Diana

 

 

j’aime bien la fleur quand elle est mauve et blanche dans vos bras si longs quand vous passez quand la nuit tombe mais je suis trop fatigué pour vous écrire tout ça maintenant il est trop tard alors il faut que je me sauve très loin d’ici pour exister un peu quand le cœur bât profond t’attendre sur un banc j’ai 3 minutes encore à vivre dans le froid pour mordre et pour guérir dans le fruit que tu me tends avec tes doigts la soif écrire en écoutant le pendule de tes boucles d’oreille comme un arome sucré pour écouter ta bouche me dire et m’inventer d’autre prénom comme Antonio mais c’est peut-être ça le sud l’aurore et le soleil entre les deux dents pour entrer dans ton corps au matin y a-t-il une heure pour détacher tes cheveux je crois que oui y a-t-il une main pour détacher le bonheur je n’en sais rien et même si je savais qu’est-ce qu’on n’en ferait de tout ça le bonheur c’est comme du soleil sur une fleur qui ouvre la gueule en grand pour ne rien laisser passer c’est la passerelle le souvenir l’entre deux comme on dit l’enfance ou autre chose qu’on a perdu dans l’autre sens et la voiture avance me double et disparaît dans la nuit qui ne reviendra plus jamais et c’est fini les étoiles tombent sur la peau de la fille de Barcelone comme un sourire dans le cou on aura fait le tour du monde on aura fait oh pas longtemps mais qu’est-ce que c’est que le temps l’anti chambre de la Mort mais on s’en fout à la nôtre aux étoiles il faisait beau c’était l’été les figues coupées le vin qui coule et l’encre sous la peau qui marquera peut-être un jour la phrase de ton unique amour sous l’articulation des mots comme un secret posé sous le ruban violet que tu poses sur ton front comme un démon en file indienne un brin d’herbe collé sur ton épaule et le puis le charme s’opère dans le regard de l’autre pour le garder intact longtemps après mais qu’est-ce que c’est que le temps derrière nous un blasphème la fleur blanche qui devient mauve pendant que le sang bât défile rigole et coule le long d’une colonne toute argentée pleine de lumières cherchant l’eau le regard la vérité et l’or d’une boucle d’oreille à ton cou comme la poire coupée en deux dans ma bouche que tu me donnes comme un baiser Diana