suicide toi mon fils [ d i v ]

01 décembre 2016

 

CE SONT LES AMES QUI M'INTERESSENT ET QUE J'AIME, PAS LES SPECTRES, PAS LES ENERGIES DU bas astral, COMME ON DIT... CES ENERGIES LA SONT VRAIMENT A NETTOYER, ELLES BOUFFENT, ELLE SUCENT, CE SONT DES SUCCUBES...

 

il est mort de quoi ton  père ?

 

 

 

 

 

 

 

j’ai trouvé l’enfant contre un nerf
elle dis encule-moi par la bouche
il est grand temps d'inverser les rôles sporadiques et lumineux
la porte n'est pas complètement refermée
il doit forcément y avoir une autre issu dans l'eau foncée des cataractes
là où nous avons enterré des grands jardins par rangée de dix c'était l'histoire de l'homme avant 
pas la peine de chercher les dolomites et les cessions de rattrapages pour tous
il est trop tard pour regarder la chute devant soi 
pas la peine de manquer de recul
nous nous sommes manqués de peu une fois de plus encore c'est tout
cochez dans la bonne case
les enfants dorment bien sagement à l'arrière de l'automobile et changent très facilement de couleurs et de langages aussi certain soir il faut l'admettre
la poésie est un chant sacré tellement universel et creux
que jésus n'avait même pas prévu ça dans ses livres
la disparition du code secret la suite des chiffres qui vont avec
c'était quand même important de savoir ça dés le début déchiffrer tenir dans ses bras 
l'histoire de l'homme est avant tout l'histoire des grands singes et des plantes carnivores
cétacés
le grand bouleversement n'aura pas lieu
tu peux faire exploser la trame avec ton corps
tu peux inventer de nouvelles galaxies de nouvelles classifications dans tous les sens
tu peux ranger dans l'organisation pacifiée paranoïa et meurtre avec tous les médicaments numérotés contre la douleur classés de un à 4
la poésie n'en reste pas moins une superbe expression corporelle du bras quand tu passes ta jambe derrière la tête tu viens de te mettre un doigt tout seul dans l'œil 
est-ce un effort de tous les instants une certitude nauséabonde
quand le muscle se fait rattraper par un nerf cela reste un sport de combat
une altitude philosophique psychiatrique merdique un hôpital à 500 mètres
c'est une fin non chronométrée de toutes les attentes un moratoire unique
la poésie a échoué contre un mur minérale il faut l'admettre une fois de plus nous avons perdu quelque chose en route c'est de la vitesse 
c'est du silence que nous rattrapons plus vite que de la lumière
mais qu'est-ce que c'est doux quand nous n'enregistrons rien de bien précis dans des cases blanches déjà grisées
c'est le symbole d'une défaite et d'une victoire sur l'alternance
c'est le monde plié en quatre dans un morceau de peau extraordinaire sec
c'est le début du texte et c'est déjà sa fin
mais c'était déjà terminé depuis le début on le savait tout ça où étions nous
dans le corps du message que tu écoutes sur bande sonore c'est ton petit cœur que tu entends battre tous les jours et tu as peur de cette voix là derrière la porte
une voix légère à qui tu n'as jamais rien su demander 
sur la couleur des chaises empaillées et des rêves inversés où nous nous éloignons du bord
l'herbage où les fœtus sont empilés comme des livres anciens dans des bibliothèques modernes
moi qui ne sais ni parler grecque ni parler aux plantes quand je fais caca dans ma bouche ou dans mon pantalon


 

 

 

 

 

 

 

 

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28 novembre 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE TRIANGLE AMOUREUX

 

 

