Je vous offre ce bouquet de fleurs Sur la route Arrosez les avec mes larmes de bonheur j’y tiens beaucoup c’est comme une porte qui s’ouvre au jour Dans cet endroit sombre Où nous sommes En paix je crois L’ombre ou la lumière Mais qu’importe La moisson Et le reflet des mots Quand on a faim Je mords à votre bouche Comme un fantôme Raison de croire Que votre peau Le manque Mais où êtes-vous là Nous sommes au monde Vivante Pas m’enfermer Il y a un arbre dans un visage Ou le contraire Quand vous êtes assise en face de moi VOUS ETES BELLE Mais ça non plus On le dit pas Quand vous dites Entre les lignes Je ne veux juste plus souffrir Je me suis attachée à la raison Qui me quitte Et le soleil tombe Et le marbre est brûlant Et le désir monte Et l’envie Mais qu’est-ce que c’est que l’envie Dans le monde des vivants Il aurait fallu vivre Mais je n’ai plus la force De corriger les nuages Dans le ciel Des visages nous tirent la langue On est zinzin Faites-moi un signe J’ai simplement envie de dire Vos lunettes noires Ça donne du mystère à votre bouche Ça me nourri Comme un fil de soie bleue Piqué dans le sexe d’une fleurs bleue Soporifique Prête à mourir Parce que mon cœur est tendre Comme un coquelicot blanc Une fleur rouge Sur un morceau de pierre cassé Ni amant Ni rien du tout Comme des oiseaux blessés J’ai peur Vous me manquer déjà Mais y a une route Dans vos cheveux Jusqu’ici Qui nous entrainerai en enfer Au paradis Si je vous suis Là-bas J’observe votre visage Sur un banc Dans les arbres Y a une route Et des fleurs Et des dates A foison Mais finissez vos phrases Une bonne fois pour toute Avant de reprendre votre vélo Pour aller voir la mer Si elle est triste Et puis devans nous Et puis devans nous Les tombes les dates les marbres A foisons Nous étions libres Heureux quand les blancs se déchirent A vos robes à vos rires