suicide toi mon fils [ d i v ]

22 mars 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

[ on savait très bien qu'on allait toucher le fond ]

texte&musique d i v

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 mars 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Julia D

 

 

 

       j’ai mis tout le poids du corps pour prendre appui je crois que je suis dans la merde c’est un contre temps terrible d’être au monde d’être ici il y a du sang qui coule du nez quand l’électro choque est faible quand la main tombe je suis revenu par 2 fois est-ce que j’ai encore la force de revenir de chercher les ressources aux murs des machines pour garder le cap j’avance dans le lexical dans l’ordre et le chaos dans la petite boite qui m’attend dans la petite boite qui me sert de soleil je prends tout mon temps et l’énergie du désespoir des grands bravos je triomphe magnifiquement dans rien je pleure parce que je suis sec dans une robe en coton l’ourlet me fait mal à la peau où je m’essuie les yeux j’irais au bout des serpents d’azur j’irais au bout des serpents d’azur j’ai gaspillé du sel sur mes épaules et su me remettre un doigt dans l’œil comme il fallait tout à l’heure derrière toi derrière toi je dois mal entendre un vent trop sensible ma langue est comme une petite dégradation attractive et sans conséquence c’est la dernière ligne droite que je dois prendre je n’étais pas déterminé mais qui je suis vraiment pour être au monde 3 minutes encore à tenir trois minutes encore à tenir est-ce que je vais freiner toutes mes ardeurs devant cette fille je suis suspendu à ton écoute nous qui n’écoutons plus j’aime bien sentir le soleil à travers les cloisons étanches humides où j’entends une multitude de chose comme le déplacement de tes os contre ma chemise j’accélère le fer ira-t-il jusqu’au bout pour faire marche arrière il faut ouvrir grand la bouche…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 janvier 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tu viens faire un tour Avec moi Dans cette chambre Y a très peu de lumière Quand le soir tombe Tu es d’où Dans tout ça La soif Murs étanches Si tu veux Bois toute l’eau dans ma bouche Pour les fleurs mortes Passe devant moi C’est le temps des amours Et des papillons bleus Un peu partout Tout autour De nous Dans l’allée centrale Les chaises vides Quand nous n’aurons plus pleur de rien Du mal de vivre Où sont les papillons Qu’on nous avait promis Sur la peau Le bassin L’arc de cercle Des belles couleurs Un peu folles Dans nos mains Le matin Quand tout est blanc Sur les corps nus Souvient toi Des papillons Bleus Soleil Comme des éclats de verre Quand l’arbre est dans la cour Je suis déjà dans tes cheveux C’est doux Quand tout est à l’envers M’enveloppe C’est vrai M’ouvre En deux Nus Même pas cassés Même pas morts Mais nous sommes un axe Un pôle Un mouvement Une épaule Le bois fragile Des poupées russes A l’arrière De tout De rien Du monde On peut tenir comme ça 100 ans Suis-moi 1 000 ans Quand le soleil tombe N’importe où Comme ça Ici Tous les deux Toi Toi Qui a posé un papillon sur ton cœur Lumineux Magnifique Route devant nous Tu viens faire un tour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 décembre 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 décembre 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le masque, la dialectique du mensonge et de la vérité

 

 

 

 

 

