suicide toi mon fils [ d i v ]

21 janvier 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CESAR

 

 

 

J’écris de la poésie depuis 30 ans Ça sert à rien la poésie J’écris de la poésie depuis 1 000 ans Ça sert à rien la poésie Ça sert à casser des ponts sous la glace Ça sert à casser des murs Qui ne tiennent plus debout Ça sert à casser la parole qui aiguise à l’école Le corps des platanes dans les enfants Qui ont trop joué autour Les mots qu’on ne dit plus Mais seul on n’avance pas ou plus jamais Les cheveux courts de mon garçon Dans l’axe ou dans la camisole de force Pour me remettre dans toi Est-ce qu’on a perdu le chemin Est-ce qu’on a perdu la route Est-ce qu’on est déjà passé par là Je vais rentrer à la maison Je cherche la vérité Ailleurs que dans mes mains Ailleurs que dans mes pas J’écris pour oublier qui je suis vraiment Je crois que des esprits sont là Mal ou mauvais Qu’importe la religion Que nous avons dans le ventre De l’altitude de la distance Je crois que la solitude Est un dédoublement de soi Pour écouter la petite voix Dans les murs qui t’empêche de dormir C’est tout simplement le tissu blanc Posé sur ton corps pour que tu n’es plus froid J’écris à des fantômes J’écris à la noyée J’écris pour ne plus avoir peur J’écris pour être un autre J’écris pour des visages disparus Quand tu sors pisser le chien par la bouche Ne sens-tu rien venir Ne sens-tu pas que quelque chose bouge Au fond de ton corps La rétrospective de César Dans un film qui passe en boucle L’assassin a t-il tué le cheval Dans l’enclos lumineux Où le soleil entrait parfois La lumière était belle Sur les objets abandonnés De la maison seul Une fois je crois t’avoir dit non Car la douleur était trop forte Je crois que la poésie Ne réveillera jamais Le cheval mort Ni même les mouches Car les mots sont assassins Impudiques et droits Quand ils te touchent Les murs gardent le secret de ta chambre Les murs gardent la distance des croix Posées dans la terre fraiche Pour nous rappeler demain Hier toujours Comme cet après-midi Dans les galeries souterraines Quand le cheval t’a reconnu Tu l’as regardé dans les yeux As-tu senti Le souffle des baisers tordre le fer Des enfants rois dans le cou Les absents retournent la mer Tu faisais quoi quand l’art ne sert à rien Cela nous permet de reconnaître l’endroit Où nous sommes déjà passés Lointain souvenir Quand nous étions mourants Toi juste à mes côtés Dans le pus et le pouls Des journées rouges Quand la peinture coulait à flot Sur les murs sous les ponts Mais j’entre un dé à coudre dans le doigt Pour oublier que la mémoire Ne rentre pas directement dans nous Des sommets des falaises Des ongles dans la bouche Pour disparaître à notre tour Pour croire encore au ciel Toi reine et moi soldat Pour combattre à mains nues Les démons blancs Pendant que l’on dormait Dans la péninsule Dans la grande ville Sur des fleurs en métal Ecrire ce laps de temps perdu Quand on recule devant soi Ecrire sur une balançoire La légèreté de l’être Aimé Est-ce qu’on aimait la pluie Est-ce qu’on aimait le vent Est-ce qu’on aimait la pluie Est-ce qu’on aimait la structure mentale De notre corps à cet instant précis Je crois que oui Touche-moi On est heureux On est vivant ON N’A PLUS JAMAIS ENVIE DE MOURIR QUAND ON EST HEUREUX Alors il faut l’écrire et le chanter Pour s’en souvenir encore un peu Une dernière fois Une dernière fois Une dernière fois Est-ce qu’on a perdu le chemin Est-ce qu’on a perdu la route Est-ce qu’on est déjà passé par là Je vais rentrer à la maison Je cherche la vérité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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07 janvier 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SPIRIT MOUVEMENT

 

 

 

