25 septembre 2009
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[ ici londre]
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[ sur toile bleu ] [ f ]
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je suis chargée d’or et de lumière
j’ai mis une fleur dans la pelouse
je m’assois dessus dessous
je suis encore de l’eau
je remonte l’eau
des carnivores et des
cantiques
lus dans le noir
pour exciser des pierres
des souvenirs
au fond de l’eau
des pierres
qui
de la vase de la
un visage
j’ai dans mes mains
tes sourires
en surbrillance des fleurs
un lac des fleurs
un lac
il n’est jamais trop tard
l’heure
approche
j’apprends l’écart
et les quartiers d’orange
des manipulations
le fer et puis le sucre
mais surtout le fer
retiré de l’eau
c’est rouge
alors
que ta bouche
est loin de
ma bouche
serrée
de là
j’en vois 4
la croix est pleine
un chute
je dois me retirer
me reprendre
loin d’ici
un champ
quand j’entre la disquette
directement dans ta bouche
il y a un léger bruit
la mer
et puis la mère
enfin prête
se retire de la croix
du chemin
59 jours que je fais ça
dans un carré de luzerne
pour bâtir
maison après jardin
jardin après maison
alors que neige
sur des pas
après la maison
le jardin est
là
blanc
centré
dans le corps
je suis satinée
sourire et blanc
crème
la peur au ventre
et nous marchons
nous essayons
de nous créer un autre chemin
blanc ailleurs
que la branche
je marche et puis me freine
et me promène de sac en lac
derrière la maison
qui est devant le chemin
qui est devant l’arbre
derrière la maison
blanche
une grande
j’ai compté dans les rayons du soleil
il y a
à heure fixe
45 cheveux
que tu n’as pas ramassé
tout de suite
et qui tombent comme du sable
sur un pied d’escabeau
gris aluminium
car les fleurs sont plus hautes
en chemin
c’est l’élan
que tu donnes
à tes pas
il en faut
qu’est-ce
des questions
pourquoi tu trembles
à heure fixe
sèche
salut courage
et je viens de constater
que si je laisse de l’eau
trop longtemps sur le feu
je me brule la langue et les doigts
en même temps
je veux démarrer un tableau
alors je trace
des traits aux compas
je m’arrête là
car tu peux choisir
ta couleur dans le démaquillant
pour la peau
c’est sans fil
et sans gras
qu’est-ce ?
c’est ta lèvre
posée sur ma lèvre
qui dessine un oiseau
chanteur
dis-
tu peux faire ça pour moi
les escaliers sont la tour
et puis ouvrir la fenêtre
en jaune en grand
directement des phrases
et puis des mots
sur la marche
câline
tu dis toi-même
qu’elle est plus haute
que le soleil
là
où le soleil
ne s’additionne pas
directement
dans cette cellule
morte
lamelle où je perds
un peu de peau
voilà c’est fait
j’arrive
il faut que je me mette
dans une autre cellule
de là à là
avec un autre trait
ça fait du bruit
près d’un silence
et puis l’écho
le dessin
de la maison dans un carré
qui pourrait être un chemin
avec un arbre devant
toujours
une cellule grise
au nombre de
105
cases
dedans
les ecchymoses laissées
sur le bois après la tempête
comme des dents fraîches
dans la chair marron
des pommes pourries
après les mois de juin
aux multiples vendanges
c’est long d’attendre
que la foule se disperse
pour voir la route
la mer
et dieux
le père
comme seul témoin
du monde
la mer s’éloigne
quatre jours que l’arbre
n’est pas revenu à sa place
initiale
dans les plans
j’ai peur
que tout me quitte
que tout s’embrase
quand tu m’embrasses
la peau
un arbre
et la lumière d’un arbre
pour un feu balancé
dans la mer avec du sable
ça fait une plage
comme résultat
la mort
oui
je vois ce que tu veux dire
un mot derrière une vitre
n’est pas formé pareil
que 12 carrés
blancs
devant
est entré
dans l’eau
le souvenir des vagues
dans ton corps
et puis du sel
maintenant
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18 septembre 2009
TU ME MANQUES TU ME MANQUES ET JE N’AI RIEN APPRIS
