suicide toi mon fils [ d i v ]

14 mars 2020

qu'est-ce qu'on est venu faire, tous les deux dans le parc, autour des arbres, regarder l'eau claire, tourner autour, avec ton bouquet de fleurs, dans les bras, mais peut-être, qu'une ondé nous échappe, il est quelle heure, quand tu dis, suis-moi dans l'eau verte, les vagues nous ramènent, quand c'est blanc, quand ça déborde, ça laisse des traces, du sel, où nous marchons, pieds nus, la tête en l'air, on lève les bras, le bord de l'eau, nous accompagne, suis-moi sur la plage, le soleil nous attend là-bas, regarde le en face, se défaire du dernier nuage, encore quelques kilomètres, une ligne droite, et le ciel tombera, sur nos épaules, comme une grappe, comme ta course, avec les fleurs dans les bras, regarde comme tout est calme, autour de nous, plus rien ne bouge, jusqu'à la tombé du soir, pour être deux, quand le ciel tombera, le long d'une plage, dans un parc, n'importe où, dans tes bras, dans l'eau, dans toi, au monde, pour t'embrasser, sur chaque endroit, où le soleil tombe 

Posté par d i v à 23:18 - Commentaires [4] - Permalien [#]

25 janvier 2020

t'es belle, regarde, comme t'es belle, quand tu te promènes, comme ça, dans ta robe blanche, sous le soleil, regarde comment le soleil tombe, dans ta bouche, quand tu te promènes, à l'ombre, dans la lumière, et moi je suis où, je suis là, j'ai un peu sommeil, dans mes habits noirs, à te suivre, à t'aimer, à te perdre, dans le bruit foncé, dans le bruit mate, et dans le silence qui est net, coupant, et qui endort un peu, regarde comme elle sont belles, les couleurs qui voyagent sur ta robe, dans le ciel, sur ton corps, dans tes cheveux, dans la grande forêt, où nous avons pris tout à l'heure dans nos bras, le soleil, le bonheur, un jeune chat, l'amour, avec toute la force, qu'on peut donner, avec son ventre avec son coeur, mais il est tard, quelle heure il est, je vais te suivre, encore un peu, et après, et après je sais pas, peut-être que ta robe blanche, va devenir rouge, comme le sommet des arbres, comme ta bouche, quand le soleil descend, quand le soleil transperce, oui c'est ça, te suivre, encore un peu, bien avant bien après, que l'amour soit mort, et disparaisse, comme le petit chat dehors, tout à l'heure, dans nos bras, dans la forêt, sous le soleil, regarde, comment le soleil tombe, dans ta bouche, dans les arbres, sur ta robe, rouge comme le monde, comme l'amour, comme tout ce que l'on ne dit pas, à temps, entre l'ombre et la lumlère, comme ça, directement, c'est tombé d'un seul coup, après je sais pas, c'est l'amour c'est le soleil c'est ta bouche, c'est l'ombre et la lumière, c'est ta robe blanche dans les draps, dans la forêt, ton corps

Posté par d i v à 20:37 - Commentaires [2] - Permalien [#]
27 avril 2019

Faire

comme

si

la

chute

n'avait

pas

eu

lieu

Posté par d i v à 17:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]
11 mars 2019

Les petites gouttes d’eaux 

Que tu entends

S’enlise au fond de ce couloir

Où tu n’es pas

Vraiment

Venue me voir

Mourir un peu

Dans tes bras sombres

Si délicatement posés comme ça

Dans le corps

Qui n’est pas neutre

Et plus à moi non plus

Alors la peau

Qu’est-ce que tu dis

Maintenant comme ça

Parmi les fleurs et les orties

La peau en train de pourrie

Toi qui depuis le début sait

Qu’un jour il faudra

Rejoindre la terre et les insectes

Pour chanter et rire peut-être

Comme si le temps m’étais compté pour rien

Je vais rester là attendre

Toi le soleil

Qui ne viendra plus jamais

Eteindre mes épaules

 

 

 

Comme c’est facile

D’écrire sur les murs

Toute son histoire 

Alors que la peau sait

Toute ses blessures

Invisibles

Mais elle sait quoi la peau

Se souvenir

S’ouvrir en deux

Compter les gouttes de pluie

Compter l’amour

L’amour cette porte que l’on referme derrière soi

Pour expliquer le nombre de pas

Que l’on doit faire

Pour  respirer dans une autre bouche

Que la sienne

L’abandon

Des mots tendres

Tendus dans la boue

Où l’eau coule à ton cou

Pour que tu sentes à ton tour

Un collier de perle

Ou de diamant

D’ordure

Je sais

C’était un soir de pluie

Et de mélange autour du bras

Pour nous accompagner dehors

Et puis rien ne s’efface vraiment

 