C’est pas bien ce que tu m’as fait   Cela ne va pas plaire au Spirit mouvement   Lui, qui aime temps les fleurs Quand on pose la main sur sa tête
Toute œuvre détachée du socle pour voir Courir la mer tombe un peu plus bas ce soir    Son éclat si bleu dans les mains trempées D’azur pour voir si le ciel est bleu
Saumâtre dans chaque esprit gravé la montagne Est plus basse ici comme un enseignement La peau sera déchirée par un accident de ligne Plus tard bien plus tard que la rosée
Perdue sous le masque sombre de ta main Pour indiquer la route à prendre entre Les arbres un mince filet d’ordure d’écorce De fruits foncés pour tes dents vertes à venir   
Quand la terre enfoncée se prête au jeu Pour mentir sous les arcades et divisions Des vœux à exhausser pour mieux mourir Chimie et sorcellerie / chaos et poésie métal et physique / sang et textes allemands
ne pas dire du mal de la maison car la maison est une tombe ne pas dire du mal de la maison  car la maison est une œuvre  
Cour carré qu’est-ce que tu prends Pour sortir du cercle à l’abandon Rien n’est plus fort que l’Amour Car l’Amour avait sa place avant tout
J’ai peur de perdre mon enfant tu sais cela  L’amour a une cause et un effet Que nous devons punir par le meurtre. 

L’amour

La mort 

Ne pas dire du mal de la maison

Car la maison est une tombe

Ne pas dire du mal de la maison

Car la maison est une œuvre

On aimait ça le monde

Pendant qu’on s’abîme

Pour disparaître   

Au fond de cette ligne

Qu’est l’horizon

Ta bouche

N’ai-je pas su te dire

Qu’il faut tenir

Et regarder la route

Devant soi

Toute petite

J’étais déjà notre arbre brûlé

Ton pire ennemi

C’est toi

Et tu le sais

Regarde l’enfant qui joue

Une seconde puis deux

Puis cinq puis 4 années

A nous faire mal

A nous faire mal

Comme des enfants déchirés

Sous un soleil de plomb

Que reste-t-il / de nous

Que reste-t-il / de notre histoire

Le fil tendu

A son extrémité

Pour se couper la langue

Ne plus rien dire

Ne plus rien faire

Attendre

Ne pas dire du mal de la maison

Car la maison est une tombe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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01 janvier 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 décembre 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans Les Bois

 

 

 

 

 

Regarde comme il fait beau
Le regard vers le ciel
Fuse
La morsure du vent
A damner 
Petite fille 
Petite fille sur un rocher
Je me bousille les mains 
Le bleu cru des nuits mêmes 
Partir avec ses fugues
En queue de cheval 
Sur un fond bleu vibrant 
Je marchais pour oublier
Le cœur le sexe
Regarde comme il est beau
Le chat tigré
Après la porte lourde
Ses danseurs au plafond
Un jour d’été 
Le moelleux de la neige
Répété chaque matin 
Le fragile équilibre
Pour échapper
A une autre nuit
Le laisse en paix
Alors pourquoi se réveiller ?
Pourquoi se réveiller du silence 
Mais la vie
Malgré les blessures
Petite garçon
Grande guerre
La terre est dure
On y va dans l’instant
Il en voulait
Les yeux fermés
Je suis aveugle
Le dos comme eux
C’est ça que j’aime
Seul  
Derrière la scène
Le visage vers le ciel
Ici le granit argenté
Face à la mer
Très lentement dans les yeux
Dans la transparence de l’eau
Il y avait une rose
Tout à l’heure là-dedans
Sa peau
Pour éprouver encore
Je m’accroche
Je me casse le dos
Etrange étrange
Je prends quelques mots
Juste une éclaircie
Comme à une bouée
Creuser longtemps
Creuser seul 
Que je transpire
Que je me bousille les mains
C’est ça que j’aime 
Les rêves l’étaient
C’était bon
Les muscles font oublier le cœur
Le sexe
Ça sent bon la plage
La terre est dure
Ou plutôt si
Eclats d’or en couleur
Un rayon de soleil
Le réveilla
Chaque matin
Les yeux fermés 
A ce chant noir
Un rouge d’abîme
Sous le tranchant
Mais qui sait
Si elle n’était pas
Pleine de lumière
La vie
Le plus longtemps possible
La force de se lever
Le refus de se fondre
La chaire d’Anita
Le bleu cru
Rose
Face à la mer
Des îles piqués 
Ses hommes
Ensommeillés 
Dans sa tête
L’émotion
Qu’elle m’avait faite
Ventre et seins
Le grenat
C’était la nuit
Des pensées jaunes
Du corps barré d’une pierre 
Le rouge de nos deux bagues
Mais le sang ne lave pas le sang
Isolé les cheveux bruns
A la lumière
Qu’il vivait en couleurs
Pour échapper
Pour échapper à une autre nuit
Pourquoi se réveiller ?
La terre est dure je me bousille les mains
La terre sous mes pieds
C’était elle
Que je cognais à chaque pas
Seul
Comme à une bouée
Je ne savais plus
Parler
Quelques mots
Je suis la
Parler sous la pioche
Comme eux
Je suis aveugle 
Je me casse le dos
Russe 
C’est ça que j’aime
Creuser
Creuser longtemps après
La rupture
A l’horizon des plages 
J’ai besoin de paysages aimés
J’ai besoin de lumière
Regarde comme il fait beau face à la mer
Fuse
C’était moi
Je marchais pour oublier… 

