suicide toi mon fils [ d i v ]

28 avril 2017

 

 

 

 

 

 

 

 L'EVEIL

Tryptique par d i v

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 avril 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[ DEMEURES QU'ON NE POSSEDE PAS

 

 

 

                Je n’ai plus peur des fantômes Ni des voix que j’entends Mais j’ai peur des orages Car c’est toujours présent Comme un vieil arbre Au milieu de la cour Dans le vacarme Des enfants qui jouent C’est comme un insecte Qui voyage sous la peau Ça ne changera jamais On dit Que ça disparaîtra un jour Puis ça revient Comme une bataille Ou comme un cri Ou comme une plaie Qui vous travaille Qui vous réveille Sur un même quai Mais on est seul On est trop près On est trop loin de nous Puis ça revient Puis ça revient Tu n’y crois plus vraiment Au bonheur Au soleil miraculeux Des fontaines Qui parfumaient la ville Quand nous étions dehors Pour oublier cette vie Il faudra donc Oublier tout Notre passé Notre présent Pour vivre un peu plus fort Et dieu là-bas Qui tend ses bras Comme un seul homme Pour dire que le combat N’est pas fini Jamais Jamais tu m’entends Il recommence Pour prendre une autre forme Tu dois donner Maintenant Un autre sens à ta vie Car tu n’as plus le choix Es-tu prêt A sacrifier ta vie Pour une idée Pour un combat Je sais c’est difficile Il faut mourir Pour ouvrir une autre porte Tu dois comprendre ça Ton corps n’est qu’une enveloppe Un lac sacré Ou le secret est transparent Un sac un récipient Une éponge un sas Un élément Pour que ton esprit repose Enfin Voyage Tout recommence Tu dois apprendre Qui tu es Ce que tu fais Ce que tu cherches Ce que tu fais Ce que tu cherches Quand êtes-vous déjà mortes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

pour Claire C

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25 avril 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TU AS PERDU TA LANGUE

 

 

 

 

Tu as perdu ta langue Moi j’écrivais Quand le soir s’effondrait Mais je pense à toi Je suis au front Il n’y a plus de guerre visible Elle est interne On la voit pas C’est le métal Ou l’énergie Du désespoir La dernière fois J’ai vu le jour Entre tes doigts Des larmes bleues Mais il est tard Beaucoup trop tard Pour écrire Pour entendre Etre heureux Alors je vais nager Courir seul Me faire mal Mieux comprendre Pourquoi je suis debout Pourquoi je suis debout J’aime la peinture La poésie l’art brut Comme un sommet Difficile à atteindre C’est comme une religion Une guerre qu’il faut mener Contre une armée Invisible et forte Elle contrôle tout Avec des fantômes Draps bleus froissés Comme une mère allaitant Son enfant Avec un sein coupé Pourquoi je suis debout Dans l’ombre Et dans le parc Ensoleillé Tu me donnais la main Devant des barques En train de se noyer Pourquoi je suis débout A faire les 100 pas Devant la caserne Devant des musées Devant le bataclan Devant la peinture Des tableaux géants Qui m’ont brûlé la langue Pourquoi on brûle Pourquoi le soleil Et pas la lune Pour éclairer nos vies J’aimais les siècles à venir Et le passé aussi J’aimais la roche Et le granit Et les trésors perdus D’un monde en nous Tu m’en ramèneras des galets Dans la gorge Pour que je roule avec toi Toute la nuit Sur une route J’ai vu le torse blond Des orques Prêts à mourir pour toi Une plage un corps C’est quoi l’amour C’est quoi le désir Qui cache la forêt Draps bleus froissés Sombres Pour se pendre Ou continuer à vivre Pourquoi on brûle Pourquoi la peinture Alors que nous avons Des vrais visages Ecrire c’est pour faire Parler les fantômes dit Tu m’en ramèneras Dans les poches Des étoiles de mère Quand tu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 avril 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

à dh

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[ le manifeste audio pour un Nouvel Art Brut ] 

 

 

 

 

