suicide toi mon fils [ d i v ]

03 août 2017

 

 

 

 

 

 

Mme Fouquet - (LP 3 Titres)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Madame Fouquet / 01

 

profite profitez
de cette éclat bleu
qu'on appelle soleil quand vous me manquez
beau
cou
l'étoile de mère
a des côtés coupants
et c'est pour ça
que nous coupons au couteau des bougies
dans un verre d'eau
pour éclairer nos nuits
tu saignes
aux coudes
comme un oiseau affamé
pour qu'un fleuve
coule
pas à pas
un baiser
j'ai compris qu'un socle n'est pas difficile à boire
ni à atteindre
quand on se tue à réfléchir à ça
comment je vais mourir
dans tes bras
dans ta bouche
dans tes sexes
que je nomme péninsule
arbre à chats
parenthèses
j'ai cru entendre un cil tombé
derrière le mur épais
où l'on s'abrite parfois
pour mourir un peu
si tu savais ce que fait l'ombre avec un corps
tout
une fusée du lait une horloge
pour te donner l'heure
quand nous aurons mangé nos peaux
fut il un instant dans l'autre
pour pardonner tout
goûter
tous nos fruits morts
défendus
et le fer des pendules
que le père martelait jour et nuit
à grand coup de ceinturon
dans vous
moi
j'aimerai vous faire jouir

 

 

 

Madame Fouquet (Carla Rose) / 02

 

Quand nous aurons gouté
A la dernière branche
Du sole entre les tombes
Ouvertes comme un cri
Lumineux que la peau
Aiguise à son tour
Pour nous manquer de peu
Les chats miaules
Nous frôlent
S’installent
On se réveille la nuit
Comme de la cendre
Un feu jamais construit
Pour l’ombre qui attend
Son tour au cadastre 
Je cherche les cheveux
Qui font que la nuit brille
Un peu plus que le vent
Qui attise de nos bouches
Un mot pourrait détruire
Tout même le ventre
Au soir de nos bêtises
Et si on faisait du vélo
Avec la chaine à nos cous 
Mordre et si c’était possible
Le frein dans tes dents
Qui brillent comme un éclat
Pris dans les aiguilles
Où c’est arrêté le temps
Derrière l’épaule
Derrière le chant
Partons nous promener
En ballade derrière les tombes
Où le temps s’est arrêté
Une seconde un enfant
Carla Rose danse au milieu
Des ronces et des orties
Puis la lavande
Des routes 
Des gares
Du sable au sang mêlé  
Restons ici
Le temps s’est arrêté
Construisons des ponts
Nous pouvons danser maintenant
Et rire comme des enfants
Carla Rose chante entre les tombes
De notre enfance
Au-delà des mots pris
Au bord de la falaise
De la fenêtre du corps

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 juillet 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                   Je vous offre ce bouquet de fleurs Sur la route Arrosez les avec mes larmes de bonheur j’y tiens beaucoup c’est comme une porte qui s’ouvre au jour Dans cet endroit sombre Où nous sommes En paix je crois L’ombre ou la lumière Mais qu’importe La moisson Et le reflet des mots Quand on a faim Je mords à votre bouche Comme un fantôme Raison de croire Que votre peau Le manque Mais où êtes-vous là Nous sommes au monde Vivante Pas m’enfermer Il y a un arbre dans un visage Ou le contraire Quand vous êtes assise en face de moi VOUS ETES BELLE Mais ça non plus On le dit pas Quand vous dites Entre les lignes Je ne veux juste plus souffrir Je me suis attachée à la raison Qui me quitte Et le soleil tombe Et le marbre est brûlant Et le désir monte Et l’envie Mais qu’est-ce que c’est que l’envie Dans le monde des vivants Il aurait fallu vivre Mais je n’ai plus la force De corriger les nuages Dans le ciel Des visages nous tirent la langue On est zinzin Faites-moi un signe J’ai simplement envie de dire Vos lunettes noires Ça donne du mystère à votre bouche Ça me nourri Comme un fil de soie bleue Piqué dans le sexe d’une fleurs bleue Soporifique Prête à mourir Parce que mon cœur est tendre Comme un coquelicot blanc Une fleur rouge Sur un morceau de pierre cassé Ni amant Ni rien du tout Comme des oiseaux blessés J’ai peur Vous me manquer déjà Mais y a une route Dans vos cheveux Jusqu’ici Qui nous entrainerai en enfer Au paradis Si je vous suis Là-bas J’observe votre visage Sur un banc Dans les arbres Y a une route Et des fleurs Et des dates A foison Mais finissez vos phrases Une bonne fois pour toute Avant de reprendre votre vélo Pour aller voir la mer Si elle est triste Et puis devans nous Et puis devans nous Les tombes les dates les marbres A foisons Nous étions libres Heureux quand les blancs se déchirent A vos robes à vos rires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 juillet 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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09 juillet 2017

