les montagnes russes

 

 

 

 

J’ai remarqué qu’on avait le même pas, hier dans la belle flaque, dans le corps de l’autre, je me retiens, ça te rassure, de sentir un espace, entre nous on entre seul, une prière, contre un mur, où les roses sont mortes, un peu après l’hiver, peut-être qu’on était différent tous les deux, perdus dans la nasse, quand l’eau quand l’eau, enfin rien du tout moi, je pense aux oiseaux je pense à toi, comme un filtre, ou comme à du sable, à des poissons qui se faufilent, qui nous maintiennent en vie, pilotes au-dessus de nos têtes, pour entendre les éclats de ta voix, qui a déchiré sans le savoir, les montagnes russes, dans les filets, dans le ciel, toute la force, de la joli péninsule, du joli corps, de la jolie farandole abîmée oui, venir, venir pour tout chercher tout perdre, comme trouver de l’or dans du sable, qu’on aperçoit au loin, nous dévisage quand même, nous rassure, quand on a le cœur en bas, dans la poussière des plumes d’oiseau, un habit rouge, un joli silence, dans la jolie tâche d’encre pour écrire avec tes ongles, sur ma peau, tout, absolument tout ce que tu voudras, des cris d’amour, un écrin dans la petite boite, à souvenir, où les diamants sont métalliques, à ton cou, ce petit goût de métal, qui passe mal, qui fait mal aux ventres, ne cesse de faire la course, jusqu’à l’aorte, j’ai dans la voix, oh pas longtemps, su transposer nos rêves, cette tâches d'encre, cette flotte immense, où l’on nage, à perdre haleine, à perdre tout, j’écarte, tu trembles un peu, tu sens ma lèvre un peu plus bas, t’écartes, je tremble un peu, des plumes d’oiseau entre, un habit rouge, joli silence, jolie tâche d’encre, pour écrire avec mes ongles, tout, absolument tout ce que tu voudras, sur tes peaux