, avec la langue qui frétille, comme une quille de bateau, avec la peau douce, pour nous marcher dessus, des rotations pour oublier le teint de la Joconde, qui nous sourit de salle en salledes ricochets dans l'eau, pour se suivre comme des nuages, dans nos mains sommes-nous encore au monde, sommes-nous encore au monde, quand nous avons tout perdu, le rythme des secondes, le balancier des jours, quand on n'existe plus, on  cherche des cheveux dans la cendre, la couture au mètre près, et je suis verte sur la photo, je roule comme un camion, et si l'on offrait nos doutes, si l'on offrait nos doutesnos pas dans un tableau, de maître pour écrire notre histoire, des kilomètres de vie dans une danse noire, ah où comment, ah où commentj'ai fait ça avec de la matière, et des sourires sur ton visage, et des sourires sur ton visage, quand tu regardes le ciel, avec tous ces muscles à angle droit, qu'on jette comme des dès, dans la poussière, pour être encore en vie,pour être.

 

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musique  piano  :  l e  -  texte  voix  :  d i v e  

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