  L’art brut Le vrai Tu le vois comment toi On se prend en photo Devant la falaise Pendant qu’on recule On se jette dans le vide Mais le vide c’est la braise Du dernier feu indien Pieds nus il faut danser dessus Mais non je remets tout à demain Dans un sac doux dans un corps nu Dans l’amour si tu veux Mais sans amour Pas d’art brut Le vrai l’audio la chute L’expérience de la chute L’enfant qui tombe Tout ça tout ça T’en as marre C’est comme les ongles la peau Les minutes ou le silence te tue A chercher quoi Toujours l’expérience de la chute L’équilibre du monde Coupé en deux Je reviendrai plus tard Pour voir si dieu A déplacer les nombres Pendant que tu dormais Je voyais des soleils rouges Bien plus noirs que la peau quand elle brûle Dans un cercle coupé en deux Il n’y a plus d’équilibre On nage on respire on cherche Quelque chose qui nous dépasse Quelque chose qui nous tue L’expérience de la chute L’art brut c’est peut-être une impasse Quand on nait on est mort Chaque seconde tue Alors l’art brut Le déplacer sur le damier géant Comme une dame Mais j’aime assez ton dernier morceau Saturne sa tourne Je me suis brûlé la langue Mais sur quelle planète on est On aurait due écrire à 5 La fin du monde Ou le début d’un autre L’art brut C’est le livre Sang de chien Dans la gamelle de l’homme Qui a faim D’ombre et de lumière Pour être sombre Et lumineux Il faut être double Avec ses poings Il faut casser des murs Ecrire sa chanson Peindre la statue Avec ce que tu veux L’énergie ta salive ton ventre ton fœtus ton cri dans la forêt quand tu seras perdu je crois qu’il faut se perdre ou tenter l’expérience de la chute pour être cette homme en train de bouffer dans la gamelle du chien l’art brut c’est comme un os tu le vois comment toi

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 avril 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                                                                                                      Je crois qu’on est encore vivant Tu m’en redonnes un peu Du souffle De l’énergie Tu sais quoi J’aimerai te suivre Du point A Au silence Faire des croix Sur des portes Et rire Refaire le monde Comme si c’était facile D’oublier tout ça Le trait noir L’odeur le pourpre La couleur de tes yeux Le métal la grande route Comme si c’était facile D’oublier tout ça Alors j’ai marché J’ai marché pendant que le soleil Tombe là-bas Un peu partout Derrière les immeubles Et la foule Tu es là 3 prénoms Qui me suivent Je t’écris Je t’invente Tu me manques C’est étrange Tu me dis Qu’il est beau Qu’il est tendre Plein d’amour Le tableau qui me hante Jour et nuit Comme c’est drôle Les images Qui s’inversent Qui s’inventent dans nos têtes 3 prénoms Je t’invente Je t’écris Je te cherche 3 prénoms C’est un peu Comme une pyramide Au fond de nous Avec ses longs tunnels Ses chambres Ses abimes Mais on se rejoindra là-bas Si tu veux Aux pays des rêves Avec nos morts On est plus nombreux Tu les entends Mais bien sûr que nous sommes encore vivants Quand je te parle du cœur Et du fil Et du lien Et des portes Où tu veux Fais-moi signe Il n’y a pas de hasard Ni d’emprise Il y a des routes à prendre Apprendre encore Tu peux dormir tranquille Je te garde Toute la nuit Près de moi Nous avons Toi et moi Le même métal Le même livre Sous le bras Dans le corps Tu me ressembles Je crois que nous sommes encore vivants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 avril 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 NOUS VOULIONS LE TEMPS

 

 


Qu’est-ce que tu dis
 Les poupées des enfants
Disparues dans le sable
 Quand le visage plonge
Dans un ventre

 Qu’est-ce que tu caches
Je reviens sur mes pas
 Je cours sous des grands arbres
Pieds nus dans des flaques

 Qu’est-ce que tu  caches
Il fait beau doux
 Qui est là
Où te caches-tu
 Avec quelle main
Dois-je tourner la page 

 Dans le sang
Des oiseaux morts
 Dans le vacarme
De nos nuits seuls
 Maintenant
A compter
 Entre les jambes
L’ocre des fenêtres

Il n’y a plus le choix
 Tu vas répondre
Ou renoncer
 La peau
Le corps
 Combien de temps ça va tenir tout ça

Un ciel plus rouge
 C’est notre chance
Comment sont les vagues aujourd’hui
 Dans la petite chambre
De ton enfance 

On déborde
 On aimerait dire oui
A l’amour
 Avec nos dents
Mais non le marbre n’est pas coupant
 Juste un peu
Pour te faire mal
 Pour être un homme
Pour être une femme 

Oh nos visages
 Dans un miroir cassé
En plein soleil
 Quand l’ombre
Redescend 
 Puis disparait
Dans le dos
 Des nuages
Que je dépose
 Comme un enfant
A vos pieds
 Comme une étoile
Géante 

Maman
 Pourquoi tu m’as jamais dit
Je t’aime
 Tu sais depuis
J’ai l’impression
 Que je suis mort
Ouvert
 Petit
Qu’allons-nous faire maintenant

Nous sommes si lents
 Et nous devons tomber déjà 
Vers quel silence
 Quand on y pense à tout ça 

