Eros dis-moi mon ami qu’est-ce qu’on va faire de toi ici néant petit insecte que la terre digère aussi c’est marrant tu vois comment les choses s’inversent et tournent finalement dans le bon sens ça va tout droit c’est rythmé c’est la vie c’est la mort c’est la montagne au bord de la falaise au fond de la gorge qui nous habite avec tout le respect que je vous dois bla bla chemise centrée tu n’es tu n’as été et toute ta vie que la fleur sauvage et la membrane chérie qui me faisait tenir même pas mal même pas défoncé même pas l’arbre qui cache la forêt orientée mal car nous avons des ongles pour nous accrocher à la paroi qui glisse en nous eau falaise roche peau poussière que sais-je encore de moi primate dans sa cage dorée arborescence couleurs primaires et mates singe homme à quatre pattes développe développe autour de toi ami couche-toi développe réapprend à trouver l’amour tout simplement l’envie des beaux discours fleuves saumons étés avrils robes roses réapprend le totem des imbéciles et des phrases amusantes qui était et sera toujours ton passe-temps favori l’écriture l’art ne sert à rien c’est un masque posé sur la figure des gens qui s’ennuient que sais-je encore de toi de nous d’elle et des agendas tristes car nous sommes nés par habitude et par le souffle des corps et des idées l’un dans l’autre languissant abrupte alors chante avec moi sous la douche glacée et dicte ce qui va suivre oui nous avons cette faculté aussi d’avoir du sang dans nos tristes rigoles avec ta bouche je suis carnassier aussi quand tu m’embrasses par où je suis passé réapprend la parole inoxydable des hommes aussi réapprend le sommeil réapprend tout et les mathématiques gorgés d’eau c’est important pour comprendre ce qui va suivre oh syllabe oh si éloigné de moi réapprend la masturbation pour accentuer tous tes mouvements dans le réel les plus fous les plus sexuels les plus toniques les plus mal centrés je suis juste derrière cette porte pour chercher à ouvrir la fenêtre de ma vie passé là n'est pas peur n'est plus peur de rien du tout je suis là d’ailleurs j’ai toujours été là n’est pas peur de trouver un maximum de lumière pour ne plus avoir peur de ton ombre je suis là aux urgences diverses et variées à t'attendre pour te donner le pouls la digestion l’élan les cents pas la peur l'injonction la viande la marque et l'addiction de ta maladie qu'on nomme ici la vie et bien plus tard entre parenthèse la mort la montagne en dessous de zéro la mère qui fait que tu perdras tes dents un jour ton rythme ton amusement aigu toutes tes dents dis-je toutes tes dents bien avant l'aube en chuchotant ses mots doux contre sa peau à lui car tu sais maintenant et pour le restant de ta vie à vivre tu es la petite salope à son papa chéri olivier pierre henri toujours toujours tu resteras à vie à quai dans la couleur bleu de cette poésie peau forum