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comme une conne. je suis complètement décalée. à rond bas. points de suspension. comme si du vent. passait. je nage comme une graphie. fautive. portail de l’écriture. peut-être pas. moi j’en veux toujours au soleil, à la pluie, à l’amour. désolée. mais je compte encore quelque nuages dans mon café. au dessus de 5 000. c’est tout neuf. la peau. je suis rentrée dedans. mais je songe à aller plus loin. tu sais. c’est comme pour la salle de bain. un lit pour une seule personne. des suites. je vois grand. quand je suis minuscule au loin. sur ses épaules. des formes. des arrobases. mes draps. mes draps. du lest. et puis du lest. j’ai peur de la disparition des plages. dans le domaine touristique. j’ai peur de la défiguration des paysages. et des nappes phréatiques. mais. qu’est-ce que je raconte. ça va pas bien. du tout. moi. j’ai plusieurs messageries. je m’envoie des texto. des images des photos. des constructions en bois. que je remets en boucle. je suis dedans. et je ferme les yeux. alexandrie alexandra. je danse. je suis décalée. je vais chercher ça où. je suis seule. j’écris qu’une table ne ressemble pas forcément à tes jambes. quand elles glissent sur le carrelage. de la salle de bain. froide. je suis en face de lui. j’aime bien me foutre à poil. avec un string en cuir. il aime ça. il me l’a dit hier dans la rue. ça l’excite. énormément. j’aime bien lui poser une ou 2 questions. tu aimes le chocolat. tu aimes les moines copistes du moyen âge qui ont les premiers utilisé comme symbole. le bisou sur la pomme d’adam. comme signe et comme cadeau d’adieu. si pur. tu sais. j’aimerais bien prendre un bain avec toi. avec de la mousse et du savon. qui sent bon la mer. à l’algue marine. verte. pour le sable. et par analogie. c’est pareil. je me suis fait installer dans le ventre. un sablier en acier. composite. ultra performant. pour mesurer le temps. et l’écart. plus ou moins long. j’aimerais avoir froid. on devrait partir pour helsinki. là. où tout est blanc. prenons nos gilets de sauvetage. en haut de la cabine. et gargarisons-nous. d’avoir passé tout l’été dans nos bras. je viens d’apprendre que notre avion. doit s’écraser dans 969 jours. sans le petit déj. en pleine mer. c’est complètement con. et moi qui voulait prendre nuit. dans ton corps. avec la démo. 4. et le poème. trois.
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17 septembre 2009
poeme 2 et quatre
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je n'ai pas su je n'ai pas su trouver les mots pour lui dire je dévisse je reviens du refuge un plan large ou je plonge mon enfant mon enfant par les pieds dans les airs pendu comme un pendu qui se digère à chaque pas dans chaque doigt passe une très légère musique c'est le vent qui s'abat qui danse c'est le vent qui passe jusqu'ici je l'entends dans la succession des prières et des supra la belle tonalité des pas qui se perdent tout près de la mer pour vider mon âme sensible comme les appareils photos coincés dans les pierres de cancale à saint malo je posais pour la postérité mon cul je voulais tuer des ombres et des obliques qui s'accrochaient à ta peau des poèmes des poèmes qu'auraient jamais vu la lune des sacs à bestiaux des charrues où je mettrais tes os pour te perdre et pour croire que la poésie n'est pas un vilain mot entre un peu de soleil et un peu de musique pour passer dans la foule qui dérive à nouveau la douleur est parfois magnifique
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A chaque fois j’ai mis 8 dans la bonne case il faut que j’ai la forme je m’éteins j’allume un écran d’ordinateur portable traçant l’horreur et la passion la nuit je parle plus je reste concentré il faut que je tienne le coup la vapeur d’un torrent d’eau chaude me rattrape par la main cette vapeur me lacère le cou il faut que je quitte quelque chose d’extrêmement doux le bateau sinon le corail la queue d’une casserole sinon ta pré molaire en boite je levais les yeux on est le 17 je m’inquiète je rigole j’invente la suite d’un nouveau jeu avec un nouveau concept la peur du noir la peur de tuer un autre enfant