suicide toi mon fils [ d i v ]

31 juillet 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diana

 

 

j’aime bien la fleur quand elle est mauve et blanche dans vos bras si longs quand vous passez quand la nuit tombe mais je suis trop fatigué pour vous écrire tout ça maintenant il est trop tard alors il faut que je me sauve très loin d’ici pour exister un peu quand le cœur bât profond t’attendre sur un banc j’ai 3 minutes encore à vivre dans le froid pour mordre et pour guérir dans le fruit que tu me tends avec tes doigts la soif écrire en écoutant le pendule de tes boucles d’oreille comme un arome sucré pour écouter ta bouche me dire et m’inventer d’autre prénom comme Antonio mais c’est peut-être ça le sud l’aurore et le soleil entre les deux dents pour entrer dans ton corps au matin y a-t-il une heure pour détacher tes cheveux je crois que oui y a-t-il une main pour détacher le bonheur je n’en sais rien et même si je savais qu’est-ce qu’on n’en ferait de tout ça le bonheur c’est comme du soleil sur une fleur qui ouvre la gueule en grand pour ne rien laisser passer c’est la passerelle le souvenir l’entre deux comme on dit l’enfance ou autre chose qu’on a perdu dans l’autre sens et la voiture avance me double et disparaît dans la nuit qui ne reviendra plus jamais et c’est fini les étoiles tombent sur la peau de la fille de Barcelone comme un sourire dans le cou on aura fait le tour du monde on aura fait oh pas longtemps mais qu’est-ce que c’est que le temps l’anti chambre de la Mort mais on s’en fout à la nôtre aux étoiles il faisait beau c’était l’été les figues coupées le vin qui coule et l’encre sous la peau qui marquera peut-être un jour la phrase de ton unique amour sous l’articulation des mots comme un secret posé sous le ruban violet que tu poses sur ton front comme un démon en file indienne un brin d’herbe collé sur ton épaule et le puis le charme s’opère dans le regard de l’autre pour le garder intact longtemps après mais qu’est-ce que c’est que le temps derrière nous un blasphème la fleur blanche qui devient mauve pendant que le sang bât défile rigole et coule le long d’une colonne toute argentée pleine de lumières cherchant l’eau le regard la vérité et l’or d’une boucle d’oreille à ton cou comme la poire coupée en deux dans ma bouche que tu me donnes comme un baiser Diana

 

 

 

 

 

 

 

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30 juillet 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Antonio

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 juillet 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UNE SEMAINE D'AGONIE DANS LA CHAMBRE DU CHEF DE GARE

 

 

 

 

J’appelle un chat, un chat Capitaux Testé et formulé sous contrôle médicale Restes Hisse Mur Si tous les mecs crevaient Je me sentirais moins seul L’enterrement des mots Le mot assassiné Party Diarrhée Dieu Un jour je serai tout seul L’enfance un mouvement Dans un violon Un vieux poème Suite Genre casse toi Humain nature Jardin 1er semaine Barcelone bus La vie est belle Un autre recueil Essai sur la qualité de l’enfance Chan/son Brasier Bad trip Redéfinir ses objectifs Quelque chose se passe autour de toi Bravoure obéissance bien-être Mon bel amour Et si L’amour fou Terminus Je vous écris un poème pour vous dire Comment je me suis débarrassé en trois fois de ma peur des araignées Avant J’apprenais éternellement à parler Tout est dans le regard Morbide, petits chats et papillons Qu’est-ce que c’est que l’amour Complément d’objet direct Descendre du cheval Sans titre de transport Qu’est-ce que c’est que le désir Hématomes Rien Descente Temps sec Problème de connexion Formol Mon enterrement La surenchère de ta douleur Une réflexion brève sur l’amour A la masse Bon plaisir Guerre froide