 

deux jours qu’on se loupe mon amour c’est pourtant pas l’envie qui nous manque et ce n’est certainement pas le va et vient incessant des nuages dans le ciel qui aurait pu changer quelque chose à tout ça elle me dit tout doucement à l’oreille pendant que je dessine machinalement des croix chrétiennes sur son bras pour l’enterrer vivante dans ma peau alors elle me dit j’aime pas faire l’amour quand j’ai mes trucs j’ai toujours trouvé ça crade hostile pas beau mais j’ai envie de te sentir tu peux me prendre le cul si tu veux il est à toi tout est à toi dit tu veux que j’enfile ma petite culotte en cuir pour t’exciter je lui dis oui et le spectacle de son petit cul serré dans la matière animale me fait bander très vite elle ouvre son petit cul de porcelaine elle ouvre son petit cul écrin doré comme de la soie il faut le préparer mon petit cul crache dedans ouvre le avec tes doigts cracher comme on pourrait peindre un tableau dans le noir pour y assembler des formes avec de la matière opaque il faut trouver le champs lexicale des non-dit il faut sentir la viande et les légumes et l’eau concassé épuré détruit la merde pour faire joujou comme des enfants c’est ça ta merde que je respire est le plus vrai des trésors car il est pur belle bonheur et j’en retire avec les ongles encore pour aller jusqu’au fond le plus loin possible je sais tout ça on aime avec son ventre le corps en est le résultat sublime le corps est compassionnelle le corps et sa belle mécanique de précision le corps et toute ta merde les yeux fermés qu’est-ce que tu touches qu’est-ce que tu cherches de si précieux en moi la merde pour faire joujou comme des enfants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 novembre 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          UNE ENFANT DU BATACLAN

 

 

Dernière heure à regarder le sommet du crâne
ultime minute à regarder le soleil finir sa course
sur ton visage qui me hante jour et nuit
c’est la chaise vide qui est la plus terrible
c’est aussi l’abandon des formes
toutes ces voix perdues
l’esprit nous en parlerons plus tard
l’esprit qui derrière ta porte entend tout ce que tu fais
ça va
ça va aller
nous sommes lents dans la nature 
nous sommes beaux et pourtant seuls endormis l’un et l’autre comme nous l’avons écrit un jour dans nos livres
ouverte
dans la chambre nue
tu parles à des fantômes
tu traverses ton propre corps
tu peux construire du sable avec des châteaux
tout est possible maintenant
tout est possible
toi
je dis bien tout est possible maintenant
toi
dans la chambre du fond c’était hier
le printemps fermait ses bras
laisse-toi faire maintenant que nous sommes deux 
les ombres grenats qu’offrait le silence après chaque pas perdu
il faisait beau c’était doux
les belles choses dans le cou glissaient comme un collier de perle et de musique
on dansait on était comme une capitale d’eau
des enfants en train de jouer avec du plâtre
pour recommencer les mêmes statues
les mêmes cascades
les mots comme bonjour
ça va
mais ça va pas du tout
pas le temps d’être un homme pas le temps d’être une femme
pas le temps d’être un muscle pour traverser la montagne dans mon élan qui surplombe rien le vide
et tes pas sur cette plage abandonnée de tous ou nagent encore de précieux poissons spectaculaires et translucides où la peau est transparente pour se voir une dernière fois
se toucher et disparaître
c’est comme ça dans l’autre monde
nous les vivants 
progresser progresser toujours
tel est le sens de la route
et la transformation
une heure dans la lumière à transformer mon visage pour être un roi
pour être une reine une enfant 
un visage
tu m’as volé mon visage
tu m’as violé
je suis la cage dans un oiseau
mon sexe multicolore
pour les dents carnivores des chiens affamés
centimètre carré
je n’ai plus de lèvres pour t’embrasser papa
je n’ai plus rien je n’ai plus rien je n’ai plus rien
on reviendra toujours à l’odeur de la peau derrière une oreille cassé
un tableau noir
un trou dans la bouche pour enfoncer encore plus loin la voix des statues que nous sommes tristement devenues
siècle après siècle année après année
et ne me parlez de votre dieu
de votre sale putain d’homme
froid
aux orties l’aorte
l’os est plus bien fort que toi
l’os est plus bien fort que toi
des tombes des nounours de l’écriture diagonales
ça va le fer est un objet dur plus puissant que les étoiles 
tranchant
qui fait
des petits trous dans la peau des poèmes au chant miraculeux et délicieux des je t’aime
pendant que des gouttes d’eau se confondent avec la texture des fleurs mortes mais coupées dans des vases pour être immobiles dans un verre d’eau froid et glacé
je bois à ta santé monde inversé qui nous appel
des fantômes des voix absentes des chaises vides
ça va
ça va
ça va
ça va pas du tout
la chaise est vide c’est ça
quelqu’un vous manque dans la chambre d’appel entre les murs le soleil est un peu plus noir qu’avant dit le petit insecte dans tes cheveux collés sous de l’ardoise
coupée
amande
il y a le petit prince à deux têtes chercheur d’or
terriblement efficace quand il est seul
pour chercher les comètes disparues
dans le sable des châteaux 
il y a l’eau verte quand il pleut dehors sur les mâts pour perdre et reperdre
toute direction possible
et en avant
il y a mes mains liées à votre mémoire
votre visage qui me hante jour et nuit
ça va
ça va aller
ça va prendre
rien du tout ne va prendre
le silence est un plat froid 
dis
c’est l’été ou c’est l’orage
là-bas
y a comme un gout de sang
dans mon sexe bousillé
partout sur les murs
je jette mes dernières forces
plonge avec moi
dis-tu en regardant tes pieds pour savoir si l’eau est chaude 
plonge avec moi
ramène-moi encore des poissons spectaculaires et transparents ou le sel est mangé par du sucre
les enfants
les enfants
je crois que nous n’avons plus pieds maintenant que tout est terminé
ça va ça va
mais ça va pas du tout
ça va aller
ça va
mais ça va pas du tout aller
des trésors et des insectes comme seul repas  
laisse-moi maintenant que tu as trop parlé toi
laisse-moi rejoindre le monde des morts
juste un peu pour ne pas rompre
l’idée la forme l’objet
métallique qui rentre dans la peau
la gueule du chien fatigué
laissez-moi tranquille laissez-moi tranquille
ça va aller
laisse-moi tranquille
laissez-moi maintenant que nous sommes tombés
on m’a volé mon visage…