la peur devant cet écran qui me fait mal aux yeux il y a des couleurs que je connais très bien la nuit la mer le bleu je cherche dans un couloir où je peux pleurer tout seul sans ton épaule quand je veux je me complète je me déplace et me disloque tous les matins quand je veux je peux fixer des carrés blancs avec des chiffres catastrophiques dans les bonnes cases j’aimerais intervenir je ne peux pas est-ce que par temps de neige tu peux m’écrire quelque chose avec tes doigts quand tout sera blanc tout sera pardonné tu soulèves les bras je te chatouille et on se rigole dessus comme de l’eau claire hypnotisée qui colle un peu et ça génère c’est frais ça fait qu’on a les mains froides et on s’embrasse les poumons je sens un cheveu c’est au premier élan que j’ai franchi l’obstacle sans gravité regarde comme c’est facile d’être heureux tu penses à quelque chose d’inextensible et creux je fais du pain et du surplace je bande mes yeux j’avance en ayant peur dans les couloirs de mon ordinateur je fais quelque chose je mange je bois je me nourris je me lave je me lait j’en bois un peu tout va pour le mieux tout va bien je me dit c’est pas le père qui part en premier c’est toute la suite logique des autres codes ADN 387 trente 4 au tableau levez-vous matricule âge profession intermède 3 cahiers stylos et règles à vous de jouer maintenant après les sommations c’est l’histoire de la petite peau l’histoire te rattrapera un jour et tu pourras enfin me maquiller les yeux me faire des grands cercles avec ce que tu veux il y en a tout le temps qui passent des étoiles dans ce grand sac sur une période de 9 à douze semaines depuis peu je fais des fautes d’orthographe hors zone ça va pas bien je me retourne je perds la compassion et quelques boulons mais ça tient pour info je vous signale que j’ai vu un jeune garçon cracher du sang hier soir dans une station de métro et tout le monde c’est retourné en le pointant du doigt on apprend vite à reculer et à pointer du doigt on a peur que la fin du monde soit imminente que voulez-vous j’ai senti ça c’était court ça m’est rentré dedans comme une voiture dans la forêt je longe des précipices et des requêtes je lorgne du côté droit des choses aussi belles que lumineuses une poubelle est dans mon ventre un insecte est entré dans mon œil ça diminue vachement l’angle et la superficie de mon champs de vision je me cogne je m’asperge d’huile essentielle avant de prendre des avions ça va mais ça va pas du tout j’aimerais sentir bon j’aimerais qu’on pleure sur mon épaule hors zone ou dans un camps reculé couché debout couché j’étais pourtant sur le bon côté elle m’agrippa je vais te tuer après l’obstacle j’aimerais intervenir
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16 septembre 2009
LA DOULEUR EST PARFOIS MAGNIFIQUE
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tu n’aimes pas te promener dans mon corps je le sais très bien je l’ai senti dans la terre ferme qui bougeait dans nos mains ça faisait glouglou des nœuds quand la douleur se dissipait un peu pour disparaître tu bouges toute seule tu vas trop loin dans la mer dis-moi c’est dans quel axe et dans quel exercice déjà quand on passe sur la table dans le sentier dans les cantiques ouverts je ferme tout je cherche dans le ventre la douleur et les couleurs qui se suivent quand tout est joué d’avance c’est où je t’ai perdu c’est où le déplacement du verre pour voir passer l’autre derrière son dos miroir que l’on coupe avec ses doigts pour voir qu’on a du sang dans la chair je vais dans un tableau entier comme dans 1 million de livres à la fois il me reste tes cheveux pour traverser la chambre sur un fil quand ma langue et ma barque se détachent ensemble d’un fruit ou 2 pas + à 9 heures onze en général ça se passe bien un peu plus tard il y a l’odeur qu’on a laissé dans du tissu et qu’on retrouve dans du cristal noyé comme la seconde dans le cœur c’est magnifique quand ça flotte au milieu dans un verre d’eau