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 avril 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    J’ai tout perdu. Tu sais. Je suis impatiente. Tout ça. C’est à cause de la peau. DE L’OREILLE. Du noire. De la ceinture. Dans un CIRQUE. UN JOUR J'AI VU UNE Fille mal suspendue. COMME De la viande abattue entre deux fils de Fer. BLANC. EN BALSA... ROUGE et blanc. TU DESCENDS. Tu disais monte sur mes épaules. TU DISAIS. Je l’attrape pour Toi. Sur la dernière branche. Le fruit. MOI J’aimai moi j’aimerai me détruire. Pour arrêter les voix. Une bonne fois pour toute. La densité des voix. Cherche. NE TE RETOURNE PAS. Le grain DE LA PEAU, qu'il y a sur la toile des tableaux... C’est comme si. On n’en n’avait pas assez du goût des autres. Midi, 13 heures. Le chien jaune n’est pas mort. La greffe a tenu bon. LE CHIEN jaune EST MORT. Ce matin. J’étais très enfermée très seules. Je suçais toujours mon pouce. [ Ne laisse rien. ] Ne laisse rien - DE CETTE ŒUVRE. Aucune chair AUCUN LIVRE AUCUNES PEAUX aucuns rythmes en train de patauger dans l’eau. Aucun espace non plus. Aucun déchiffrage. RIEN NE MEUBLE et rien ne revient. L’odeur de ta nuque parfumée SUR MON EPAULE. Le tri des pommes derrière le mur. C’est l’Amour. NON. Tu l’as perdu cent fois. DANS LE CŒUR ET DANS LA MAIN DE L’autre. ALORS Une belle journée commence, ça sent bon. Je suis sec. Recommence ta main, dans mon ventre, pour fouiller. J’ai mis des fleurs. Ce matin SUR MA TOMBE. POUR ETRE EN AVANCE. POUR être heureuse. Pour être avec les ombres. Qu’est-ce qu’on n’aurait pas fait tous les deux. DES KILOMETRES dans la ville étrangère. Pour je sais pas moi. Mourir un peu. L’amour, t'entendre dire qu'avec le temps, tout s'en va. Mon cul.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 mars 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je suis Marie, je suis morte

 

 

 

dis, tu m’écriras des mots d’amour sur tout le corps avec les lignes de ta main, c’était la dernière phrase du livre, tes coudes, tes jambes, ton sexe minaudé, que je bois, quand ta peau me manque, de la tête aux pieds, dans l’herbe, à la fois physique, je descends pieds nus, pour toucher le fond, je suis, je cherche encore ta bouche dans mes cheveux

nous avons marché sur 3 petits cailloux bleus, très coupants, j’ai passé mon épaule, j’ai toujours l’impression d’avoir raté quelque chose dans tout, il y a encore de l’eau là où j’ai pieds, j’entends le bruit de ta voix, et puis celle des orages, mais je n’ai plus peur de toi, ni de la ville où je suis née, maman tu me manques, temps, comme aujourd’hui

je laisse faire toutes les ombres se déliées dans la lumière quand je pris, quel délice, 3 fois par jour, je souffre d’absence, chronique, un coup d’œil, une pierre, je me jette dans le vide, je me trouve à l’arrière, sur la photo, c’est moi qui tire la langue, je suis une camisole de force posée sur ta peau, un bleu de travail, une mâchoire verte, j’ai rien bouffé depuis trente jours, j’ai les dents mâchées, pleines d’herbes folles et de racines, avec un vieux livre de théâtre posée sur les genoux, correspondance avec mon père, que je dois apprendre par cœur, pour des trains fantômes, ou du vent, pour des millions d’hommes qui se battent entre eux, sinon moi, je n’ai plus beaucoup de forces, pour bouger mon corps, quand tu fais l’amour

ici dans ma nouvelle vie, où tout est silencieux et beau, c’est l’après-midi, des mouches et des insectes bleus, énormes comme des poings, près à frapper, avec des masques de tête de chien, mangent mon ventre mon sexe mes yeux, pour devenir sable, au contact de ma bouche, il faut tenir, tenir encore

je laisse tomber, j’aimerais mourir pour de vrai, pas pour de faux comme dans les films de merde où l’on m’embrasse jour et nuit la peau, pour de l’argent pour des poursuites en voiture avec du vent dans la bouche dans les cheveux, tu sais tout ça

je saigne, du nez

c’est très troublant comme phénomène, les arbres dans la pierre, quand on est morte

 

 

 

 

 

 

 

       [ une Voix/d i v]