 

 

 

 

 

 

 

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29 octobre 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[ au fond j’ai toujours su

que j’atteindrais l’amour

un peu avant ma mort ] [ m h ]

 

 

 

 

 

 

EST FINI

 

 

 

 

IL DOIT Y AVOIR DES PUTES Ou un démon DANS MA TETE Je ne voulais pas tuer quelque chose Tout à l’heure dans tes bras Chasser les secondes Et les roses Broyer du noir Ce n’est pas la toute-puissance De dieu qui nous menace Même sa douceur Nous laissera de la place La peau le corps Est-ce une image Est-ce une étape Quand on a le dos tourné Pendant l’orage Qu’est-ce que tu vois Un immense carnage Orchestré par nos pas sur la glace même pas froid même pas mort on y va je sais pas qui est le plus fort en tout cas ce n’est pas moi il te racontait des histoires ton père avant de t'endormir raconte-moi les hélices les départs je sais il faut partir Nous descendons toujours vers le blanc Vers le noir Une sortie des couloirs Pour nous laisser glisser Et disparaître Le temps c’est fait pour ça Et puis ce visage enfin détendu Que tu vois Est-ce une image Trop forte suspendue Je sais pas J’apprends qu’il y a des portes D’autres corps D’autres pages Merci pour tout Mais je n’aime pas la vie Je veux être incinéré et gardé dans une petite boîte mais pas jetée à la mer non pas comme ça le sel j’en ai gardé de la lumière quand je fermais les yeux c’est écrit depuis le plus jeune âge dans les mains dans un regard L’homme est un labyrinthe Où des millions d’hommes se battent Mais pour qui Mais pour quoi Alors je laisse une trace C'est ce que je fais qui m'apprend ce que je cherche un déplacement dans l’espace L’ivresse des premiers pas Il faut aimer et croire C’est pas l’envie qui manque C’est l’espoir Vivre au bord de cette falaise Comme si c’était la première fois Mais la douleur est parfois magnifique Qui choisit le pied Qui choisit la tête Et le cœur dans tout ça Souvenir pêche écrasée framboise à son réveil elle était seule et le resta durant toute la semaine qu'elle passa au CHU de la ville avec un autre corps un autre visage et nous aurons moins mal tout à l’heure quand tout sera fini coule sur moi le soleil et les roses et les matins doux sur les plus jolies choses que nous avons gardé au fond de nous comme un trésor comme un abîme derrière la porte au fond j’ai toujours su que j’atteindrais l’amour un peu avant ma mort il faut toujours viser la tête les roses et le soleil avant de s’endormir dans les bras de ceux qu’on aime je vais te dire un truc au creux de ton oreille il faut aimer la course folle au bord de la falaise il faut aimer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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03 août 2017

 

 

 

 

 

 

Mme Fouquet - (LP 3 Titres)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Madame Fouquet / 01

 

profite profitez
de cette éclat bleu
qu'on appelle soleil quand vous me manquez
beau
cou
l'étoile de mère
a des côtés coupants
et c'est pour ça
que nous coupons au couteau des bougies
dans un verre d'eau
pour éclairer nos nuits
tu saignes
aux coudes
comme un oiseau affamé
pour qu'un fleuve
coule
pas à pas
un baiser
j'ai compris qu'un socle n'est pas difficile à boire
ni à atteindre
quand on se tue à réfléchir à ça
comment je vais mourir
dans tes bras
dans ta bouche
dans tes sexes
que je nomme péninsule
arbre à chats
parenthèses
j'ai cru entendre un cil tombé
derrière le mur épais
où l'on s'abrite parfois
pour mourir un peu
si tu savais ce que fait l'ombre avec un corps
tout
une fusée du lait une horloge
pour te donner l'heure
quand nous aurons mangé nos peaux
fut il un instant dans l'autre
pour pardonner tout
goûter
tous nos fruits morts
défendus
et le fer des pendules
que le père martelait jour et nuit
à grand coup de ceinturon
dans vous
moi
j'aimerai vous faire jouir

 

 

 

Madame Fouquet (Carla Rose) / 02

 