ta poésie sera écrite avec du sang

 

 

 

 

 

 

 

 

Je me fais mal aux yeux
J’ouvre un paradis 
Plus grand que les étoiles
Et puis tes cheveux
c’est pas la fleur
Qui vient jusqu’à nous
C’est la couleur des mots
Qui s’imprime sur le bois le plus dur
Telle la forêt
Tel le marbre
Où tu t’assoies
Quand tu fais du vélo
Tu penses à quoi
A du sang fraichement rompu sur du goudron
A des chants de batterie quand tu ouvres les bras
A des moissons tristes que le plus petit animal sait
Dans la peau plus grande que le soleil
Et on s’attache à des détails
Futiles 
Violents
Comme la combinaison des chiffres sur une tombe
Perdue comme des bouteilles en plastique  
Sur un lac pour te dire
Qu’il faut vivre en harmonie
Avec les fleurs et les insectes
Qui te boufferont un jour
Le cœur et le sexe
Si t’en n’a un
Juste au-dessus du nez
Pour mieux voir la mer
Nos nappes rouges
Brodées d’armure ancienne
As-tu conscience de vivre
As-tu fait un large sourire aux roses bleues ce matin
Qui n’étaient là que pour toi
Pour s'ouvrir  
As-tu conscience d’être ici 
Quand tu fais l’amour
Quand tu fais du vélo
Quand tu écris à ta mère morte
Sortie étendre le linge de ta couche
Pour savoir quel temps il fera demain
Les draps blancs sont déchirés
Par nos manques d’amour
Les draps blancs sont des fleurs rouges
Détruites par des papillons affamés
Retrouvés dans des verres d’eau
Sur des grandes tables en ciment
Où tu poses parfois la tête pour réfléchir
Et puis le corps
Et le désir 
Pour savoir qui tu es vraiment
Un vélo
Un marbre
Une route marbrée
Pour un vélo fou avec sa chaine en or 
Tout ce fait dans les 5 ans
M’a dit dieu dans le regard d’un pauvre
Et c’est pour ça
Que je n’ai plus rien
Chez moi
C’est glauque
C’est comme une tombe
C’est comme un arbre avec un visage dedans
Pour avoir peur la nuit
Alors je me prépare
J’attends que quelque chose se passe 

C’est comme une jolie fille
qui met du rouge à lèvre
pour embrasser du sang

 

JE SAVAIS QU AVEC TOI DANS LES PARAGES J’ECRIRAI A LA FORCE DU POIGNET LE SANG LES FLEURS MORTES L’AMOUR ET TON VELO POUR TE POUSSER DANS LE VENT POUR QUE TU NE TOMBES PAS DANS MES BRAS FRAGILES ET PUISSANTS COMME UN COQUELICOT QUE JE COMPARE A TA BOUCHE AIMANT LE VIN SUR MA PEAU