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19 mars 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

orque 2 (quand j'étais petite)

 

 

 

Un doigt dans l’œil pour un demi-cercle et un lac s’ouvrira peut-être devant nous.
Les acteurs font semblants de s’embrasser.     
Je connais le chemin de la mer qui mène au grand large.
Je suis pas beau quand je me donne du plaisir tout seul.
J’aime tomber en haut des escaliers pour rire comme un con.
Toi tu m’attrapes par la queue comme dans les manèges d’autrefois. 
Je n'ai pas su faire à temps le geste qui pouvait nous sauver.
Je n’ai pas froid aux pieds je n’ai pas froid aux yeux.
Je me lave l’eau les dents l’eau un truc en plastique
Je suis un chiotte en céramique blanc cassé et je pousse fort dedans pour aller plus vite dans les étoiles.
J’étais une petite fille sage dans les bras de mon nounours.
J’aurais donné des coups de poing dans le ventre dans ma mère pour perdre la vie.
Moi monsieur je suis un radiateur collé contre un mur de gare d’où partent des bateaux. Et des avions. 
Je sais mélanger des couleurs vives avec des couleurs mortes sur n’importe quels supports possibles et magnétiques. 
J’aimerai savoir nager comme une pierre.
Je transporte une dent cassée comme un blockhaus.
Bonsoir je pleure
Je suis toute mouillée.
J’ai peur de la disparition des plages.
Je suis seule.
Je nage.
Je constate que l’eau froide brûle ma langue.
Je nage très loin près du bord et je tremble
J’ai peur d’avaler ma bouche quand je parle à des fantômes.  
La sexualité masculine est la plus troublante.
Je me mangerais plus tard.
Je suis belle et.
J’ai des yeux magnifiques quand tu me regardes comme ça.  
Le fonctionnement fonctionnel.
Je vous offre une multitude de chose comme la souffrance et le bonheur.

 

 

 

 

 

 

 

 

[une voix / d i v]

 

 

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15 mars 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 mars 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TON CORPS - 13 millimètres de peau 

 

 

 

 

 

 

 

           ce matin / j’ai failli faire exploser mon corps / alors j’ai menti / sur presque tout / là / où tu n’appuies pas vraiment / là où c’est doux / là où le soleil ne rentre pas / regarde dans ce sens là / je suis en morceaux / j’arrête la peau / la peau n’est qu’une enveloppe / une somme de trois / 13 millimètres / je suis atteinte / du trouble de la solitude profonde / je longe des murs pour oublier / je couche des mots / j’attends la chute / j’ai fabriqué une sorte de phare / pour que des bateaux s’échoue / je me cogne / je suis trop près de moi / j’ai explosé mon corps / j’ai pensé dans ma tête / à toute la nudité de l’homme / sans le savoir / l’écriture me bouffe / je suis noyée / il n’y a que des départs / plus d’arrivé / muscle ton cri / phrases déchirées / dans les mêmes murs / l’Art n’est pas l’artiste / qu’est-ce que tu fous / dans mon corps / étoile perdu / pauvre concept / du chien je garderai la dent / autour du cou / pour ne plus combattre / je suis toujours abîmée / fatiguée d’être et déçue / c’est programmé / car tout est programmé / j’ai appris que la mémoire / revient par endroit / quand ça pue / et qu’il fait noir / l’autopsie du chien sans la dent / j’ai senti / que j’aime le mal / quand nous étions heureux / le bonheur ne doit pas durer / pas prendre corps / laisse-moi te dire / l’envers des choses / car il n’y a plus d’endroit possible / où vas-tu / je n’ai plus aucun contrôle / mais un rythme mais un corps / et de la vitesse / je marche sur un fil / je n’ai plus de jambes / je ne n’ai plus de pieds / juste une espèce d’égo / mal contrôlée / machine à merde / tu t’es vu la tête en bas / triomphant la bête / je vais me débrancher / les écrans me bouffe la tête / la langue la voix / cette mauvaise amplitude / je vais au fond / pourtant j’aimerai te dire / te parler / du trouble / 13 millimètres / sans le savoir / j’ai explosé mon corps

 

 

 

