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je m’appelle pas
je suis assise en face
de nous
de quelques tableaux décrochés
ils sont tous sales
posés le long des pas
dans des angles de cuisine
et chambres ventilées
ta peau
bordel de merde
est-ce que je la touche mieux
quand elle est dans la foule
au monde
des gens applaudissent
n’importe quoi
des enchantements
un soleil qui tombe dans l’eau
du désir
des acteurs
des footballeurs
du x
pour une belle enveloppe
scellées
des battements de pieds
au bord des trois piscines
un bilboquet géant
posé sur un sofa
souple
avec de la petite écriture
dans l’œil
quand ça éclabousse
c’est blanc rose
et c’est bleu nuit
et c’est pareil
dans la cendre
tout ça
ça coule
ça se déforme
alors
je recompte dans les intervalles
des trucs insensés
des corps à l’endroit
de la petite enfance
violette
mais je ne peux pas
je ne veux pas lui faire de mal
avec de la pluie
je m’interdis de soulager
de rire
quand je me cogne
ça change de couleur
très souvent
et j’en suis là
nous verrons
je me regarde tourner
pendant des heures
dans un miroir
à 3 faces
pour contempler la chute
de reins
nouveaux diamants
et trace de sel
au coin d’une bouche
était-ce ta langue
dans mon annu
laire
où l’on va
comme ça
nous partirons ensemble ?
tu sais quelque chose
j’attends toujours
avant de tracer
l’eau des cascades
j’appuie la nuque
sur un rayon de soleil
qui ne devait pas
passer par là
mais que voulez-vous
ce quelque chose
de conséquent
qui vous casse
qui vous monte
est à vous
comme de la chaleur
c’est doux
et ça prolonge
des sensations de vie
de morts
et puis des mouches
quand vous prenez les quais
j’ai mal au ventre
ça s’ouvre
sur quelques bâtiment
mais c’est fort probable
qu’on aime la menthe
et le sucré
le vert
l’endroit des routes barrés
je suis au petit coin
je fais
je chie
et j’aime ça
j’attends que l’estomac se vide
qu’on prenne ma main
qu’on m’aide à traverser
le désir des appâts
les indiens les cowboys
je suis contraire au vent
tourelle avec robe
et scaphandre dans l’eau
quand il s’agit de m’embrasser
je flotte un laps de temps
dans l’air
le rouge
c’est quand je parle de vêtement
mais c’est violent l’amour
tu sais
ça détruit tout
sur son passage
des goélettes
des petits chats
anthropophages
c’est très précis
ça coupe
la couleur rouge
me va très bien
merci
pour les fleurs
et les photos
d’appartement
quand je pars
j’ai toujours un livre
ou deux
entre les cuisses
tu sais la tiers personne
le désir tout ça
toute ces conneries
formatées
qu’on nous vend
c’est un voyage à Barcelone
en Crète
en Islande
j’appuie où ça fait mal
et j’ai toujours peur
d’être un petit garçon
dans vos bras
propres
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