Wrinting Poems

 

 

 

Quand elle dort  
Quand elle ouvre les yeux
J’ai perdu l’autre moitié
Je reviens sur mes pas
Elle est ici
Quand elle bouge
Quand elle déchire les draps
Avec ses coudes
Je suis blessé
Je m’ouvre
Je dois laisser passer des choses
Le soleil qui dérive
Un peu plus bas
Pour se laisser faire
Et revenir
Un doigt mouillé
Qu’on laisse
Sur la tranche d’un livre
Pour la laisser passer
Entière à son tour
Et je reviens
Elle n’est plus là
Des nuages qui tombent
Comme des récifs
Dans mes mains
Pour que j’écrive
Des choses sur elle
Comme le tissu violent
Dans ces cheveux fous
Pour oublier le temps
Qu’il fait dehors
Sur sa peau
Quand j’en crève d’être ici
Je pourrais la suivre
Son ombre et la chanson
Qu’elle fredonne
En regardant ses pieds…


Un chant
Ta peau
3 cygnes
Au bord de l’eau
Sous un ciel creux
Presque liquide
Comme cette main qui plonge
En nous
Presque invisible
On l’a retient pourtant
Pour éteindre le feu
Qui nous dévore
Et nous abîme
Tu crois
Qu’on est encore vivant
Quand le fruit est coupé
Comme ça
Près des ongles
Est-ce un jeu
Pour te perdre
Ou t’aimer
Est-ce un fil tendu
Pour te suivre
Quand nous étions perdus
Plus loin plus loin 
Sur cette petite route
Nichée dans le cœur
Des enfants tristes…


Comme des enfants tristes
Tu me donnais la main
Pour suivre les bateaux
Tes dents de lait
Tes cheveux dans le vent
Rattrape-les
Donne les-moi dans la bouche
Pour écrire
Pour être heureux
Je vais te suivre je vais te suivre
Les dimanches dans le miel
Bien profond dans la cendre
Penche-toi
Ramasse avec tes ongles
Mon ombre
Un étang pour se perdre
Nageons encore ensemble
Pour être fou
Dans l’autre monde
Tu m’as sauvé la vie
Tu m’as tué par surprise
Tu as mis du poison
Quand j’avais le dos tourné
Dans mon sang
Et j’ai tourné
Tourné tourné
J’ai pris peur
Dans le manège de la vie
Tu n’es plus là
Et je suis seul
Comme un enfant triste
Qui compte les jours
Pour revoir
Tes dents de lait
Tes cheveux fous
Dans le vent frais
Retrouvés dans le livre blanc  
Des enfants tristes
Refermé à jamais
Sur nos souvenirs…


Comme un trait
Posé sur une nappe blanche
Ton corps inventé
Pour danser avec lui
Quand tu penses à l’autre
Une heure et puis
Refaire le monde
Dans tes bras
Qui m’encerclent
Comme avant
Comme un trait doux
Dans la mémoire
Qui me hante
Nos corps
Dans le papier froissé
Des jours blancs
Pour écrire ton histoire
Quand tu dors
Quand tu cours
Quand tu chantes
Avec le ciel
Pour donner des couleurs
A tes doigts
Quand tu joues avec le soleil
Les ombres et puis l’amour
L’amour.


Et puis non
Tu sais pas
Quand je me perds
Dans les ronces
Il est tard
Je crois
Doux
Batifole
Tombe
Dors pas non
Je compte
Les grains de beauté
Dans le ciel des étoiles
Est-ce ta peau qui me dévore
Me freine  
Déjà tu sais
Et puis non
Tu sais pas
J’aimerai chasser
Quand il pleut
Sur ta peau
Des grands papillons noirs
Comparable  
À des fleurs jetées dans l’eau
Sur ton corps
Je fais comme eux
J’apprends
Comme les anciens
Avec leurs morts
Je jette dans l’eau des fleurs
Je fais pareil
Et j’applaudis
En regardant le ciel
Implore  
Ma douleur
Et lève le camp
Je sais
C’est tout droit
J’apprends
  J’apprends  
Ça déglingue tout ça
Il faut continuer la route sans toi
Pour trouver des insectes
De toutes les couleurs
Dans d’autres mains
Des grands papillons
Et des fleurs noires…


Oui tu vois
Nous sommes
Dans d’autres mains  
Nous sommes seuls
Dans le dernier wagon
Du dernier train
A courir n’importe où
Oui tu vois
J’en ai fait du chemin
Pour suivre
L’ombre qui se détache
De ton cou
De tes reins
Quand je regarde le ciel
Derrière toi
S’en aller
Revenir
Oui nous sommes
Un peu perdus
Toi et moi
Dans la rue
Noir de monde
Il est 5 heures de l’après-midi
Il est tard
Ça tangue un peu
Je n’ai rien fait de ma vie
Je remonte
Je descends
Je chute
J’ai jamais su
Donner le meilleur de moi
Les équilibres
Et te donner un enfant
Ecrire sur ta peau
Jour et nuit
Quand le cœur bat trop fort
Si vite
Mais il fait jour maintenant
Dans la rue noire de monde
Et tu t’en vas
Et tu t’en vas
Nous sommes seuls
Dans le dernier wagon
Du dernier train
A courir n’importe où
Oui tu vois
J’en ai fait du chemin
Pour suivre l’ombre
Qui se détache de ton cou
De tes mains
Pour t’écrire
T’écrire cette histoire
J’ai jamais su.

 

 

 

 

 

 

 

011[1]

 

 

 

 

 

 

 

 

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