L'AMOUR APRES
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je déchire la première page d’un livre je vois qu’on tiendra plus longtemps qu’avant je lis entre des accolades que la guerre est fini je viens d’écrire à l’aveugle qu’un tout petit espace est encore visible je prends tout ce qui dépasse quatre 5 murs 2 trois étages et un sourire en demi teinte sur le bois le plus dur tu lances des pierres des morceaux d’attache je te cueille du lilas en saison froide je balbutie coroles et goûts amères sur la plage noire de monde tout un mardi après-midi sans toi alors que j’étais seule j’ai déchiré une autre page qui collait au ventre j’inonde un parapet avec tout mon amour pour le lin blanc quand il fait soleil on fait des cauchemars atroce on ne sent pas la chaleur sur la peau on se noie dans les bras de l’autre on cherche le plus petit indice d’amour pour ne pas retomber malade un homme tond la pelouse avec un truc électrique sous le bras ça fait un bruit épouvantable dehors on se souviendra un jour d’être passé par là je suis pressé extrêmement liquide en quinconce j’invite des grands singes à me barrer la route à me rejoindre par rang de deux devant la cour d’école quelqu’un m’a mis son mouchoir derrière le dos pour savoir si je pense à lui quand je pense à toi je pose un livre dans le dernier train et cherche des titres pour la prochaine cession de lecture comme présomption d’innocence ou masque de Venise pour la grande farandole à venir pour oublier qui je suis et qui me maltraite comme ça quand j’ai mal à la gorge je vois qu’un cercle a été posé sur une gouttière en croix pour infléchir un genou un sentiment un jeune chat une source souterraine tellement droite mais toi qui me digère est-ce que tu peux me suivre au bord de la falaise là où nous sommes immondices déchirures et amantes pour marcher pieds nus sur un lit de buvard et un parterre de roses où mon palais est amour pour recommencer le même enfant quand je suis dans ton corps j’ai les dents je suis celle que tu
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