C’est quoi le corps
 Pendant que le monde 
Ce jette en bas
 Si neutre
Et différent
 Comme des fleurs
A l’arrière d’un bateau

 On est perdu
On se troue
 Tu peux me protéger du froid
Quand on a peur
 On rejoindra la mer plus tard
Nous deux
 L’attente
Le manque

 Où étions-nous
Qu’avons-nous fait
 Au bord de la falaise
Si ce n’est réfléchir
 A la route
Qu’il faut prendre
 
 Oh pardon
Cheval de Turin
 Le seul Amour
C’est vous
 Comme un champ de blé
Pour détacher le lien
 Des autres dimanches
Ça veut dire quoi
 Quand  tout s’inverse
Pour oublier un peu
 Oh pardon

Je doute toujours
 D’un dieu
Pourtant je les entends
 Les morts
Quand je ne voulais pas vivre
 Un peu
Tu dis
 Que le cercle est parfait
Pour entrer dedans
 Qu’il pleut sur le dos
Comme le toit d’une maison
 
Bientôt 
  Bientôt la terre
Sur nos épaules
 Et dans le cœur
Et dans tes yeux
 Et dans ta bouche
Le passage des chiens jaunes 
 Et on courait
Et on courait
 On était loin
Là-bas
 Là-bas 

Est-ce que tu as peur
 Dans l’eau chaude
Quand le sol est trempé
 Ma robe était rouge
Quand je faisais la morte
 Comme ces fleurs écrasées
Au milieu de la route
 Quand les camions passaient 

On était heureux
 On était heureux 
Parce qu’on était démoli
 Ça nous rappelait quelque chose
Une emprunte
 Le cordon
Le nombril
 L’enfance
J’aimerai fermer les yeux
 Sous un tissu de chair
Les souvenirs me collent à la peau
 Des merveilleux soleils noirs
Il fallait bien perdre 

Est-ce que tu as peur
 Qu’est-ce qu’on est venu chercher
Qu’est-ce que tu dis
 Tu cherchais quoi
Des émotions
  Le feu
L’abandon
 Le cri
 
Je n’ai jamais su quoi faire
 Pour être heureux
Si je savais su
 Je n’aurai jamais rien écrit