Y avait

Y avait quoi

J’ai tout mon temps

Pour écrire

Bon dimanche

de l’eau y avait des fleurs

Et des routes avec des odeurs 

D’am

 

 

C’était pas mal les fleurs

Dans la gueule du chien

Tout à l’heure

Des fleurs mortes

Un monde sous nos pieds

Posté par d i v à 22:28 - Commentaires [1] - Permalien [#]
17 novembre 2018

 

 

 

 

                                                     WATER LILLY POND

                                                                                                           d i v

 

 

 

 

Quand je suis arrivée ici

Je trouvai les églises belles

Et tes yeux magnifiquement

Beaux

Comme la beauté des portes

Comme les nœuds dans la chair
Comme la peau sur un autel du Nord

Où de n'importe où

Quand je suis arrivée ici

Je trouvai les églises belles

Et tes yeux magnifiquement

Beaux

Comme la souffrance après l’effort

Comme l’écriture blanche dans le marbre

Comme l’église en feu dans nos ventres

Tombé dans le suc de la plaie

 

 

 

En bas de cette page
Tu pourras lire
Un billet doux
Si tu t’approches un peu
Ecoute
Et ne baisses pas les yeux
Si facilement
Regarde
Le courage des oiseaux
Blessés dans la cendre
La gueule ouverte
Mais le cœur tendre
J’écris ton nom
Dans l’angle d’un tableau
Avec ton rouge à lèvre
Que j’embrasse
Comme si j’étais ton ventre
Ou tes pas sur mes ongles
Pour te suivre
Je veux tout recevoir
Avec force
Avec Amour
Feuilles pluies
Crachats feutres
Et lacets rouges
Lacérés
Dans la double détente
D’une crosse ou d’un coude
Pour être vent
Luzerne et bouche
Et j’en passe des addictions
Pour être un homme heureux
Pour être dans ton ventre
Je veux être une Cathédrale
Un abris-bus
Une soute
L’habit du magicien
Le rêve et l’ascension
Pour que l’ombre et la lumière
Rentre partout
Dans le cœur du monde
Je veux être
La corde à ton cou
Et l’arbre dans la cour
Aux milles couleurs
Où les enfants autour
S’étourdissaient
De joies et de bonheurs
Ni dieu ni rien
Ton corps

 

 

 

Je découpe des maisons
Pour mieux te voir
Et pour toucher ta peau
Ou est-ce l’inverse
Que je rencontre
Dans le tissu galbé
De nos mensonges
Pour Ecrire
Un jour sang
Sur tous les murs
De la ville
Quand je te cherchais
Quand j’avais faim
Quand j’avais peur de mourir
Si tendrement
Tu disais 
Regarde mon ventre
Tu disais
Regarde mon corps
Il est comme les statues grecques
Debout dans le jardin
On dirait qu’il pleut
Quand tu enfonces
Mon épaule dans la terre
Moi je t’aimais
Dans mes prières
Les plus folles
Mais je ne crois pas en dieu
Ni en rien
Moi je t’aimais
Dans les rigoles
Dans les jardins
Quand tu pissais fort
La tête penchée
Dans mes mains 
Les roses parfument la chambre
Ou est-ce l’inverse
Quand on a perdu septembre
En chemin
Ni dieu
Ni rien
Ton corps

 

 

 

 