j'ai peur de mourir
j'ai peur de toucher le fond
j'ai peur de mon chat
j'ai peur de faire du vélo
parce qu'on a deux genoux
une fronde
un élan
un lac
une secousse une seconde
un monde qui n'était pas le nôtre
je froisse du papier
une enveloppe
de la peau
et j'attends
et j'attends
le baiser sur l'enveloppe
pour mourir un peu dans toi
j'ai peur d'être doux
perdu
ici
là-bas
dans la violence des arbres
où le linge est encore froid
il me semble
pour écrire quelle date
avec du crayon rouge
ta bouche en train de me dire
tu finis jamais tes phrases
alors
rien
on va rester là
jusqu'à la fermeture
du ventre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 juin 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

R E V I V R E

 

 

 

On a traversé la ville On a mis des rubans dans les arbres Comme ça Très directement Dans l’air Pour tout détruire Ensuite Tous nos repères A force de reculer De fermer les yeux D’être De ne pas être Les statues La ville Les bras des statues Pour nous applaudir Nous Puis eux Puis nous encore A faire et à défaire La peau Des mensonges Tu cherches dans l’eau La petite goutte de sel Et de parcelle Il faut remplir la nuit Le mur s’approche Le doute aussi Et puis pierre après pierre Tu cherches un trésor Une peinture Un arbre dans la forêt Pour te cacher Du reste du monde Tu restes là Mais qu’est-ce que c’est le monde Un lac où tu plonges Pour mieux rentrer dans toi Je vais partir Et revenir Et la terre Il t’en reste Une multitude de choses Des cascades Comme un cri Un trait blanc Comme un départ dans le désert Laisse-moi tranquille Laisse-moi recommencer la peau Le fleuve est devant toi N’est-ce pas qu’il est profond Semble dire les cris que tu entends Autour de toi Courir à contre sens Mordre dans la couture La plaie si tu veux Dire je suis là pour personne Pas de futur Pas de ciel bleu Donner le signal Le corps fera le reste Un nombre une date Il ne faut pas Non Sois sage Ultime rencontre des nuages Pour se perdre en terrain plat Avant la pente Toi qui n’attends plus rien Toi qui n’attends plus rien Qu’une chose Attendre Tomber Mordre En nage on va se noyer on va tout perdre Mais c’est peut-être ça L’envie de vivre Tout simplement Tout perdre Et ne rien voir Tout est différent quand on ferme les yeux Tout est différent quand on ferme les yeux Tout Courir après les vagues Courir après les nuages Quand le ciel tombe au milieu Tu aimais fondre Et être heureux Devant les autres Comme de la glace Jamais tu reviendras Dans l’air sidérant Des roses blessées Qui t’ont vu naître Franchir la porte Apprendre Apprendre Que rien ne sert la peau Plus fort qu’un doigt Quand tu écris à l’ombre des acacias Le temps qui passe Tu restes à l’arrière Au fond du trou Dans la petite fente Et voilà le jour Et voilà le monde Tel qu’il est Devant toi C’est à toi de jouer Maintenant Pousse ton cri Allez va vivre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 juin 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SPIRITE MOUVEMENT

 

 

 

 

 

 

C’est pas bien ce que tu m’as fait
Cela ne va pas plaire au Spirite mouvement  
Lui, qui aime temps les fleurs
Quand on pose la main sur sa tête

Toute œuvre détachée du socle pour voir
Courir la mer tombe un peu plus bas ce soir   
Son éclat si bleu dans les mains trempées
D’azur pour voir si le ciel est bleu

Saumâtre dans chaque esprit gravé la montagne
Est plus basse ici comme un enseignement
La peau sera déchirée par un accident de ligne
Plus tard bien plus tard que la rosée

Perdue sous le masque sombre de ta main
Pour indiquer la route à prendre entre
Les arbres un mince filet d’ordure d’écorce
De fruits foncés pour tes dents vertes à venir   