Quand nous aurons gouté
A la dernière branche
Du sole entre les tombes
Ouvertes comme un cri
Lumineux que la peau
Aiguise à son tour
Pour nous manquer de peu
Les chats miaules
Nous frôlent
S’installent
On se réveille la nuit
Comme de la cendre
Un feu jamais construit
Pour l’ombre qui attend
Son tour au cadastre 
Je cherche les cheveux
Qui font que la nuit brille
Un peu plus que le vent
Qui attise de nos bouches
Un mot pourrait détruire
Tout même le ventre
Au soir de nos bêtises
Et si on faisait du vélo
Avec la chaine à nos cous 
Mordre et si c’était possible
Le frein dans tes dents
Qui brillent comme un éclat
Pris dans les aiguilles
Où c’est arrêté le temps
Derrière l’épaule
Derrière le chant
Partons nous promener
En ballade derrière les tombes
Où le temps s’est arrêté
Une seconde un enfant
Carla Rose danse au milieu
Des ronces et des orties
Puis la lavande
Des routes 
Des gares
Du sable au sang mêlé  
Restons ici
Le temps s’est arrêté
Construisons des ponts
Nous pouvons danser maintenant
Et rire comme des enfants
Carla Rose chante entre les tombes
De notre enfance
Au-delà des mots pris
Au bord de la falaise
De la fenêtre du corps

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 juillet 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                   Je vous offre ce bouquet de fleurs Sur la route Arrosez les avec mes larmes de bonheur j’y tiens beaucoup c’est comme une porte qui s’ouvre au jour Dans cet endroit sombre Où nous sommes En paix je crois L’ombre ou la lumière Mais qu’importe La moisson Et le reflet des mots Quand on a faim Je mords à votre bouche Comme un fantôme Raison de croire Que votre peau Le manque Mais où êtes-vous là Nous sommes au monde Vivante Pas m’enfermer Il y a un arbre dans un visage Ou le contraire Quand vous êtes assise en face de moi VOUS ETES BELLE Mais ça non plus On le dit pas Quand vous dites Entre les lignes Je ne veux juste plus souffrir Je me suis attachée à la raison Qui me quitte Et le soleil tombe Et le marbre est brûlant Et le désir monte Et l’envie Mais qu’est-ce que c’est que l’envie Dans le monde des vivants Il aurait fallu vivre Mais je n’ai plus la force De corriger les nuages Dans le ciel Des visages nous tirent la langue On est zinzin Faites-moi un signe J’ai simplement envie de dire Vos lunettes noires Ça donne du mystère à votre bouche Ça me nourri Comme un fil de soie bleue Piqué dans le sexe d’une fleurs bleue Soporifique Prête à mourir Parce que mon cœur est tendre Comme un coquelicot blanc Une fleur rouge Sur un morceau de pierre cassé Ni amant Ni rien du tout Comme des oiseaux blessés J’ai peur Vous me manquer déjà Mais y a une route Dans vos cheveux Jusqu’ici Qui nous entrainerai en enfer Au paradis Si je vous suis Là-bas J’observe votre visage Sur un banc Dans les arbres Y a une route Et des fleurs Et des dates A foison Mais finissez vos phrases Une bonne fois pour toute Avant de reprendre votre vélo Pour aller voir la mer Si elle est triste Et puis devans nous Et puis devans nous Les tombes les dates les marbres A foisons Nous étions libres Heureux quand les blancs se déchirent A vos robes à vos rires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 juillet 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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09 juillet 2017

ta poésie sera écrite avec du sang

 

 

 

 

 

 

 

 

Je me fais mal aux yeux
J’ouvre un paradis 
Plus grand que les étoiles
Et puis tes cheveux
c’est pas la fleur
Qui vient jusqu’à nous
C’est la couleur des mots
Qui s’imprime sur le bois le plus dur
Telle la forêt
Tel le marbre
Où tu t’assoies
Quand tu fais du vélo
Tu penses à quoi
A du sang fraichement rompu sur du goudron
A des chants de batterie quand tu ouvres les bras
A des moissons tristes que le plus petit animal sait
Dans la peau plus grande que le soleil
Et on s’attache à des détails
Futiles 
Violents
Comme la combinaison des chiffres sur une tombe
Perdue comme des bouteilles en plastique  
Sur un lac pour te dire
Qu’il faut vivre en harmonie
Avec les fleurs et les insectes
Qui te boufferont un jour
Le cœur et le sexe
Si t’en n’a un
Juste au-dessus du nez
Pour mieux voir la mer
Nos nappes rouges
Brodées d’armure ancienne
As-tu conscience de vivre
As-tu fait un large sourire aux roses bleues ce matin
Qui n’étaient là que pour toi
Pour s'ouvrir  
As-tu conscience d’être ici 
Quand tu fais l’amour
Quand tu fais du vélo
Quand tu écris à ta mère morte
Sortie étendre le linge de ta couche
Pour savoir quel temps il fera demain
Les draps blancs sont déchirés
Par nos manques d’amour
Les draps blancs sont des fleurs rouges
Détruites par des papillons affamés
Retrouvés dans des verres d’eau
Sur des grandes tables en ciment
Où tu poses parfois la tête pour réfléchir
Et puis le corps
Et le désir 
Pour savoir qui tu es vraiment
Un vélo
Un marbre
Une route marbrée
Pour un vélo fou avec sa chaine en or 
Tout ce fait dans les 5 ans
M’a dit dieu dans le regard d’un pauvre
Et c’est pour ça
Que je n’ai plus rien
Chez moi
C’est glauque
C’est comme une tombe
C’est comme un arbre avec un visage dedans
Pour avoir peur la nuit
Alors je me prépare
J’attends que quelque chose se passe 