 

 

 

 


In Memoriam Lola Ouzounian – Une Enfant Du Bataclan - texte et musique d i v - 13/11/16

 

 

 

 

 

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Les corps sont indispensables pour l’évolution de la médecine et de la recherche scientifique.

 

 

 

 

Ne t’ai-je jamais dit que j’avais l’écriture prophétique
Pour moi les murs sont et resterons comme des vecteurs
Des oreilles coupées des champs d’ours des chants possible  
Des voluptés pour chacun d’entre nous il y en a 1 000 

Compte après moi pour que ça rentre dans ma tête
Et tu trouveras dans la nature un ventre rond
Pour avancer péniblement dans l’herbe folle
Mes pieds bleus mes pieds bleus mes pieds bleus

C’est-à-dire moi en train de chier sur des fleurs mortelles
Comme chaque matin quand je rentre dans ta bouche
Pour t’embrasser et pour écrire à l’encre verte
Qu’il te reste cinq jours à vivre et pas un de plus

 

 

 

 

 

 

d i v / 13 / 11 / 16

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12 novembre 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

tu cours après moi
ami
tu cours après moi
des trains blancs
quand il fait nuit
sous l’averse 


tu cours après moi
les couleurs
de l’arc en ciel
quand il fait jour
dans ton cœur
à minuit


est-ce qu’au moins tu sais
ce qui bat
dans ton poitrine
quand tu reviens
me dire tout bas
le matin
je t’aime

je t’aime
je vais partir
on revient
drap te dire
qu’il est loin
le souvenir
d’être à toi
pourquoi
les envies

le désir
les soupirs
et la mort
dans tout ça
quand tu dis
je restore
je minerve
je m’endors

j’aime aussi
être seul
dans la nuit
pour mourir
et j’en crève
de ces corps
de cette vie
qui passe
qui défile

dans la ville
si petite
où les cœurs
gris s’empilent
comme des fruits
sans soleil
comme des nuits
sans sommeils
ni tristesses

c’est la vie
camisole
reste ici
ni caresses
ni envole
dois-je en rire
quand j’appuie
ça fait mal

sous la peau
le désir qui s’en va
bien plus bas
les deux ponts
puis la rive
et la terre
ton épaule
je trébuche
et je tombe
loin d’ici

dans mes bras
noir de monde
quand la foule
est compacte
tout autour
éphémère
le désert qui avance

