J’aime pas dire adieu ça sonne faux
Plutôt crever oui donner ma langue au chat
Jette moi du sable dans les yeux j’ai assez vu
Les toits glissés l’acier se tordre
Se perdre sous la peau allez on y est presque arrivé 
Au sommet du crâne au pied c’est encore mieux t’as la main chaude
La nuit ne viendra pas les corps se cassent en deux
T’as mal je sais moi j’en ai plein le dos
Des lignes d’écritures et du mauvais sommeil
Qui nous empêchent d’aimer toutes les beautés du monde
Se révéler en nous on n’a plus le choix
On l’a jamais eu alors on doit perdre quelque chose on doit perdre
Et puis mon ange se réveille je la regarde avec ses chaussons roses
Dans la course si blanche du bruit en rafale
Qui plombe les épaules il est loin le soleil
Trop loin pour espérer tenir c’est ça tenir
Insérer des objets n’importe où
Dans les cheveux dans le cheval dans la robe rouge
Tu m’aides à vomir je dois traverser la route
Pour éclairer l’avenir il y a des fleurs derrière nous
Comme de la pourriture piétinée dans le soleil
Avec nos bouches ah les souvenirs
Quand ça vous tient par la main pour pleurer taire et détruire 
Comme une épingle sur un papillon mort
J’ouvre les bras pour recevoir la pluie
Les tonnes de gravats et le soleil cette plaie
Quand tu voulais partir tu peux les prendre avec toi
Les livres qui parlaient des traumas des médicaments des béquilles
J’aimais le sel t’aimais les fruits coupés
Le sommeil après la chute le désert quand l’eau manquait
Le fil du cerf-volant coupé avec tes dents
Pour voir le ciel bleu la ligne qu’il fallait suivre
Se mordre cacher ses poings dans l’air liquide
Encore cette chaise au milieu du lac pour se lever
Encore un atome un chemin une algue pour mieux glisser
Encore un appel une flaque dans les yeux un feu dans les viscères 
Encore de l’ammoniaque un ligament croisé une histoire qui se répète
Comme une épingle sur un papillon mort je suis
Tu peux tourner la page rire de tout enterrer le petit chien
Tu peux me tuer si j’ai envie j’aime pas dire adieu