C’est comme une jolie fille
qui met du rouge à lèvre
pour embrasser du sang

 

JE SAVAIS QU AVEC TOI DANS LES PARAGES J’ECRIRAI A LA FORCE DU POIGNET LE SANG LES FLEURS MORTES L’AMOUR ET TON VELO POUR TE POUSSER DANS LE VENT POUR QUE TU NE TOMBES PAS DANS MES BRAS FRAGILES ET PUISSANTS COMME UN COQUELICOT QUE JE COMPARE A TA BOUCHE AIMANT LE VIN SUR MA PEAU


j'ai peur de mourir
j'ai peur de toucher le fond
j'ai peur de mon chat
j'ai peur de faire du vélo
parce qu'on a deux genoux
une fronde
un élan
un lac
une secousse une seconde
un monde qui n'était pas le nôtre
je froisse du papier
une enveloppe
de la peau
et j'attends
et j'attends
le baiser sur l'enveloppe
pour mourir un peu dans toi
j'ai peur d'être doux
perdu
ici
là-bas
dans la violence des arbres
où le linge est encore froid
il me semble
pour écrire quelle date
avec du crayon rouge
ta bouche en train de me dire
tu finis jamais tes phrases
alors
rien
on va rester là
jusqu'à la fermeture
du ventre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 juin 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

R E V I V R E

 

 

 

On a traversé la ville On a mis des rubans dans les arbres Comme ça Très directement Dans l’air Pour tout détruire Ensuite Tous nos repères A force de reculer De fermer les yeux D’être De ne pas être Les statues La ville Les bras des statues Pour nous applaudir Nous Puis eux Puis nous encore A faire et à défaire La peau Des mensonges Tu cherches dans l’eau La petite goutte de sel Et de parcelle Il faut remplir la nuit Le mur s’approche Le doute aussi Et puis pierre après pierre Tu cherches un trésor Une peinture Un arbre dans la forêt Pour te cacher Du reste du monde Tu restes là Mais qu’est-ce que c’est le monde Un lac où tu plonges Pour mieux rentrer dans toi Je vais partir Et revenir Et la terre Il t’en reste Une multitude de choses Des cascades Comme un cri Un trait blanc Comme un départ dans le désert Laisse-moi tranquille Laisse-moi recommencer la peau Le fleuve est devant toi N’est-ce pas qu’il est profond Semble dire les cris que tu entends Autour de toi Courir à contre sens Mordre dans la couture La plaie si tu veux Dire je suis là pour personne Pas de futur Pas de ciel bleu Donner le signal Le corps fera le reste Un nombre une date Il ne faut pas Non Sois sage Ultime rencontre des nuages Pour se perdre en terrain plat Avant la pente Toi qui n’attends plus rien Toi qui n’attends plus rien Qu’une chose Attendre Tomber Mordre En nage on va se noyer on va tout perdre Mais c’est peut-être ça L’envie de vivre Tout simplement Tout perdre Et ne rien voir Tout est différent quand on ferme les yeux Tout est différent quand on ferme les yeux Tout Courir après les vagues Courir après les nuages Quand le ciel tombe au milieu Tu aimais fondre Et être heureux Devant les autres Comme de la glace Jamais tu reviendras Dans l’air sidérant Des roses blessées Qui t’ont vu naître Franchir la porte Apprendre Apprendre Que rien ne sert la peau Plus fort qu’un doigt Quand tu écris à l’ombre des acacias Le temps qui passe Tu restes à l’arrière Au fond du trou Dans la petite fente Et voilà le jour Et voilà le monde Tel qu’il est Devant toi C’est à toi de jouer Maintenant Pousse ton cri Allez va vivre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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