écarlate
et le rouge
de tes lèvres
qui me coupe
quand j’ai froid
c’est l’amour
même sa marque
sur la bouche
me fait mal
comme un arbre
couché sur la route
tu cours après moi
des camions
sans phares
dans la nuit
ni lumières 
te traverse

comme un épais brouillard
pour se perdre
revenir sur ses pas
et c’est vrai
quand nous aimons
l’air est plus léger

ça sent bon
dans le cou
sous nos pieds
les belles phrases
le genou qui s’écrase
dans les draps
juste après
avoir posé nos masques
sur la table
en acajou

regarde-moi
regarde-moi
comme si c’était
le dernier jour
de notre histoire
de notre amour
une balle dans la tête
une gare déserte
une route qui s’arrête
dans le cœur de l’autre
puisse s’arrêter un jour

dans la course
la grande gueule ouverte
pour mordre dans ta soif
si je meurs
ne m’oublie pas

saigne à ton bras
les deux ponts
pour rejoindre
mon père
ta sœur
le petit chat
ma propre mort
le chien jaune
et si dieu
veut encore de moi
je suis prêt

 

 

 

 

 

 

 

 

 C'EST L'AMOUR

 [texte&musique  d i v]

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08 novembre 2016

 

 

 

 

 






 / la mort le rêveur et moi /
    / PROJET : SUICIDE /
























On m’envoie des miroirs cassés
Je ressentais la douleur de l’autre
La sensibilité c’est bien et c’est pas bien
La sensibilité c’est comme une malédiction
On a des boutons on a de l’eczéma
Elle m’a donné un produit pour stopper ça
Ça faisait peur
Car on sait que tout se passe sous la peau
C’est horrible parce qu’on a envie de gratter
La peau c’est une ceinture une barrière un phare 
J’avais bien capté ça
La famille
Qu’on m’aimait pas
Les non-dit
Le paranormale
Mon cœur saigne abondamment
Mais cela ne se voit pas
J’ai une hyper sensibilité
La tempérance
Je suis du troisième décan
La maison affective
Une sous-merde comme un acte de résistance
C’est assez violent
Ne mets pas de tampax
Comme si j’étais une pute
Je suis le fruit de ça
La nudité
Je suis la fille la plus grande
Ça pèse sur la balance
Ça s’appelle l’expressivité
Je vois toute ma vie qui défile
Je n’aime personne et personne ne m’aime
Allez c’est fini
Des électro choques de la pornographie
C’est toujours une histoire de rejets
Tu veux m’entendre pleurer
De mon scalpel
C’est violent c’est comme si c’était un viol
Mon voile dans mon vagin
Alors attend
Ce n’est pas que dans le bonheur que j’écris bien
Elle garde toujours sa langue
Comme une maladie dans la lumière
L’amour sera toujours absent
On retourne la plaie
Comme une pulsion d’écriture
J’en reviens à moi-même
Des épices des trucs comme ça
C’est les femmes qui émettent un rejet
On n’en revient toujours au médicale
A l’anatomie
Tout ça c’est la vérité
500 grammes
Et puis c’est la chute
Une carence affective
La piqûre de rappel
Le matin je suis mort
On est comme un aigle
L’Atlas du poids du monde sur mes épaules
Une personne comme moi
Qu’est-ce qu’elle peut ressentir
Dans une maternité qui n’est pas là
Je suis qui maintenant
Désir pas désir
Nullité
Je suis la seule personne qui pense à moi
C’est la forme et pas le fond
Mais pourquoi je vous dis tout ça
De ce qui est intimement lié
C’est la mort je ne vois de futur
Comme une inscription funéraire
L’émotion il faut la respecter
Je suis une stance de poésie
La langue française je la connais
Ça m’a donné beaucoup de distance
On ne sait plus si on est beau si on est moche
Je n’arrive plus à m’inscrire
C’est un appel au secours
J’ai soigné des gens
Je suis un div
Le chocolat ça fait grossir
Il est trop tard pour aimer
Moi ce qui me fait peur c’est NOEL
Il y a le moi intime
En édition la femme
Je me demande si ma mère va me demander si ça va
Comme des coups de poings dans le ventre
Pour avoir un semblant de réponse
Moi je suis traumatisé
Les chrétiens
Il y a quelque chose en moi d’universelle
Une force supérieure
Une énergie le soir
Une date charnière
Je n’ai pas ce que je veux
C’est ça qu’il faut comprendre
Une seule personne a plus de pouvoir que le groupe
Ma vie sentimentale en est l’unique sortie catastrophique
Quand est-ce que je vais avoir des enfants
Pour m’enlever des certitudes
Je cherche un équilibre
Un être nouveau
D’être père
Progressivement
Mais je suis triste
Alors on mangera quelque chose dans le livre
Ou tout est mou 
Le bonheur quand je parle d’un visage
Dans un miroir inversé
J’avais écrit un jour
Je suis en retard
J’adore aller à la messe
J’adore NOEL
Quand est-ce que je vais revenir chez moi
Mon véritable ami
Quand on est dans la nuit
Est-ce qu’on est dans le présent
Quand on parle
Trois mois
6 mois
Un an que je fais ça
Je vais encore me retrouver tout seul en été
On me tuyaute la bouche
J’entends mes enfants parlés
On a envie de vivre
On a envie de vivre et de me tuer
A la corde il faut que je pleure
Je ne mens pas ce n’est pas du théâtre
Est-ce que je peux faire pipi dans ta bouche
Quand la merde sera le commencement de tout
Je le sais je me supprimerai dans un bois
Le pire c’est d’être confronté à la falaise