les fleurs coupées les phrases qu’on aime se décomposent entre elles et se consument dans un jardin ou sous un pull au beau milieu d’un pont tombé dans un lac dans une goutte d’eau c’est mon sel qui attire et qui retient le mieux toutes ces petites étoiles dans nos yeux comme un mouvement de balancier une quille qui va de gauche à droite une marque profonde qui s’agrandit un peu comme la couleur qui singe est nu dans une cage avec de la vitesse c’est fait du noir ça vire au blanc entre les lignes un décalage une heure que je fais ça avec le tonnerre une petite larme sur mon épaule est en train de sécher rapidement dans la lumière d’un livre ou d’une lucarne quand je t’attends sur la plage je déroule le diaporama de tes corps en mouvements dans ma tête au beau milieu d’une centaine de feuillets qui se déchirent facilement dans le cancer de l’huitre bleue et je
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14 septembre 2009
GOLDEN TEMPLE
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Bouffe ma merde elle te régale j'étais panneau depuis fort longtemps quand le signal a été donné de plonger dans la mer corps nu balastre élastique crinière dans les cheveux dans les flots quand la douleur s'est réveillée j'étais petite fille bras d'un fleuve père qui te donnait le sein pour que tu me récites des poèmes chauds dans la cour un arbre est belle est beau comme une épave magnifique douce et tombée dans la mer un ventre qui te caressait la peau quand le chien perdait ses ongles au beau milieu d'une forêt pour nous perdre à nouveau sur des chemins tracés par le bec et la voix trébuchante des oiseaux morts sidérants comme des comètes de neige et des rubans jetés dans le jeu pour faire beau pas pour faire semblant quand tout est calme en apparence sur l'eau des consoles des cables en acier délesté avec un ballon pour que tu reviennes comme de la pluie comme du soleil comme du sable à travers mains sur 3 épaules bouffe ma merde bouffe toutes mes pages blanches avec des trous avec des couleurs des fortunes que je laisse au milieu de la mer en fredonnant la douceur des mots que l'on replie dans la cendre avant de perdre pour toujours ta bouche l'oreille le livre et puis ta peau bouffée par ma merde et la canine du chien dans la cour ensoleillée où je trébuche sur un oiseau sec et en plastique de mère inconsolable après les pleurs je suis au large de saint malo.
[ la douleur est parfois magnifique ] [ c m ]
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;.............je voudrais être n’importe qui n’importe quoi un rouleau sur la mer une paire de ciseau une tranche de pain la couleur d’un cou dans la lumière d’une fenêtre tout en haut là-bas et déjà loin je voudrais être une jeune fille que l’on saute dans les chiottes pour sentir le canard WC dans les cheveux trainée le long du quai sur une digue encore ouverte pour le passage des bateaux perdus comme une étoile de mer dans des filets oranges et rouges pour que tu me touches comme du soleil comme du silex moi j’en veux bien dans le nombril ou dans un dès à coudre pour te faire briller les yeux juste avant de m’endormir nos pas qui se comptent comme des étoiles dans le ciel ou comme des morceaux de brique sous nos pieds c’est parfois beau et magnifique la douceur et le tonnerre à minuit 15 passé j’avais ta peau et puis bien + à porter sur le dos que les supers tankers au loin au bord de l’eau sur un fil ou dans une lame de fond un soir je me suis endormie dans une étable claire il faisait jour il faisait j’avais dans une seule main comme balancier le soleil et puis la pluie pour me perdre avec toi toute une nuit en plein désert avec nos pas sur la banquise nos pas sur de la mauvaise herbe avec dans la bouche un fruit coupé en deux par la chaleur de cet été là transparent sur la peau avec la mer à nos pieds en contre bas devant le dernier passage des chevaux au nombre de 1 à quatre c’était beau magnifique et au milieu coulait l’été c’était comme plusieurs vagues après que l’azur est englouti l’épaule de mes soldats et mon vélo dans le sable à côté de toi je me rappelle très bien avoir couru perdu ma chaussure ma petite robe et mon sexe parmi tes mots j’ai marché comme si de rien n’était j’avais froid j’avais faim j’avais soif j’ai repris avec moi tous mes petits cailloux tous mes repères le long du phare j’étais sur une rambarde en embuscade ça m’a laissé des sensations dans le corps comme si j’étais né ou morte dans la couleur des roses vénéneuses sous les épaves éventrés des cargos verts
