POSSEDER ET DETRUIRE

par d i v, jeudi 05 avril 2018,

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Posséder et détruire comme cette équation sur la demande et sur les chiffres qui s’écroulent partout on veux du résultat sur des livres et des chansons je dédie tout tout mon chagrin en lettres capitales toutes mes peines dans des cahiers déchirés qui n’existent pas je ne crois pas en dieux mais je crois à la beauté des églises je ne crois pas à la beauté des églises mais je crois au sacrifice tout mon chagrin en lettres capitales ma demande prolongée sur Internet je dédie tout tout mon travail d’écrivain raté toute ma chiasse au fond du trou ma chiasse au fond de mon froc quand j’avais peur de mourir certain soir dans mes bras dans le soir dos au mur SEULE je vous dis seul je dédie tout mes cinquante quatre crises cardiaques mes ruptures de ligaments croisés mes ruptures d’anévrisme extérieurs intérieurs internes je dédie tout mes chiures bouffés par des insectes morts mes toiles mes dessins mes toiles tamisées non pas avec du sable fin mais avec du gravier lourd qu’on serre avec ses mâchoires pour ne pas passer au travers je veux être encore une fois ce putain de fœtus mort dans le ventre de ma mère je veux être encore sur la même table de dissection comme l’autre fois pour chier recommencer la même merde dans les mains d’une sage femme j’adore chier j’adore ça j’adore me vider du trop plein des planètes j’aimerai pesé un os et comme ça disparaître 1 kilo d’os coulé dans le béton dans les combles d’une belle maison secondaire et qu’on ne me parle plus du climat des régions soleil pluie vent bouse dans la gorge ordure des cadastres qu’on me pousse dans le vide sans hésiter sans rien comprendre comme ça qu’on me remette dans la queue du géniteur mâle et que cette giclée de foutre aille dans un cul je n’ai rien accompli qui est eut un résultat sensé probant efficace et su dans cette histoire humaine hautement sacrifiée qui sera lu dans la terre ou dans le feu on brûle on enterre on consomme il y a toujours un résultat un prix à prendre et à payer j’ai écrit mille quatre cent cinquante quatre textes 509 chansons 7 livres faire un livre et tu seras une pute ou un gentil soldat faire un livre et tu seras étiqueté comme de la viande ou du sucre et tu auras un prix collé sur une jolie couverture glissante bleu ciel ou noir oh la belle étiquette blanche que tu as sur le front 14 euro 90 avec tous les pourcentages de vente dans un tableau Excel que tu recevras lundi matin sur ton écran d’ordinateur porc table quand tu me baisais la gueule ouverte et je disais rien pour ne pas réveiller ta conscience je vous emmerde vous et les mathématiques il faut vendre et revendre même si le carton est vide je dédie tout la pourriture qui colle aux doigts la musique l’art et la peinture et puis le sexe AH le sexe des mutants dans la camisole de force et puis la poésie parce que tout le monde s’en branle de la poésie tribale transcendantale urbaine et j’en passe si on en lit vraiment de la poésie dans le cosmos la poésie c’est un nerf facial qu’on a coupé dans le cerveau humain je répète ça pour tous les acteurs qui ont des papas et des mamans acteurs dans le cinéma français mongole russe ou américain la poésie c’est du nerf facial qu’on a coupé dans le cerveau humain je hais les acteurs de cinéma je hais le mensonge qu’offre les acteurs de cinéma les acteurs sont devenus les rois du monde les acteurs ne meurs pas pour de vrai dans les films au cinéma les acteurs sont depuis bien longtemps morts et c’est pour ça qu’ils ne meurs pas pour de vrai dans les films au cinéma les acteurs ne saignent pas pour de vrai les acteurs sont des acteurs de cinémas je dédie tout mathématiques astres alexandrins pluriels et cuir laisse autour du cou pour que dieu et les politiques nous promènent comme des chiens pendant que les majors nous fabriquent des chansons pour baiser sous via gra mon nerf pourri au bout du pied je dédie tout mes caresses et mes carences alimentaires mon sport de merde qui me fait mal jusqu’aux cheveux le cerveau au fond d’un chiotte pour trouver la bonne couleur de la métastase et de l’amiante et puis la poésie AH la poésie qu’écrivent les acteurs de cinéma dans les films animaliers où les chevaux font leur besoin sur des tapis rouges en velours certain soir certaine nuit pour tout recommencer et tout détruire ensuite