AMOUR APRES L
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j’ai pas brisé menu menu les espaces blancs les ongles nets et sans réponses le mur à l’escalier et l’air si délicieux qu’on respire dans les fleurs au matin quand le muscle va jusqu’aux embruns la serviette autour du cou comme un œuf de pâque pour ne pas prendre froid c’est ce qu’on dit des platanes et des arbres fruitiers qui bordent la route pour écarter du bras quelques minutes de soleil avant la fin du film quand tout s’éteint tu sais j’étais venue jusqu’ici toute seule pour écrire les mémoires d’une île à son aplomb quand le soir descend on y revient par la même porte par la même goutte ou le même corps un autre un peu plus loin se lève et marche ça fait comme une résonnance comme un lacet cassé des routes à n’en plus finir un pull noir pour gommer un visage une fois dedans le cou l’œil et les cheveux la bouche et puis la nuque mais c’est chaste la soi disant distance qu’il faut laisser le silence que l’on peut parfois tordre entre deux romances un galet tiède une escarcelle un pas dans l’eau pour dire à l’autre tu peux me suivre jusqu’à la fenêtre tu n’as qu’à suivre mes pas il n’y a aucun danger les rideaux de la chambre seront les voiles de notre radeau englouti pour l’éternité et une seconde de plus
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