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Cantiques des non cantiques – peinture de l’œil

 

 

 

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Les coudes appuyés. Oh du soleil dans la bouche. Par grappes. Il y a du silence lâché du pollen sur la tranche d’un livre que tu refermes. Sur le sable. Oh du soleil. Du soleil juste à côté de nous. Pendant que les enfants dorment. Tu sais. J’ai rêvé de câbles sur la grande route. Pour amener le soleil jusqu’ici. Du soleil jusqu’ici en ordre décroissant. Derrière la baie vitrée. Le trait brin de l’onyx. La salive blanche et visible des corps cassés. Quand la pierre s’ouvre en deux2. Des structures métalliques. Et des nuques incérées qui sentaient bon la menthe. Cache cache avec nos ventres. Pétales libérés par tes mains. Tout un après-midi. Ensemble. Ensemble. Derrière la baie vitrée un trait brun sur l’onyx. Pour nous choisir un muscle dans le visage. Toutes sortes de plages. Dans un rétrécissement d’eau et d’onde de choc. Un seXe en érection. Un goût bizarre sur ton épaule. Que le chemin fauve indique. Dans un théâtre ouvert. De bas en haut. Ton corps. Ton corps qui me transperce la langue. Oh mon petit animal végétal qui sentait bon la naphtaline. Le sucre et l’orge. Oh. Juste à côté de nous. Pendant que les enfants dorment. Au voleur. Aux voleurs. Deuil impossible à faire. Je me retrouve enfin. Enfin. Enfin seul. Sur le chemin de l’ombre. Je me retrouve enfin dans le lait démoli des jardins suspendus. Il y a de l’eau. Nageoires. J’allais venir dans ta bouche avec mes dents. J’allais venir dans ma bouche avec mes dents. Quand nous n’existons plus. Par grappes. Il y a du silence. Sur la grande route. Nuques incérées qui sentaient bon la menthe. Nuques incérées qui sentaient bon la menthe. Quand nous n’existons plus.

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musique : r b / texte : d i v

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