 

 

 

 

 

une voix/d i v

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13 mars 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ORQUE

 

 

         je suis chez moi je suis seule enfin je crois tu sais non peut-être pas je sers quelque chose contre moi le temps s’est arrêté il fait très froid ma robe est transparente et c’est l’été il y a nos livres coincés dans l’étagère du bas on peut voir un petit muscle blanc dans l’aquarelle comme un adieu il y a des vagues ce matin dans tes cheveux ils sont froids je vais les réchauffer avec mon souffle maladroit tu peux dormir comme l’orque sous un ciel rouge menaçant il était beau il te ressemblait tes sourires la même marque posé sur ton épaule et juste après on a crié fort ensemble la mort des oiseaux sur cette plage déserte sur la passerelle d’un bateau qui ne partira pas demain nous sommes restés à quai et la vie s’arrête sous un ciel ocre et brun il faut comprendre il faut le tordre pour oublier nous dire adieu une dernière fois sur la plage noire de monde il y a des chevaux dans la brume épaisse au galop qui disparaissent au loin et nous voilà maintenant derrière eux pour disparaître aussi comme la pointe de tes coudes dans ma bouche pour te mordre encore une fois la peau la même marque que je dessine à mon tour sur mon épaule comme une bête féroce l’animal en moi l’orque je suis nue quand vient l’été il fait très froid et je sais qu’il faut se tordre à nouveau pour respirer très fort pour être encore debout dans nos chambres où je passe de temps en temps pour disparaitre comme les chevaux quand ça va pas quand tout est loin quand tout est pris distancé mal remis foutu à l’abandon je sais plus où est notre maison je prends des photos je danse avec des ombres des orques blonds dans une peinture contre des murs il y a ma robe déchirée par les arbres et les dents de l’enfant que je cherche toute la nuit en vain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 mars 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ORQUE

 

 

 

/ Je suis chez moi / je suis seule / enfin je crois / tu sais / non peut-être pas / je sers quelque chose / contre ma poitrine / depuis 2 ans déjà / le temps s’est arrêté / il fait très froid / ma robe est transparente / et c’est l’été / il y a nos livres / coincés / dans l’étagère du bas / on peut voir / un petit muscle blanc / dans l’aquarelle / comme un adieu / il y a des vagues / ce matin / dans tes cheveux / ils sont froids / je vais les réchauffer / avec mon souffle / maladroit / tu peux dormir / maintenant / comme l’orque / sous un ciel rouge / menaçant / et pourquoi nous / l’enfant se portait bien / il était beau / il te ressemblait / tes sourires / la même marque / posée sur ton épaule / et juste après / on a crié très fort / ensemble la mort des oiseaux / sur cette plage déserte / sur la passerelle d’un bateau / qui ne partira pas demain / nous sommes restés à quai / et la vie s’arrête / l’enfant se tait / sous un ciel ocre et brun / il faut comprendre / il faut le tordre / pour oublier / nous dire adieu / une dernière fois / sur la plage noire de monde / il y a des chevaux / dans la brume épaisse / au galop / qui disparaissent / au loin / et nous voilà comme eux / pour disparaître / comme la pointe de tes coudes / dans ma bouche / pour te mordre/ encore une fois / la peau / la même marque / que je dessine à mon tour / sur mon épaule / avec mes ongles / comme une bête féroce / l’animal en moi / l’orque / je suis nue / quand vient l’été / il fait très chaud / et je sais/ qu’il faut se tordre / à nouveau / pour respirer très fort / être encore debout / dans nos chambres / où je passe / de temps en temps / pour disparaitre / comme les chevaux / quand ça va pas / quand tout est loin / quand tout est pris / distancé / mal remis / foutu / à l’abandon / je sais plus / où est notre maison / je prends des photos / je danse avec des ombres / des orques blonds / dans une peinture oubliée / contre des murs / il y a ma robe / déchirée par les arbres / et les petites dents / de l’enfant / que je cherche toute la nuit / en vain / dans mon ventre / oh mon trésor / mon petit garçon / glacé / qu’on réchauffait / de temps en temps / avec nos corps / de toutes nos forces / le deuil est impossible à faire /

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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