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11 septembre 2009
Morning Mist
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ta gueule qui me colle ta bouche dans mon corps ta bouche qui me colle derrière la vitre au revoir ne me lâche pas des yeux je vais tomber tu sais ne me colle pas des vitres sur tout le corps pour mieux me voir c’est inutile après je joue du piano dans la grande pièce sans rien savoir ni rien connaître de la musique j’envoie des timbres dans des enveloppes anglaises à doubles fonds et blanches j’écris que ta culotte est en papier je confirme qu’il y a du vent dehors j’adore la sentir quand t’es pas là partie dans les nuages sans doute dans les nus qu’on plante avec des clous dans les églises tu sais j’adore le prendre en poudre ton chocolat fraise sur la terrasse quand il est ferme personne dehors je regarde toutes tes culottes pleine de ma vase d’arpèges et de pianos tu sais le goût la mort et le désir de vivre comme toutes ces belles voitures qu’on double sur l’autoroute qui descend le soir après l’étang prendre de la vitesse c’est ça prendre de l’altitude dans la chute pour sentir les petites mains de nos parents mourants et plouf dans la terre dans le feu dans le cul et on recommence on recommence tu sais le cirque manège et petites boites oh les belles fleurs dans tes cheveux quand on pue je sais les ramasser dans internet dans leurs mains dans leur sourire tu sais tout ça mieux que moi tu l’as écrit dans ma peau dans la doublure et dans le feutre très claire j’ai senti quelque chose de si léger qui me parcourait le corps d’hier à hier à aujourd’hui j’ai chié grave dans ta culotte verte pour te laver le dos pour te faire tenir dans mon froc j’ai glissé dessus pour voir le ciel se déglingué toute un soir une soirée un dimanche avec ton chien qui me ressemble un peu quand il bave toute une journée avec lui je me suis démaquillé comme un bateau couché sur le flanc Ouest à chialer sur la digue à comprendre pourquoi ta poupée chante en faisant des bulles de savon toute la journée la tête dans l’eau c’est marrant quand une agrafe rentre dans la peau ça laisse un petit trou on regarde dedans et on voit quelqu’un qui joue du piano dans une grande pièce sans rien comprendre ni rien connaître de la musique et c’est ce que je fais devant toi je fais pipi caca dans un chapeau que je me mets sur la tête et puis j’écris que ça sent bon je me retourne sur cette plage je suis couvert je nage dans un bateau j’attrape du vent avec ma bouche pour avancer plus vite sur des cahiers sans marges aussi plat que ses ventres à elle et non elle n’est pas morte elle dégueule des océans en plein naufrage elle graff dans l’acier des petits dessins des montgolfières des bulles avec paroles et moi dedans comme un singe à me lustrer le manche comme un avion qui brille après la pluie sur un tarmac flambant neuf désert et silencieux après la pluie pendant le sommeil des oiseaux elle balbutie des trucs dans les chiottes quand elle part à la cave chercher des soleils qui n’existent pas même pas dans les livres même pas dans nos ventres même pas dans le plus secret des secrets pour faire tenir le corps je suis malade tu vas mourir sang ma bouche une dernière fois une
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06 septembre 2009
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ECRIRE POUR SURVIVRE
L'ENTENDRE ET CREVER
?
?
?
?
