été

 

 

 

 

 

 

 

 

 

j'aimerai t'enculer là-haut
tout là-haut tu sais
non tu sais pas
mettre ton masque à l’envers 
pour jouer dans les ronces
dans la glace avec tes mains
posées sur ma peau
tu fais des grands cercles
pour trouver le chemin
dans mon dos
mais compte après moi
les secondes
combien il t’en reste
où la corde est brûlante
le nylon de nos muscles 
pardonne oui enfonce
oui pardonne à ton ombre
de me suivre comme ça
dans les ronces
dans la viande
les mouches en sont folles
mais elles reviennent
par élimination
jusqu’ici
j'étais dieu
jésus
si tu veux sur la croix
l’acropole où les dieux sont tombés
pour nous voir à leurs pieds
mourir dans ton cul
pour être un seule homme
à la roche à la cime
des grands arbres
dans le livre
pour y cacher nos corps
mais dedans la tête
vise bien
sois bien sage
et je tairais ta bouche
dans l’eau fraîche
avec de la mauvaise terre
car tout est mauvais
autour de nous
l’amour coulait à flot dans un vase
sur les bêtes immondes
dans le parc d’à côté
où les lignes sont jaunes
comme des traumas sous la peau
des galaxies souterraines
pour nous perdre
jour et nuit
ta joue m’embrasse
la rosée de ton sexe
coule à mon cou 
comme un signal
mais rien ne rentre
tu avais faim
quand les enfants sont morts
je t’ai donné le mien
comme on donne sa vie
à des roses
à des mots
j’aimais la nuisance et la forme
qui n’a plus de surface
dans un ventre pour renaître
je dois donner la mort
car j’aime faire mal à l’autre
pour être encore plus faible
parce que l’enfance remonte
un jour sur cinq
toute une vie dans la mienne
pour écrire dans la terre
la jouissance bloquée
à l’effigie des femmes
des poupées qu’on étrangle
avec son souffle
tellement c’est fort
d’aimer la péninsule
sous l'ongle à la falaise
combien j’ai mis pour te tuer
tu réponds pas
est-ce mon record d’atrocité
pour toutes les fautes
que j’ai commise 
à mon père
des chutes
il y a le vide
un carré dans la foule
et des objets brisés
qu’on recolle avec des souvenirs
des visages des musiques
des efforts dans le feu
dans la flotte
c’est selon
le début ou la fin
de ton histoire
quand tu mets ton masque
à l’envers
sur ton visage
pour pleurer sourire
toute une vie à faire ça
et à recommencer la forme
la même eau dans le vase
et si la vie n’était qu’un piège
absurde où tu dois tomber
dans la masse musculaire
la dent perdue
solaire le plomb
et puis le sel
et puis la mère
qu'on appelle
de toutes vos forces
au pied de l’immeuble
quand on a mal au ventre
parce qu'on a peur de mourir
seule
étoilée
comme un con
je me débats
je pisse
qu’est-ce t’aurais fait
toi à ma place
j'étais la bouche ouverte
plus loin que le crachat
de la statue qui me regarde 
plus bas que terre
l’enfance n’est pas fini 
regarde l’ardoise
où il fallait écrire
plus vite encore plus vite
l’ombre et le soleil
comme un aimant sacré 
sous la peau qui nous attire
dans ses filets
qui puent
la nuit quand tout est calme
c’est là
à cet instant précis
le cou nerveux
c’est incroyable
comment ça bouffe
la peau
comment ça tient
tout seul dans la voix 
on voit des fantômes
écrire avec nos mains
dans la maison
qui ne tient plus
à rien des murs
écrire des choses
des trucs
magnétiques
bidule

été