Quand la terre enfoncée se prête au jeu
Pour mentir sous les arcades et divisions
Des vœux à exhausser pour mieux mourir
Chimie et sorcellerie / chaos et poésie
métal et physique / sang et textes allemands

ne pas dire du mal de la maison
car la maison est une tombe
ne pas dire du mal de la maison 
car la maison est une œuvre  

Cour carré qu’est-ce que tu prends
Pour sortir du cercle à l’abandon
Rien n’est plus fort que l’Amour
Car l’Amour avait sa place avant tout

J’ai peur de perdre mon enfant tu sais cela 
L’amour a une cause et un effet
Que nous devons punir par le meurtre. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

d i v  /  2 5 j u i n  2 0 1 7

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18 juin 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

THE FOREST

 

 

 

Je crois qu’on est là par accident On construit des ponts On regarde le ciel bleu qui glisse sur la peau Et puis on rentre à la maison Et puis c’est l’automne C’est l’automne et les feuilles tombent Et puis on retourne dans la forêt Et puis y a le chant des oiseaux monochromes Subtils et lents Au loin j’entends une rivières Et puis des enfants qui jouent C’est peut-être moi c’est peut-être toi C’est peut-être eux Qui viennent te papouiller le ventre et les cheveux Quand tu dors pas J’aurai voulu être très beau Très performant Très sûr de moi aussi Je crois qu’il y a quelqu’un qui m’entend Personne dans les arbres personne dans ta peau Que le petit insecte qui grimpe jour et nuit Jusqu’à ton cerveau Le j’ai les belles fleurs Au cou des belles filles qui s’endorment dans ton cœur quand tu pleures jour et nuit J’aurai voulu être très beau Sentir le vent dans mes cheveux Pour t’en donner un petit peu Toi qui court au loin dans la prairie comme un cheval au galop dans les flots bleus D’un amour prodigieux Autour de moi quatre arbres 4 raisons de croire qu’aujourd’hui il pleut J’aurai voulu être très beau J’aurai voulu être musicien Jouer sur un piano des notes subtiles et dangereuses C’est bientôt l’été Et je suis nu parmi les insectes qui frôlent Cette envie de vivre qu’on au creux De rien du tout

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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06 mai 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

station

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 avril 2017

 

 

 

 

 

 

 

 L'EVEIL

Tryptique par d i v

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 avril 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[ DEMEURES QU'ON NE POSSEDE PAS

 

 

 

                Je n’ai plus peur des fantômes Ni des voix que j’entends Mais j’ai peur des orages Car c’est toujours présent Comme un vieil arbre Au milieu de la cour Dans le vacarme Des enfants qui jouent C’est comme un insecte Qui voyage sous la peau Ça ne changera jamais On dit Que ça disparaîtra un jour Puis ça revient Comme une bataille Ou comme un cri Ou comme une plaie Qui vous travaille Qui vous réveille Sur un même quai Mais on est seul On est trop près On est trop loin de nous Puis ça revient Puis ça revient Tu n’y crois plus vraiment Au bonheur Au soleil miraculeux Des fontaines Qui parfumaient la ville Quand nous étions dehors Pour oublier cette vie Il faudra donc Oublier tout Notre passé Notre présent Pour vivre un peu plus fort Et dieu là-bas Qui tend ses bras Comme un seul homme Pour dire que le combat N’est pas fini Jamais Jamais tu m’entends Il recommence Pour prendre une autre forme Tu dois donner Maintenant Un autre sens à ta vie Car tu n’as plus le choix Es-tu prêt A sacrifier ta vie Pour une idée Pour un combat Je sais c’est difficile Il faut mourir Pour ouvrir une autre porte Tu dois comprendre ça Ton corps n’est qu’une enveloppe Un lac sacré Ou le secret est transparent Un sac un récipient Une éponge un sas Un élément Pour que ton esprit repose Enfin Voyage Tout recommence Tu dois apprendre Qui tu es Ce que tu fais Ce que tu cherches Ce que tu fais Ce que tu cherches Quand êtes-vous déjà mortes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

pour Claire C

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