Comme une mince

Pellicule de sable

Posée sur tes reins

Pendant qu’on marche

Pendant qu’on avale

Ou qu’on recrache

Le ciel

Le fleuve

L’immense champ

Devant nous

Qu’on me fasse attendre

Ou qu’un cygne plonge

N’importe où

Dans le temps frais

Une onde de choc

Je suis là

Pour oublier ta gorge

Tes yeux ton ventre

Je suis là

Je reviendrai demain

Perdre du sang

Dans une éponge

Je prendrai soin

Des autres

Comme avant 

Et tout ce jaune

Autour de moi

Résidu entre

Pour colmater

Les angles nus

Comme si nous étions nés

Tous les deux

Dans la cendre

Retour des vagues

Dans la sangle

Sur la pierre chaude

Nommée

Sans âge

Pour nous aimer

Davantage

Comme des enfants

Dans la lande

Perdue

Je double des nuages

Qu’est-ce que je regarde

Comme ça

Tomber

L’enfance

Tes mots perdus

C’est notre chance

De respirer le sol

Comme ça

Je m’en vais

Loin devant nous

Des livres

Pour ne plus faire semblant

Je m’en vais

Je dois partir

Avant la nuit

Ça forme

Comme une cathédrale

Dans le ciel

Une pyramide

Au-dessus de ma tête

Regarde passer les anges

Je vais bientôt tomber

Par où le vent me mène

Je m’en vais

Mordre le chemin

Pour oublier ta peau

Tes bras tes ongles

Ta langue

Tout ce jaune

Confondu

Sous la robe

Qu’on ne voit pas

Le blanc déchiré des ronces

Et des appâts

Comme tu bouges bien

Pendant quelques secondes

J’ai cru voir

L’équilibre du ciel

Ta main posée sur mon front

Comment va la mer

Aujourd’hui souterraine

Sous nos pas

De la couleur jaune

Fanée

Comme le temps passe

Quand tu me regardes comme ça

Fondre

Dans la lumière

D’un seul été

Sombre

Je cherche des traces

Je m’en vais

Je cherche les autres

Tu sais très bien

Quand la peur monte

On est prêt à faire

N’importe quoi

Pour retrouver le goût

De la peau

Et du colza

Dans la bouche

Tout autour de nous

De moi

Je te cherche

Je crie je me tais

Je me bats

Contre le vent

Je me cache

Bien plus petite

Aujourd’hui que le ciel

Quand on a perdu son amour

Entre les arbres

Je t’ai perdu

Je t’ai retrouvé

Comme un cheveu

Entre les deux

Pages d’un livre

Ouvert

Comme toutes ces fleurs jaunes

Dans la violence de l’été

 

 

 

 

Il faut aimer
Je crois
Et puis rire
Et puis se regarder
Fondre dans le corps de l’autre
Pour ne rien oublier des mains
Quand elles vous inondent
De lumières
Sorties de je ne sais où
Tes yeux peut-être
Posés sur nos lèvres
Pour toucher le toit du monde
Si précieux
S’il nous regarde encore
Avec ses yeux ronds
Couper la corde en deux
Ton eau de toutes mes forces
Je veux encore la serrer
Pour la vague
Et l’écorce de nos peaux
Dans le baiser qui me saigne
Dans cette lumière cathédrale
Qui monte au ciel
Avant de retomber
Dans cette boite
Enfermons tous nos secrets
Tous nos parfums
Nos larmes
Et le bonbon sucré des rêves
Sous la langue blanche
Au calque des saisons
Pour toucher le soleil
Avec nos doigts
Ou l’inverse
Je ne sais plus
Je sais mordre tes dents
Quand il pleut
Nos lacs au milieu de la chambre
Pour oublier le temps qu’il fait dehors
Il faut aimer
Et puis rire
Et puis se regarder 
Vivre un peu
Là-bas
Regarde
Le vent casse bien des portes
Il faut les écouter
S’ouvrir un peu
Comme le feutre
Des papillons tes yeux
Et puis les suivre
Et puis leur ouvrir les bras
Jusqu’au bout du monde
Même si le vent est fort
Il faut se regarder 
Ton eau de toutes mes forces
Il faut aimer
Ecarte les rideaux
Rouges pour coudre
Les tissus les plus doux
Que nous mettrons
Parterre devant la porte
Pour ne laisser personne entrer
Que notre souffle
Et notre envie de vivre
Et le bas de ta robe
Au mille éclats de verre
Pour ne plus jamais couper le jour 
Pour voir et mieux sentir tes ongles
Glisser sur toutes nos bouches
Ouvertes et roses
Sur le chemin des dunes
Quand nous auront
Crié dans l’autre
Il faut aimer

 

 

 

 

S’aimer
Parce qu’il est dit
De goutter vivant
Aux fruits morts
Dans toutes nos bouches
Tu les entends
Venir vers nous
Les monstres
Qui ont cassé
Le sablier
Avec leur langue
Dis-moi le centre de l’Amour
Et sa blessure
Et ses symptômes
La fleur où nous gardons l’arome
Pour être à la seconde
Une encre bleue
Un livre
Un cheval
Une queue
Le creux du dos
Et si la forme
Etait la peau
Pour être
Avoir été
Une ombre
Quand nous marchons
Dans le même siècle
A la même branche
Il n’y a plus d’arbre
Silencieux
Je suis tombé hier
Dis-moi le centre de l’Amour
Où coule
L’eau pénitence
Entre 2 gouttes
Le chat si précis
Dans l’aiguille des faux
Pour être
Dans le même sang
Quand nous baisons nos pieds
Nos mains
Nos maux
Quand la fleur est au menton
Humide et souple
Parce qu’il est dit
De goutter morts
Au fruit vivant
Dans toutes nos bouches
Affamées proches
De beauté sale
Et de désordre
Pour être deux
Dans un mur sombre
Je suis tombé
Dis-moi le centre de l’Amour
Et par quel cercle
Entrer dans l’autre
Et par quel cercle
Entrer dans l’autre
Et les vœux chastes 
Et les violons dingues
Et les allers/retours
Des corps
Dans ce grand parc
Marqué au fer rouge
Pour que l’aube
Eclaircisse nos cheveux
D’étoile de mer
D’hélice 
Pour aller plus vite
Quand roulent les corps
En sommeils 
Ensoleillées d’azur
Pour partir dans ta main
Quand tu souffles dessus
J’abîme un lacet
Mouillé
Pour les chercheurs d’or
Partis chercher tes yeux
Et autres mystères
Doux
Peau
Comme si le verre ne coupait pas
Directement
Jamais
Dans ce sens là
Les roses
L’humus
Et tes crachats
Toute ta forêt que je bois
Dans un verre d’eau
Posé sur ton ventre
Dis-moi