Là-bas où toute histoire
 Perd forcément
Son équilibre
 Dis-moi
Quel arbre
 Pour se cacher
Se perdre
 Ou revenir
Dis-moi si je dois sentir
Les orages avant la pluie 
 Tu sais très bien
Que nous finirons seuls
 Quand tout sera fini
Là-bas
 Là-bas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 avril 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le consommable c’est nous
M’avais-tu dit  
Naissance naissance
Odieux cataclysme
Les fleurs poussent au fond
Des marécages la nuit
Tous les bateaux coulent
Quand tu les regardes partir
Je dis bien
Tous les bateaux coulent
Quand tu les regardes partir    
Viandes soleil
Soleil viandes 
Viandes soleil
Soleil viandes
Je vous souhaite à tous
Une très belle journée
Je vous souhaite à tous 
Une très belle nuit 
Car nous aimons par-dessus tout
L’esthétisme des ruines
L’abandon
La chaise aussi
C’est reculé
L’objet perdu ne reviendra pas
Tout de suite
T’ouvres les yeux
Quand tu seras dans la petite boite  
Viandes soleil
Soleil viandes
Tous les bateaux coulent
Tous les bateaux coulent
Dans la nuit
Quand tu fermes les yeux
Dans la petite boite
Chérie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 mars 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le pire C’est d’être seul face à la falaise Je le sais maintenant Je me supprimerai dans un bois Un jour Quand il y aura du soleil Partout Partout sur les murs de la cage D’une grande douceur pourtant Il y a de la terre pour mieux comprendre les astres Quand c’est l’été Nous courons sur la plage Ventre nu Le gout que ça laisse dans la bouche Un fruit coupé Ouvert en deux Je ne mens pas Je ne mens pas pour ces choses là Ce n’est pas du théâtre Ni un espace-temps C’est autre chose qui passe Dans le cercle Une intuition Un pont Une envie d’être Quand la nuit vient As-tu bien dormi Tout à l’heure Tu n’avais pas sommeil Tout à l’heure dans l’arbre Tu arrachais des fruits d’un coup sec Avec tes mains sous la pluie Pour prendre l’eau Son chemin tout tracé Dans la peau Tu cherchais quoi Tout au fond Qui disparaît dans tes mains Un ciel plus foncé Plus rouge Plus gris Plus brun Quand on s’approche avec les ongles Laisse-moi toucher Tous les obstacles L’or et les métaux La voix des fantômes L’envie d’être un pont Pour mieux sentir ta bouche Continuer sa course Quand c’est fini On creuse un trou Comme s’il fallait Rouvrir la plaie Au rythme des adieux On n’en perdait des choses Quand c’est fini On regarde le ciel Glisser n’importe où Manger ses lacs Encore les plus noirs On cherche la route On regarde où est la maison Au milieu de nulle part Pour écrire J’ai peur Ils m’ont menti J’ai peur Ils m’ont menti sur tout Sur l’enfance Sur la mort du père Sur la chambre Faudra t-il des nombres Et des couleurs pour oublier Le carrelage froid de la chambre Pieds nus Tu traverses Tu disparais Tu cherchais quoi Tout à l’heure L’escalier le toi Le gant de la foule Oublié sur un banc Pour te laver Dans des murs Il faut vivre ça C’était vrai que le monde Etait dispersé dans la grande ville ouverte A nos pieds De la neige Du soleil Des arbres avec des fruits ronds Que le vent fait tomber La nuit quand tu as sommeil Et le jardin Dans le creux de la main qui te tire Ce que tu veux pour écrire ou mal écrire Tout ça est déjà dans ton corps L’enfance Et le jardin où l’ombre avance sur toi Ils m’ont menti La buée du matin sur la table Alors qu’attends-tu pour ouvrir la porte Le vent dans la fenêtre La dent prête à tomber Pour mordre les nuages dans le ciel Ils m’ont menti Ils m’ont dit qu’ici Je n’avais pas ma place Ils m’ont menti Ils m’ont menti A la corde il faut que je pleure vite Pour être heureux On a envie de vivre et de me tuer On a envie de vivre J’entends mes enfants parlés Derrière la porte On me tuyaute la bouche On la retourne On l’avait ouverte la nuque Pour que je rentre avec la pluie Je vais encore me retrouver tout seul en été Un an que je fais ça Avec la bouche Un an Quand on parle Est-ce qu’on est dans le présent Est-ce qu’on vous touche Quand on est dans la nuit Mon véritable ami Quand est-ce que je vais revenir chez toi Quand est-ce que je vais Revenir chez toi J’adore NOEL J’adore aller à la messe Mais je suis en retard Quand je me blesse Ils m’ont menti Plus jamais ça Le bonheur quand je parle d’un visage Où tout est flou Pour ne plus jamais croire Pour ne plus jamais croire On n’en tournera des pages et des pages On mangera quelque chose dans le livre Mais je suis triste Je cherche un équilibre C’est ça qu’il faut comprendre Je n’ai pas ce que je veux Une date charnière Une énergie le soir Une force supérieure Il y a quelque chose en moi d’universelle et d’instable Les chrétiens Moi je suis traumatisé Pour avoir un semblant de réponse Comme des coups de poings dans le ventre Je me demande si ma mère va me demander si ça va

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 mars 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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ILS M'ONT MENTI par d i v, jeudi 30 mars 2017, 04:34

 




Le pire
C’est d’être seul face à la falaise
Je le sais maintenant
Je me supprimerai dans un bois
Un jour
Quand il y aura du soleil
Partout
Partout sur les murs de la cage
D’une grande douceur pourtant
Il y a de la terre pour mieux comprendre les astres
Quand c’est l’été
Nous courons sur la plage
Ventre nu
Le gout que ça laisse dans la bouche
Un fruit coupé 
Ouvert en deux 
Je ne mens pas
Je ne mens pas pour ces choses là
Ce n’est pas du théâtre
Ni un espace-temps
C’est autre chose qui passe
Dans le cercle 
Une intuition
Un pont 
Une envie d’être
Quand la nuit vient
As-tu bien dormi
Tout à l’heure
Tu n’avais pas sommeil 
Tout à l’heure dans l’arbre
Tu arrachais des fruits d’un coup sec
Avec tes mains sous la pluie
Pour prendre l’eau 
Son chemin tout tracé
Dans la peau
Tu cherchais quoi
Tout au fond
Qui disparaît dans tes mains
Un ciel plus foncé
Plus rouge
Plus gris
Plus brun
Quand on s’approche avec les ongles
Laisse-moi toucher 
Tous les obstacles
L’or et les métaux
La voix des fantômes
L’envie d’être un pont
Pour mieux sentir ta bouche
Continuer sa course
Quand c’est fini
On creuse un trou
Comme s’il fallait
Rouvrir la plaie
Au rythme des adieux
On n’en perdait des choses
Quand c’est fini
On regarde le ciel
Glisser n’importe où
Manger ses lacs 
Encore les plus noirs
On cherche la route
On regarde où est la maison
Au milieu de nulle part
Pour écrire
J’ai peur
Ils m’ont menti

 

 

 

 

 

 

 

 

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