donnez-moi quelque chose
vite
donne-moi des roses juste avant de partir
s’il te plaît un peu
de ta circonférence de ta
salive
pour nous voir une dernière fois
couler dans l’ordure
dans le bronze
dans le silence jaune et
bleu
une goutte d’eau cassée
une craie blanche contre le mur
un pas juste au dessus de l’épaule
comme un point de départ
comme une autre chute un marquage
comme une extrême tension
qui ne part pas tout de suite
en la frottant dessus
tu vois pas le ciel comme il est beau
tu vois pas ma merde comme elle coule bien à 20 kilomètres heures sur ta peau
tu vois pas le ciel comme il est pur
tu vois pas le ciel comme il est dans ton ventre avec ta merde
il est sorti de toi comme un enfant qui plonge
comme un petit garçon
lorsque j’étais petite fille
comme il est doux
comme il fonce vers nous
comme il est différent des autres jours
et merde
du fil qu’on coupe
avec les dents
pour se libérer
de quoi ? j’ai couru jusqu’à être transparente deux petites notes à la con et je passe à l’acte je déchire ma robe pour qu’elle soit plus courte je m’assois au dernier rang je m’assois au bord de l’eau je m’assois au bord de l’étang je m’assois au bord du ventre de papa je me pousse dans le vide je touche sa peau ma paume me touche avec ses dents je sais c’est compliqué tout ça des cheveux j’en ai partout même jusque dans ma culotte qui gonfle joue encore une minute avec moi tire pas sur la bride je tremble toujours devant ce qui est beau les obstacles à fond la maladie qui nous empêche de toucher l’autre quand je mettais des mouchoirs au fond de ma gorge je me rase les jambes je fais du vélo dans un couloir d’appartement c’est un tricycle à la voix d’or je lui ai dit je t’écris à onze heures zéro zéro 4 c’est les nerfs c’est toujours dans la viande qu’il y a les premiers signes c’est l’endroit le plus doux à toucher où tu me feras mal certains diront que c’est du velours que c’est la vie de quelqu’un d’autre une mise à mort une porte qu’on ouvre j’aperçois la cicatrice de plus en plus ample de plus en plus souple jusqu’à disparaître un jour je me brosse les dents raie du cul plante des pieds doigts œil tout j’ai dit tout on ne triche pas avec ces choses là on recommence tout savon eau propre et spray sous la langue pour te chanter avec amour les mots les plus dégueulasse un matin très tôt j’ai explosé toutes mes peluches contre un visage humain qui me regarder nue me nettoyer la plaie c’est facile un trou je sais très bien faire ça maintenant et facilement en plus tordre bousiller découper respirer dans la toile un vent de merde c’est chiant on annule tout on recommence à me couper les cheveux quand je veux pas j’ai la mémoire courte j’ai la mémoire neuve j’ai la mémoire qui s’use mais je peux très bien parler de choses profondes j’ai un cheval sur la langue une plage dans les poches j’ai perdu quelque chose l’ai coincé dans ma bouche avec un tigre une tige en nacre l’endroit où ça sent bon l’odeur des hommes qui se branlent en pensant à moi la barrette de mes cheveux quand je voulais me détacher du monde je suis un singe une amazone une pute une gentille petite fille sage mais c’est comme si j’étais toujours à l’extérieur de moi quand je chante les doigts crevés sur un piano tu peux me tuer papa maman j’en n’ai rien à foutre d’être dans ton ventre j’étais déjà une merde à l’extérieur je vais vous expliquer tout ça très tranquillement
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mais j’en sais rien finalement de tout ça mais qu’est-ce qui fait qu’un jour on s’envole on retombe sur d’autres pas c’est pas les miens c’est plus tranché des jolies phrases et après on joue dans le sable on affute les outils pour que tout deviennent blancs la machine est en route est-ce que je peux vous prendre par la main par le bras par le torse imberbe dans un magnifique parc bleuté sauvage et tout et tout avec de la pluie sur le rebord je vous ferai croire que je suis votre enfant vous pouvez me tuer avec vos mains avec du sang dansez dansez maintenant jusqu’à demain je suis d’une naïveté c’est la queue ma queue des longues agonies dans un morceau de tissu bien serré que je secoue comme un tapis dehors pour qu’il y ait du vent dans nos bouches je banderai devant toi sur la sellette le buvard sous la chaleur se changera en oiseau l’oiseau se changera en vapeur ou en algue marine j’en suis sûr maintenant que la mer a une suite logique dans les vagues et les nombres je peux pas fait quasiment unique c’est vertigineux les nombres dans la tête aux facettes multicolores qui infléchissent un peu on se fatigue sur le damier péniblement on glisse on aimerait mourir ou changer de vie on aimerait perdre la mémoire de l’eau de l’eau dans le pollen des papillons carnassiers de la poudre dans un