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 juillet 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diana

 

 

j’aime bien la fleur quand elle est mauve et blanche dans vos bras si longs quand vous passez quand la nuit tombe mais je suis trop fatigué pour vous écrire tout ça maintenant il est trop tard alors il faut que je me sauve très loin d’ici pour exister un peu quand le cœur bât profond t’attendre sur un banc j’ai 3 minutes encore à vivre dans le froid pour mordre et pour guérir dans le fruit que tu me tends avec tes doigts la soif écrire en écoutant le pendule de tes boucles d’oreille comme un arome sucré pour écouter ta bouche me dire et m’inventer d’autre prénom comme Antonio mais c’est peut-être ça le sud l’aurore et le soleil entre les deux dents pour entrer dans ton corps au matin y a-t-il une heure pour détacher tes cheveux je crois que oui y a-t-il une main pour détacher le bonheur je n’en sais rien et même si je savais qu’est-ce qu’on n’en ferait de tout ça le bonheur c’est comme du soleil sur une fleur qui ouvre la gueule en grand pour ne rien laisser passer c’est la passerelle le souvenir l’entre deux comme on dit l’enfance ou autre chose qu’on a perdu dans l’autre sens et la voiture avance me double et disparaît dans la nuit qui ne reviendra plus jamais et c’est fini les étoiles tombent sur la peau de la fille de Barcelone comme un sourire dans le cou on aura fait le tour du monde on aura fait oh pas longtemps mais qu’est-ce que c’est que le temps l’anti chambre de la Mort mais on s’en fout à la nôtre aux étoiles il faisait beau c’était l’été les figues coupées le vin qui coule et l’encre sous la peau qui marquera peut-être un jour la phrase de ton unique amour sous l’articulation des mots comme un secret posé sous le ruban violet que tu poses sur ton front comme un démon en file indienne un brin d’herbe collé sur ton épaule et le puis le charme s’opère dans le regard de l’autre pour le garder intact longtemps après mais qu’est-ce que c’est que le temps derrière nous un blasphème la fleur blanche qui devient mauve pendant que le sang bât défile rigole et coule le long d’une colonne toute argentée pleine de lumières cherchant l’eau le regard la vérité et l’or d’une boucle d’oreille à ton cou comme la poire coupée en deux dans ma bouche que tu me donnes comme un baiser Diana

