IL EST DIX-SEPT HEURES TRENTE

 

 

 

       Comme une agate. Toute retournée et verte. Dans tes cheveux. Que la mer souligne à peine. Oh pas longtemps non. C'est juste une impression. Et puis ta bouche. Du rouge à lèvre une guêpe. Je vois aussi la marque d’un crayon rouge.  Affuté sa forme je crois est un losange. Pleine de lumières jusqu’ici. Nous sommes dehors. Qu’est-ce qu’on n’a pas vu hier. Qu’est-ce qu’on a loupé tous les deux. Tous les 3. L’enfance les murs. Le cœur d’un insecte dans une bouteille ou dans la gorge. Jeté à la mer. On avance on presse le pas. On y presque. Encore quelque virages. Tu vois que tu respires encore. Tu vois. Ta bouche écrit des mots sur un petit carnet rose et blanc. Oui tu peux l’atteindre avant moi le bras de mer au loin qui s’approche. On s’en éloigne déjà. Segments muscades luzernes et pétunias. Carré. La mise en œuvre et l’onde de choc. L’hélice d’un bateau. Le fruit dans les cordes et la couleur du ciel. Un arbre au milieu de nous. Que les nuages inventent pour aller mieux. Tout ça c’est médical. Quand on lit ça noir sur blanc. Ta peau contre la mienne. Ta nuque au bout des doigts. Que je ne peux attraper la nuit. Le cœur et tu choisis la pierre. Pour être heureuse dans un virage. C’est nous et personne d’autre qui l’avont choisi. Les beaux mouvements ondulatoires. Qu’on doit faire. Rassurent. Comment y remédier. Nous sommes sur un tricycle vert. Il y a du vent ça nous pousse dans le dos. C’est doux c’est transversale aussi. Et ça existe un peu. On passe au travers on longe une église on entre. Je suis surpris aussi. Il y a un coquelicot sur la route étalé. Comme une tâche de vin sur la peau. Et puis des pommes qui roulent sur un chariot. Le sucre entre tes dents. Les cerisiers en fleurs un peu partout. Et la couleur du vent qui se détache un peu. Sur la couture encore chaude de ta robe. Dans l’endroit frais. Le plus reculé du parc. Il est dix-sept heures trente.