cahier pour mieux écrire avec ses doigts tout le silence tant espéré mourir pouvoir mourir encore une fois la tête au mélanome c’est le vide c’est la longue marche des égyptiens sous la chaleur écrasante un cheveu fin un morceau de peau qui se change en insecte c’est la marche en avant vers nulle part mais qu’est-ce qui fait qu’un jour on retombe dans la peau est-ce la faiblesse d’être un homme ou d’être un continent une ombre qui passe sur du carrelage froid captivant je m’embrasse le sexe avec de la salive bleue directement tombée de n’importe où dans un monde très réel parce que j’étais seul je suis un musicien du monde je joue avec des gens que je sens j’écris de la merde je suis très proche de ma maman parce qu’elle a voulu me tuer j’avais six ans des gelées blanches vingt cinq degrés il fera chaud mardi je viens de faire l’amour tout seul dans un chiotte où ça sent encore la merde de l’autre un contrat de confiance j’arrête de manger de la viande des mesures de force pour compléter le gavage il n’y a pratiquement pas de sangs pas de bruits pas d’espoirs d’en changer je vous écrit dans un salon avec des menottes aux mains je criais je n’ai pas le droit de jouer aux petits chevaux c’est interdis c’est trop puissant la force des seconds la nourriture artificielle ça vous prend là ça vous laisse là sans mémoire ça coince l’homme se retrouvé coincé ça recommence ça fait très mal ça s’installe jusque dans la nuque et dans la mousse du volant on sent comme une petite bille qui se déplace dans le corps pour demander de l’aide il est presque impossible de dormir dans le noir mais on ne s’est pas présenté je suis ton habitacle ta seconde dent pourrie ton poids sur la balance il neige il fait soleil dans la chambre on conduit la fenêtre ouverte à toute vitesse sans prendre le temps de gratter à la porte quelqu’un nous avait dit dans un instant peut-être que tout sera possible que toutes les capitales seront un jour dans nos chambres est-ce que tu seras là j’ai éteint le réveille le tic tac des secondes inutiles quand la mémoire vire à l’acier à l’orange à l’état émotionnel le linge rouge est tombé sur un écran géant quand le film est terminé le cheval tombe sur un paisible bateau j’ai mis de l’eau dans un biberon d’enfant quand elle aura soif trois gouttes de poison une balle dans la tête un train corail l’uppercut très bien rendu jusqu’au marron à peine un accrochage une culture télévisuelle le balcon de la cuisine au ralenti on voit bien que le toit de la voiture a touché le sol le premier il y a deux personnes à bord on dirait un jeu ils repartent dans l’autre sens j’attendrais son avion dans une autre gare je peux me lever peindre écrire des conneries je veux me tuer dans un grand terrain vague un grand silence une affiche de rêve je veux me tuer sous l’amandier géant qui n’a jamais vu le jour appel 3 D zéro 34 euro la minute je veux casser l’aile du deltaplane au bord de la falaise je suis un deltaplane au bord de la falaise avec des belles attaches en or j’ai fait caca contré la merde comme j’ai pu j’ai besoin d’un appel qu’on me suce j’ai besoin d’une belle lumière sur les os le blanc c’est comme une belle maitrise technique bien travaillée d’ici tu sais pas sous la pression on voit mieux la mer derrière un carreau cassé par le jeu cruelle des enfants qui se donnaient la main tout à l’heure j’ai la solution quelqu’un a jeté quelque chose dans mon corps une poubelle du foutre un policier un le film est terminé alors OK merci et au je suis mort
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28 août 2009
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ROMAN POLICIER - page 27
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Qu’est-ce que je vais faire de tout ça le chanter dans la rue en ouvrant la fenêtre sur le monde ouvrir des portes par la chaleur trouver la forme exacte écrire qu’il faut que je chante n’importe où un homme m’a poussé dans le dos un homme est tombé à la mer un homme pour tout type de chronométrage homologué apparemment je le vois se débattre comme un fou forcené dans l’océan la vie la mort et l’étincelle pour repartir vers l’accident l’aventure j’ai vu la noyée se faire mettre par des vagues gigantesques et petites à lundi un linge blanc gonflé et lumineux en plein soleil sèche ou est en train de sécher je sais bien c’était quand même traumatisant de voir ça à cloche pied le sable sec entré dans les dents jusqu’au pylône à incendie il faut trouver le bon angle et la bouche identique quand le vent sera contraire Olivier tu es en train de perdre une clavicule en nageant jusqu’au plot de départ numéro 6 en acier inox béton inclus.
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27
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