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OBJET A TROUVER

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Je glisse en nous donne-moi ta main ton souffle à perte

J’ouvre la fenêtre besoin d’oxygène la chambre est dans la chambre

Dis-moi si ça t’inquiète si j’accélère dans la descente

Pour reprendre un peu plus de vitesse avec du vent

Nous doublons des soleils il y a des fleurs et des pétales qui nous suivent

Jusqu’ici tu me croises tu me doubles tu me crois

Quand j’ai de la peine à te lire entre les lignes

Je vois des fantômes je sens toujours la même odeur chez toi

Ensevelit sous des morceaux de bois sec avec des ronces

Je vois des chenilles et des insectes dans des peaux mortes

Sommes-nous dedans derrière une porte encore ici

Il nous reste encore un peu de temps on court on entre

A perdre haleine le corps de l’autre l’équerre transparente les angles droits

Et nos gencives qui saignent encore

Et nos gencives qui saignent encore en abondance

Nous ne sommes plus des enfants ni des adultes enfin l’on croit

On court très vite quand on a peur dans un abîme dans un tunnel

On court pour perdre quelque chose qui nous perdra un jour

Regarde on s’exerce déjà sur une grande plage pour oublier la mer

Et la couleur des phrases superbes qui se jetaient en nous

Dis-moi l’endroit où tu as mis mon dos derrière un mouchoir

Donne-moi l’endroit où je peux voir et parler à mon père

Dans la terre meuble dans un couloir ou dans un livre ouvert

On croise des routes des injonctions des champs qui brûlent

Des nombres impairs et ceux qui se choisissent à deux

On coupe des phrases on coupe la corde on coupe juste au milieu

On suit un cour d’eau le socle un trait du fil à plomb

Parfois on rêve d’être dans un blockhaus quand on a peur du noir

Où nous marchons ensemble où nous marchons ensemble

Où nous marchons ensemble où nous marchons ensemble

Je glisse en nous donne-moi ta main ton souffle à perte

Et nos gencives qui saignent encore en abondance

Dis-moi l'endroit où tu as mis mon dos derrière un mouchoir

Donne-moi l'endroit où je peux voir et parler à mon père

On croise des routes des injonctions des champs qui brûlent

Parfois on rêve d'être dans un blockhaus quand on a peur du noir

Où nous marchons ensemble où nous marchons ensemble

 

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