Wrinting Poems (partII)

 

 

 

Cours Reviens me dire à l’oreille Tout près de moi T’entendre Te voir sourire Mordre tes dents Toucher ton corps Pour le soulever comme avant L’embrasser là Quand il fait jour Quand nous passons tous les deux dans la chambre Mais tu dis que tu n’as pas le temps Tu dois partir Tu dois couper la route Quelqu’un t’attend Tu es déjà devant la porte entre ouverte Il y a du bruit dehors Les gens les machines Le vent qui s’introduit entre Pour nous laisser passer regarde La ville est comme hier Avec ses pages blanches Elle attend la nuit pour écrire quelque chose dessus entre Mais c’est pas possible d’être si petit dedans Moi J’aimerai brosser tes cheveux Pour traverser l’orage encore une fois Dire dans la plaie Sans crier Et même si je crie un peu trop fort Ne m’en veux pas Cours Il est déjà trop tard Il y a du bruit dehors Va rattraper le train de notre histoire Mais ne tombe pas Ne tombe pas Moi je tomberai un peu plus tard Un peu plus loin Un peu plus loin Après...

 

Où es-tu maintenant que tout est fini entre nous Oui je sais que tout finira dans un sac Plus d’air pour respirer tes bras Les chemins les vélos les tissus les robes en soies Le verbe collé contre pour un oiseau qui s’en va au-dessus de nos têtes L’épaule qui frôlait l’autre quand la pluie venait nous réveiller sous les toits Le soleil qui finira sa course dans la brosse à cheveux Sur le rebord du lit après l’amour Tout un après midi dans le corps de l’autre où j’ai saigné Où j’ai appris Le visage sur le ventre mouillé de l’autre Pour un dessin mal fait qu’importe Je l’avale avec ta bouche Il faudra tout recommencer L’étang la pierre qui plonge Et nous lançons nos rires avec autant d’éclat Que ta peau quand elle me rentre dedans Pour remonter à la source à la surface Il me faudra tes lacs tes yeux tes larmes Le corps noyé il faudrait nous mettre à l’envers pour espérer plus d’espace Te boire par où tu chantes Le soir regarder les nuages qui viennent encore frapper contre Epouser ton ombre et l’encre noire de mes appels Où tu es maintenant Où tu es maintenant que tout est fini entre nous...

 

Aujourd’hui sale temps Sur la plaine l’impasse Et faire le sens inverse Retourner sur la plage Et mal dormir après Après écrire n’importe quoi Des signes et quelques traits efficaces Qui s’enfoncent dans la peau dans la plaie On la respire encore On regarde On trouve un cheveu Coincé entre les pages d’un livre offert On le sent on le fait vivre On joue avec Il nous parle Même si c’est trop fort Le serrer le serre contre sa poitrine le sentir Et le garder comme un trésor Jusqu’à la prochaine averse marquée Les souvenirs reviennent Comme un torrent de boue On a du mal à parler Ça a du mal à venir Les mots dans la bouche Il emportera tout sur son passage Devant nous Le sens inverse Les couleurs de la plage Le sable rouge Avec les mots qui vont avec C’est ça l’hiver et le chagrin L’absente quelqu’un vous manque Et puis s’en va On se retourne On la recherche On a des indices Puis on les perd Et on a froid...

 

Le bord de ses lèvres Quand je me blesse L’écran de ses yeux Quand je cherche de la lumière Exsangue discontinu Le grain même la matière Qu’on a dans le ventre Il faut changer d’endroit Pour exister un peu Dans la mémoire de l’autre Moi j’aimerai replonger dans l’eau chaude J’en ai besoin quand j’ai froid Le feutre de sa peau Quand je veux de la tendresse Ça fait des jours Et des nuits entières Que je me retourne Je ne dors pas J’ai l’impression Que des grands oiseaux me dévorent Je suis dans la même cage qu'hier Je me laisse faire Je ne suis plus que l’ombre de moi-même Et l’élan de son corps Posé sur moi Au fil de l’eau Quand je me noie Là où c’est sec Etanche dans les angles On s’enferme on chute On dit stoppe Pourquoi continuer oui pourquoi continuer Quand les souvenirs reviennent comme ça A bout portant dans la peau Qu’est-ce que je dois faire pour oublier dis-moi qu'est-ce que je dois faire pour oublier...   

 

Tu sais très bien Je sens encore sur la peau Comme un filtre qui revient La couleur de tes yeux Comment l’oublier Vivre sans C’est ça Tu sais très bien Je sens ton étoffe où les couleurs Se rencontrent un peu plus bas Dans le manteau déchiré Quand nous courrons Ensemble tous les deux Je sors Pour perdre tous les chemins Je mange tes cheveux Ta peau qui me dévore Comme un acier tranchant Celui qui coupe l’eau Devant la glace Où étions-nous Où étions-nous tombés enfant A l’autre bout du monde Je crois Dans le jardin des délices Main dans la main Pluvieuse comme cette croix A la bordure du chemin Trempés jusqu’aux épaules Pour te porter Plus haut que la nuit Toute entière s’il le faut A l’autre bout du monde Dans mon ventre Pour te parler pour te toucher T’entendre rire Avoir peur Nous avons tout traversé je crois Es-tu encore en vie Es-tu encore en vie Répond-moi Traverse le silence Si tu en as encore la force Marchons jusqu’à demain Marchons jusqu’à la grille Perdue Dans le plus beau des jardins Les herbes hautes Le banc cassé Le vol des oiseaux qui passent au dessus Notre banc à nous Où nous avons vécu L’amour... 

 

 

 

 

 

 

 

 

musiques : f p / textes : d i v