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par d i v à 19:00 - Commentaires [1] - Permalien [#]

20 octobre 2018

SPHINX

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je dois filer

Je sais pas où

Je dois filer

Du lierre dans la maison

Entre des colonnes

Drapées de soleil

Je veux cette image dans les yeux

Dans le corps

J’emporterai tout

Les fulgurances

La forme du sphinx

Son œil

Et toutes tes robes

De la plus claire

A la plus mauve

Ton chant et tes silences

Quand nous étions heureux

Mais le chant du monde

Vaut bien mieux

Qu’un corps meurtri

Non

Un jour tu m’as dit

Que le sphinx

Ne tombera jamais

Devant nous

C’est comme un symbole 

C’est comme une phrase

Electrique dans tes cheveux

Sur le chemin des ombres

Jadis recouvert de feuilles

En deux petits morceaux

La raison cherche

Et le cœur trouve

Un jour tu m’as dit

La pulsion est comme la peau

C’est une substance nerveuse

Pour nous suivre

Et pour nous séparer

Un soleil de plomb

Maintenant chavire 

De l’autre côté 

Sur le chemin des ombres

Comme nos cheveux

Mais rien n’est blanc

Mais rien n’est sombre

Est-ce que vous ressentez

Le vide sous mes pieds

Est-ce que vous ressentez

La chaleur derrière mon dos

Ça rentre dans la chair

C’est plein de nœuds

Et de nerfs

Quand ça parle de l’homme

Et de son cri 

Ce n’est rien d’autre

Que le chant de l’amour

Une odeur de jasmin

Tes yeux dans ma bouche

Mais qui sommes-nous

Vraiment 

Magie noire

Vaudou

L’espace du dedans

Un regard silencieux

Et puissant

Pour se perdre

Dans les étoiles

Dans un corps

Dans l’œil du sphinx

En pleine lumière

Qui nous regarde encore

Mourir un peu

Avant de revenir

De renaître

D'être plus fort  

A l’amour

A l'amour

Un cœur intact

Un sang pur comme une étoile

Une étoile plus chaude que le soleil

Un soleil plus tranchant que la peau

Un sphinx

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par d i v à 09:34 - Commentaires [1] - Permalien [#]
24 juin 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA ROBE ROUGE      https://soundcloud.com/user-157051101/la-robe-rouge

 


il y a l'aube
nue qui s'écarte
pour nous laisser passer
un peu 
j'entre dents tes mots
pour mordre dans ta nuque
as-tu aimé
ma robe rouge
à terre
pour me sentir
un peu
nous sommes contre un tableau
où des mains touchent
notre peau
pour nous peindre
à notre tour
tout est retenu
si lentement
que les choses glissent sur nous
posé dans la cour
un soleil
une table
et nos corps
nus
pour infléchir l'ombre
quand vient le soir
la lumière a disparu
quand tu tournes
le visage pour aimer
pour attraper la bouche
te dire à l'oreille
des mots putes
sales
et au milieu d'une page
coule un cheveu
une fleur séchée
l'odeur de tes coudes
comme si le monde n'était qu'une flaque
entre nos jambes
crie
immole mes ongles
pour me rentrer dedans
quand tu tombes 
ne sens-tu pas venir
le commencement de tout
cette fin brute
s'éloigner revenir
nous griffer les ongles
ce silence
ce cri
cette distance dans le marbre
pour y entrer le corps 
cette partie qu'on efface
quand on entre avec le jour
il y a aussi cette dance
cette fin en soi
d'en finir
tomber dans tes bras
recommencer le doute
la vie la mort 
il y a cette route 
le long des roses
et puis ta nuque
posée contre mon épaule
dans les rêves les plus fous  
ton corps dans la robe rouge
posée devant la porte
comme un fantôme
des baisers doux
violents
tout autour 
la main derrière le dos 
pour nous aimer
longtemps toujours

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par d i v à 00:13 - Commentaires [1] - Permalien [#]
16 juin 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

La Chanson

(Le Serpent)

in English

by Marin Gale

 

 

 

 

 

 

What we would not do for some love, so close to the world, off the wall and back

 

you sitck out your tongue, you swallow a breath

 

or is pain after the effort, a small crack?