 

 

 

 

 

 

 

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30 juillet 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Antonio

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 juillet 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UNE SEMAINE D'AGONIE DANS LA CHAMBRE DU CHEF DE GARE

 

 

 

 

J’appelle un chat, un chat Capitaux Testé et formulé sous contrôle médicale Restes Hisse Mur Si tous les mecs crevaient Je me sentirais moins seul L’enterrement des mots Le mot assassiné Party Diarrhée Dieu Un jour je serai tout seul L’enfance un mouvement Dans un violon Un vieux poème Suite Genre casse toi Humain nature Jardin 1er semaine Barcelone bus La vie est belle Un autre recueil Essai sur la qualité de l’enfance Chan/son Brasier Bad trip Redéfinir ses objectifs Quelque chose se passe autour de toi Bravoure obéissance bien-être Mon bel amour Et si L’amour fou Terminus Je vous écris un poème pour vous dire Comment je me suis débarrassé en trois fois de ma peur des araignées Avant J’apprenais éternellement à parler Tout est dans le regard Morbide, petits chats et papillons Qu’est-ce que c’est que l’amour Complément d’objet direct Descendre du cheval Sans titre de transport Qu’est-ce que c’est que le désir Hématomes Rien Descente Temps sec Problème de connexion Formol Mon enterrement La surenchère de ta douleur Une réflexion brève sur l’amour A la masse Bon plaisir Guerre froide

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 avril 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    J’ai tout perdu. Tu sais. Je suis impatiente. Tout ça. C’est à cause de la peau. DE L’OREILLE. Du noire. De la ceinture. Dans un CIRQUE. UN JOUR J'AI VU UNE Fille mal suspendue. COMME De la viande abattue entre deux fils de Fer. BLANC. EN BALSA... ROUGE et blanc. TU DESCENDS. Tu disais monte sur mes épaules. TU DISAIS. Je l’attrape pour Toi. Sur la dernière branche. Le fruit. MOI J’aimai moi j’aimerai me détruire. Pour arrêter les voix. Une bonne fois pour toute. La densité des voix. Cherche. NE TE RETOURNE PAS. Le grain DE LA PEAU, qu'il y a sur la toile des tableaux... C’est comme si. On n’en n’avait pas assez du goût des autres. Midi, 13 heures. Le chien jaune n’est pas mort. La greffe a tenu bon. LE CHIEN jaune EST MORT. Ce matin. J’étais très enfermée très seules. Je suçais toujours mon pouce. [ Ne laisse rien. ] Ne laisse rien - DE CETTE ŒUVRE. Aucune chair AUCUN LIVRE AUCUNES PEAUX aucuns rythmes en train de patauger dans l’eau. Aucun espace non plus. Aucun déchiffrage. RIEN NE MEUBLE et rien ne revient. L’odeur de ta nuque parfumée SUR MON EPAULE. Le tri des pommes derrière le mur. C’est l’Amour. NON. Tu l’as perdu cent fois. DANS LE CŒUR ET DANS LA MAIN DE L’autre. ALORS Une belle journée commence, ça sent bon. Je suis sec. Recommence ta main, dans mon ventre, pour fouiller. J’ai mis des fleurs. Ce matin SUR MA TOMBE. POUR ETRE EN AVANCE. POUR être heureuse. Pour être avec les ombres. Qu’est-ce qu’on n’aurait pas fait tous les deux. DES KILOMETRES dans la ville étrangère. Pour je sais pas moi. Mourir un peu. L’amour, t'entendre dire qu'avec le temps, tout s'en va. Mon cul.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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