                       y a du monde aujourd’hui dans la ville parce qu’il y a du soleil sur les marches où j'écris un peu pas beaucoup parfois je me tais je trébuche je fais des grands gestes pour ouvrir la porte d’une église et pour prier un peu moi qui ne croit pas en dieu ni en l’homme ni en moi vivre pour regarder le soleil tombé quand ça va pas certain soir je sais faire et bien plus encore la morte une mise en scène je sais pas par où commence et finit le soleil j’étais j’attends que le mer monte dans mon bain pour ne plus respirer et fermer les yeux rien n’est plus troublant que le manque d’amour parce que là je suis dans un métro ou dans un train je lis un livre à l’envers tout va très vite quand les machines prennent de la vitesse nous sommes nombreux trop nombreux peut-être et ça pue tellement dans nos mains je sens que des hommes voudraient me toucher j’ai des très jolis seins une très belle poitrine et vous pensez peut-être que c’est une victoire mais pour moi c’est une défaite gagner dimanche et puis l’autre semaine je reviendrais ici demain j’ouvre large je n’arrive pas à atteindre le sommet des vagues je plonge mes mains je marche à contre-courant avec un sac sur la tête pour ne plus avoir peur des autres ni de moi-même ni de mon ombre mon visage dans mes mains je suis tout le contraire de ce que je crois être des teintures pour rafraîchir la mèche de cheveux une boucle d’oreille en argent précieux l’or est dans mes yeux qui fascinent j’aime le cul pourtant je dis souvent non si je voulais je pourrais avoir tous les soirs un mec différent dans mon lit quelle vengeance nous avons pris sur les hommes j’aime qu’on me regarde j’aime mettre du cuir bottes cuissardes décolleté plongeant je fais semblant c’est ça qui est bizarre je fais semblant d’être heureuse parfois je n'écris pas je déchire des trucs anciens qui ressemblent à des pages ou à des feuilles mais c'est la même chose je crois que je suis perdue je marche à reculons dans mon propre corps qui est mon propre mur j’ai les mains sales quand je touche des beaux objets j’aime sucer qu’on me papouille lécher et qu’on m’encule comme une femme objet ou chienne ou autre chose ce que tu veux mais je ne fais rien de tout ça tout ça est dans ma tête tout ça n’est que littérature ou pire encore fantasme le plus joli mot de la langue française pour ceux qui vont voir toute sale putain

 

 

 

 

 

 

 

 

texte : d i v / musique : chillout demo d i v

 

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07 décembre 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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01 décembre 2016

 

CE SONT LES AMES QUI M'INTERESSENT ET QUE J'AIME, PAS LES SPECTRES, PAS LES ENERGIES DU bas astral, COMME ON DIT... CES ENERGIES LA SONT VRAIMENT A NETTOYER, ELLES BOUFFENT, ELLE SUCENT, CE SONT DES SUCCUBES...

 

il est mort de quoi ton  père ?

 

 

 

 

 

 

 

j’ai trouvé l’enfant contre un nerf
elle dis encule-moi par la bouche
il est grand temps d'inverser les rôles sporadiques et lumineux
la porte n'est pas complètement refermée
il doit forcément y avoir une autre issu dans l'eau foncée des cataractes
là où nous avons enterré des grands jardins par rangée de dix c'était l'histoire de l'homme avant 
pas la peine de chercher les dolomites et les cessions de rattrapages pour tous
il est trop tard pour regarder la chute devant soi 
pas la peine de manquer de recul
nous nous sommes manqués de peu une fois de plus encore c'est tout
cochez dans la bonne case
les enfants dorment bien sagement à l'arrière de l'automobile et changent très facilement de couleurs et de langages aussi certain soir il faut l'admettre
la poésie est un chant sacré tellement universel et creux
que jésus n'avait même pas prévu ça dans ses livres
la disparition du code secret la suite des chiffres qui vont avec
c'était quand même important de savoir ça dés le début déchiffrer tenir dans ses bras 
l'histoire de l'homme est avant tout l'histoire des grands singes et des plantes carnivores
cétacés
le grand bouleversement n'aura pas lieu
tu peux faire exploser la trame avec ton corps
tu peux inventer de nouvelles galaxies de nouvelles classifications dans tous les sens
tu peux ranger dans l'organisation pacifiée paranoïa et meurtre avec tous les médicaments numérotés contre la douleur classés de un à 4
la poésie n'en reste pas moins une superbe expression corporelle du bras quand tu passes ta jambe derrière la tête tu viens de te mettre un doigt tout seul dans l'œil 
est-ce un effort de tous les instants une certitude nauséabonde
quand le muscle se fait rattraper par un nerf cela reste un sport de combat
une altitude philosophique psychiatrique merdique un hôpital à 500 mètres
c'est une fin non chronométrée de toutes les attentes un moratoire unique
la poésie a échoué contre un mur minérale il faut l'admettre une fois de plus nous avons perdu quelque chose en route c'est de la vitesse 
c'est du silence que nous rattrapons plus vite que de la lumière
mais qu'est-ce que c'est doux quand nous n'enregistrons rien de bien précis dans des cases blanches déjà grisées
c'est le symbole d'une défaite et d'une victoire sur l'alternance
c'est le monde plié en quatre dans un morceau de peau extraordinaire sec
c'est le début du texte et c'est déjà sa fin
mais c'était déjà terminé depuis le début on le savait tout ça où étions nous
dans le corps du message que tu écoutes sur bande sonore c'est ton petit cœur que tu entends battre tous les jours et tu as peur de cette voix là derrière la porte
une voix légère à qui tu n'as jamais rien su demander 
sur la couleur des chaises empaillées et des rêves inversés où nous nous éloignons du bord
l'herbage où les fœtus sont empilés comme des livres anciens dans des bibliothèques modernes
moi qui ne sais ni parler grecque ni parler aux plantes quand je fais caca dans ma bouche ou dans mon pantalon