 

You with your body probes, I don't know, I know, I never knew

 

where were the walls behind all those doors?

 

I look at the road above your shoulders.

 

I like your feet to walk all over me

 

your big tail off

 

to reverse roles, to see some of the other dying

 

What we would not do for some love

 

I let the sun melt on wasted flowers

 

that your robes perhaps embrace

 

you know the blue dress

 

that night murders

 

morning, when the bodies are tired

 

we always applaud

 

Higher darkness to light

 

when you walk in front of me

 

there are dark stones

 

the palace destroyed, forced to break

 

bending your head you draw a forest

 

to lose with me entwined

 

the neck is a wonderful place

 

to break the kisses

 

you look so beautiful

 

asteland on the edge of your lips

 

to bite your skin until it bleeds

 

impossible dreams

 

the little box and it's porcelain casket

 

to believe that the cliffs

 

are the brand of your teeth

 

put anywhere

 

the insect drinks day and night

 

our pain

 

small animal on the back to wait

 

ready for lightening

 

we will make the world, that's it

 

make the world a few seconds

 

then goes the white hankerchief

 

lying on your back looks like

 

a black butterfly when he is away

 

What we would not do for some love

 

I want to write more

 

even anger in our bellies

 

it's difficult to follow

 

to write more against your body

 

but my mouth is dead

 

I just made love with a man

 

the snake

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par d i v à 00:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]
12 juin 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par d i v à 00:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]
11 juin 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

PEUT-ETRE QU'ON EST DEJA MORT

 

 

 

 

https://soundcloud.com/user-157051101/peut-etre-quon-est-deja-mort

 

 

j'aimerai des bras
dormir dans des bras
enfiler des robes
pour que l'air glisse
entre l'étoffe...
pour que tu viennes 
mettre ta langue
mettre tes doitgs
et qu'on soit libre
et qu'on soit fou
qu'on se jette dans le feu
même si c'est glacé
même si ça fait mal
la première fois
les mots d'amour
au dos d'un livre
pour exister un peu
à l'encre bleue 
pour être utile
fini les courses 
fini les  mbres 
on choisira un autre cercle
pour y entrer
pour en sortir 
un sas
un angle si tu veux
il faut que je me quitte
sinon je vais tomber
opéra sombre ami
où vont les dents
quand tu mords dans la sangle 
est-ce bien le corps  
ou bien la sonde    
qui tient le mieux
j'ai jamais su te dire
ce laps de temps perdu
mais où sont les trésors
qu'on nous avait promis
ils sont peut-être dehors
cachés dans la nuit 
où est notre enfance
au milieu du grand parc 
élevé comme un totem
dans le jardin triste
j'ai mille fois recommencé
la langue
avec de la terre 
le collier du chien
pour nous tenir droit
en haleine
toujours tenir
c'est ça 
toujours tenir
on n'a plus le choix
quelqu'un cherchait
pendant qu'on fouillait
on a du perdre quelque chose
en chemin 
qu'as-tu retenu
de ta place
pour me regarder comme ça
et me confondre
certains visages ont disparu 
j'ai tout mon temps
choisi un nombre
et lance le dans le vent
j'ai tout mon temps
les petites boites
empilées se confondent  
un jour avec nos ongles
on écrira dedans
toute notre histoire
tu gardes les yeux ouverts
qu'as-tu appris de ton passage
rien peut-être jamais
ne jamais dire jamais
répond avant les autres
répète après-moi
le fleuve pris dans tes cheveux
coule pour croquer dans une poire
tu n'auras plus soif
les mots qu'on attendait
on n'a pas su les dire à temps
c'était beau à entendre
qu'est-ce que ça faisait du bien
quand ça glissait sous la robe
avec mes doigts
je pouvais sentir ta langue
tu peux coller l'enveloppe maintenant  
pour envoyer mes cendres
à ma mère 
avec mon masque
il fallait bien faire quelque chose
non 
pour prendre la grande route
la boucle
qu'est-ce que vous auriez fait
vous à ma place
peut-être qu'on était déjà mort
rien
perdu  
peut-être personne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par d i v à 00:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]