; ; ; ; d i v IL FAUT AIMER mardi 20/10/2009
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d i v
IL FAUT AIMER
mardi 20/10/2009 18:21
Que le monde entier m’acclame un trompe l’œil en plus gros ton coude du sable fin en digital un mot il faut casser 3 œufs du lait de la colle de la farine je rêve de ta peau en gélule pour me l’injecter dans le cerveau directement quand le soleil s’en va c’est la merde et les déclinaisons s’installent s’accumulent et s’ajoutent aux autres sites on regarde des choses s’empilées comme des structures dans des déserts plats c’est toujours le même acier lourd qui coulent dans les veines ton absence le don et le désir de mourir debout dans un triangle vert qui bouge encore un peu dans tes bras croisés avec un peu de force c’est toujours le même bouda magnifiques mains en train de prier en évidence dans l’or la nourriture et les fragments de peau mâchés pour croire encore une dernière fois à dieu je redeviendrais poussière plastoc aquarium nacré pour libellules et conifères derrière ton cul comme un serpentin qui se retire qui se rétracte qui se déclare un modèle nue baignant sur une croix sur un plat de bande un azur bien comme il faut la peau et les mains sales que nous lavons dans les chiottes après avoir pissé sur l’autre que je porte sur mes épaules comme un fils adoré que je ne connais pas pour attraper la dernière pomme le dernier fruit avant qu’il tombe avant moi tu veux le gouter dans mes dents j’étais soleil dérivant dans tes bras gelés des matins pâles répliques sublimes des figurines et tes visages croisés dans un miroir sans teint où nous avons marché pieds nus jusqu’à des lacs encore ouverts silencieux profonds comme la petite cuillère que je garde au fond de la gorge tu sais l’eau tiède que tu m’as craché quand j’étais sec pour sentir dans les jambes le métal des virages avant les lignes droites ça m’ouvre le cœur comme un jardin qui n’aurait jamais vu la mer mais c’est trop tard je rêve de ton doigt dans ma bouche pour te donner à manger quand tu auras soif il y a des fleurs séchées dans un livre pour faire tenir des pages toutes récités à voix basse dans une cour extérieur silencieuse et muette j’étale des comètes des trucs qui n’avaient plus aucun sens entre eux un plongeon dans un requin blanc pour apprendre le coma de l’eau l’épaule comme un compas l’économie d’un souffle faisons l’économie d’un souffle le lit sera comme une épave dans la chambre la peau comme une succession de maladie incurable pour exciser un petit cri intérieur dans la diction des turpitudes et du désir il faut aimer je me déclare à toi on nage et je suis enceinte.
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