 

 

 

 

 

 

 

 

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28 novembre 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE TRIANGLE AMOUREUX

 

 

 

deux jours qu’on se loupe mon amour c’est pourtant pas l’envie qui nous manque et ce n’est certainement pas le va et vient incessant des nuages dans le ciel qui aurait pu changer quelque chose à tout ça elle me dit tout doucement à l’oreille pendant que je dessine machinalement des croix chrétiennes sur son bras pour l’enterrer vivante dans ma peau alors elle me dit j’aime pas faire l’amour quand j’ai mes trucs j’ai toujours trouvé ça crade hostile pas beau mais j’ai envie de te sentir tu peux me prendre le cul si tu veux il est à toi tout est à toi dit tu veux que j’enfile ma petite culotte en cuir pour t’exciter je lui dis oui et le spectacle de son petit cul serré dans la matière animale me fait bander très vite elle ouvre son petit cul de porcelaine elle ouvre son petit cul écrin doré comme de la soie il faut le préparer mon petit cul crache dedans ouvre le avec tes doigts cracher comme on pourrait peindre un tableau dans le noir pour y assembler des formes avec de la matière opaque il faut trouver le champs lexicale des non-dit il faut sentir la viande et les légumes et l’eau concassé épuré détruit la merde pour faire joujou comme des enfants c’est ça ta merde que je respire est le plus vrai des trésors car il est pur belle bonheur et j’en retire avec les ongles encore pour aller jusqu’au fond le plus loin possible je sais tout ça on aime avec son ventre le corps en est le résultat sublime le corps est compassionnelle le corps et sa belle mécanique de précision le corps et toute ta merde les yeux fermés qu’est-ce que tu touches qu’est-ce que tu cherches de si précieux en moi la merde pour faire joujou comme des enfants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 novembre 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          UNE ENFANT DU BATACLAN

 

 

Dernière heure à regarder le sommet du crâne
ultime minute à regarder le soleil finir sa course
sur ton visage qui me hante jour et nuit
c’est la chaise vide qui est la plus terrible
c’est aussi l’abandon des formes
toutes ces voix perdues
l’esprit nous en parlerons plus tard
l’esprit qui derrière ta porte entend tout ce que tu fais
ça va
ça va aller
nous sommes lents dans la nature 
nous sommes beaux et pourtant seuls endormis l’un et l’autre comme nous l’avons écrit un jour dans nos livres
ouverte
dans la chambre nue
tu parles à des fantômes
tu traverses ton propre corps
tu peux construire du sable avec des châteaux
tout est possible maintenant
tout est possible
toi
je dis bien tout est possible maintenant
toi
dans la chambre du fond c’était hier
le printemps fermait ses bras
laisse-toi faire maintenant que nous sommes deux 
les ombres grenats qu’offrait le silence après chaque pas perdu
il faisait beau c’était doux
les belles choses dans le cou glissaient comme un collier de perle et de musique
on dansait on était comme une capitale d’eau
des enfants en train de jouer avec du plâtre
pour recommencer les mêmes statues
les mêmes cascades
les mots comme bonjour
ça va
mais ça va pas du tout
pas le temps d’être un homme pas le temps d’être une femme
pas le temps d’être un muscle pour traverser la montagne dans mon élan qui surplombe rien le vide
et tes pas sur cette plage abandonnée de tous ou nagent encore de précieux poissons spectaculaires et translucides où la peau est transparente pour se voir une dernière fois
se toucher et disparaître
c’est comme ça dans l’autre monde
nous les vivants 
progresser progresser toujours
tel est le sens de la route
et la transformation
une heure dans la lumière à transformer mon visage pour être un roi
pour être une reine une enfant 
un visage
tu m’as volé mon visage
tu m’as violé
je suis la cage dans un oiseau
mon sexe multicolore
pour les dents carnivores des chiens affamés
centimètre carré
je n’ai plus de lèvres pour t’embrasser papa
je n’ai plus rien je n’ai plus rien je n’ai plus rien
on reviendra toujours à l’odeur de la peau derrière une oreille cassé
un tableau noir
un trou dans la bouche pour enfoncer encore plus loin la voix des statues que nous sommes tristement devenues
siècle après siècle année après année
et ne me parlez de votre dieu
de votre sale putain d’homme
froid
aux orties l’aorte
l’os est plus bien fort que toi
l’os est plus bien fort que toi
des tombes des nounours de l’écriture diagonales
ça va le fer est un objet dur plus puissant que les étoiles 
tranchant
qui fait
des petits trous dans la peau des poèmes au chant miraculeux et délicieux des je t’aime
pendant que des gouttes d’eau se confondent avec la texture des fleurs mortes mais coupées dans des vases pour être immobiles dans un verre d’eau froid et glacé
je bois à ta santé monde inversé qui nous appel
des fantômes des voix absentes des chaises vides
ça va
ça va
ça va
ça va pas du tout
la chaise est vide c’est ça
quelqu’un vous manque dans la chambre d’appel entre les murs le soleil est un peu plus noir qu’avant dit le petit insecte dans tes cheveux collés sous de l’ardoise
coupée
amande
il y a le petit prince à deux têtes chercheur d’or
terriblement efficace quand il est seul
pour chercher les comètes disparues
dans le sable des châteaux 
il y a l’eau verte quand il pleut dehors sur les mâts pour perdre et reperdre
toute direction possible
et en avant
il y a mes mains liées à votre mémoire
votre visage qui me hante jour et nuit
ça va
ça va aller
ça va prendre
rien du tout ne va prendre
le silence est un plat froid 
dis
c’est l’été ou c’est l’orage
là-bas
y a comme un gout de sang
dans mon sexe bousillé
partout sur les murs
je jette mes dernières forces
plonge avec moi
dis-tu en regardant tes pieds pour savoir si l’eau est chaude 
plonge avec moi
ramène-moi encore des poissons spectaculaires et transparents ou le sel est mangé par du sucre
les enfants
les enfants
je crois que nous n’avons plus pieds maintenant que tout est terminé
ça va ça va
mais ça va pas du tout
ça va aller
ça va
mais ça va pas du tout aller
des trésors et des insectes comme seul repas  
laisse-moi maintenant que tu as trop parlé toi
laisse-moi rejoindre le monde des morts
juste un peu pour ne pas rompre
l’idée la forme l’objet
métallique qui rentre dans la peau
la gueule du chien fatigué
laissez-moi tranquille laissez-moi tranquille
ça va aller
laisse-moi tranquille
laissez-moi maintenant que nous sommes tombés
on m’a volé mon visage…

 

 

 

 


In Memoriam Lola Ouzounian – Une Enfant Du Bataclan - texte et musique d i v - 13/11/16

 

 

 

 

 

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Les corps sont indispensables pour l’évolution de la médecine et de la recherche scientifique.

 

 

 

 

Ne t’ai-je jamais dit que j’avais l’écriture prophétique
Pour moi les murs sont et resterons comme des vecteurs
Des oreilles coupées des champs d’ours des chants possible  
Des voluptés pour chacun d’entre nous il y en a 1 000 

Compte après moi pour que ça rentre dans ma tête
Et tu trouveras dans la nature un ventre rond
Pour avancer péniblement dans l’herbe folle
Mes pieds bleus mes pieds bleus mes pieds bleus

C’est-à-dire moi en train de chier sur des fleurs mortelles
Comme chaque matin quand je rentre dans ta bouche
Pour t’embrasser et pour écrire à l’encre verte
Qu’il te reste cinq jours à vivre et pas un de plus

 

 

 

 

 

 

d i v / 13 / 11 / 16

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