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suicide toi mon fils [ d i v ]
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2 août 2009

émo ro ide

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Je ne t’ai jamais dit que le soleil fond rapidement dans mes mains quand je les appuie les prolonge quand je les touche avec succès du vinaigre blanc coule en abondance dans ma gueule et je suis heureux de sentir ça sur ma peau de me faire fouetter par du vent qu’on commémore au loin qu’on annule aussi d’un coup de baguette magique si près du corps qu’on se coupe encore une fois on recommence je ne t’ai jamais dit que c’est avec la bouche que tu m’as mordu le sein avec cette élégance raffinée qui revenait très souvent ce léger sourire ce léger pincement qu’on ressent comme une pointe au cœur la bouche tu peux le croire sur mes faux livres invendus tu peux l’écrire en grand avec un stylo feutre sec et l’oublier demain comme une peau comme une pomme qu’on respire qu’on caresse à l’envers une peau qu’on rend double même si ça prend trop de place le sang laissé entre les plinthes pour faire tenir certain mur la viande n’était pas de trop l’appendice et le goût amer entre ça et ça on choisit ça fait une petite tâche sur la cuisse une petite douleur au bras ça glisse pas ça s’effacera demain après midi vers onze heures quand j’appuierai sur la détente d’une pluie jaune bloquée sur un court périmètre le courant sur une plaque de métal mouillé ramassé avec le dos j’étais pieds nus immortelle je l’entends taper dans une lucarne ouverte ou un reflet c’est déjà perdu il y a longtemps j’étais dans sa bouche c’était blanc croisé avec du lait je crois toujours qu’une flaque de sang peut rendre immortel quelque chose une bouche qui ne sèche pas directement l’écriture dans un tableau noir qu’on retourne dans ses rêves pour en finir avec notre sommeil oublié dans un jardin qui ferme tous les jours à dix sept heures quarante cinq tu m’as mordu l’oreille quand je te touchais un peu plus bas c’était lui c’était lui l’épaule se casse comme du bois sec on revient sur les genoux tu l’entendais ça quand on était chienne à se chercher comme ça jusqu’à la coupure de l’étang en bas de chez nous une division ocre le fer que l’orage laisse toujours derrière lui pour éclairer la route pour se perdre pour se bouffer l’épaule de ce sang là je n’en n’avais jamais assez avais tu le trousseau dans la bonne clé je m’efface  je n’en peux plus du goût de la terre brune je l’entends dans une multitude de chose posée à l’envers sur ton ventre je ne t’ai jamais dit que mon sang était pourri jusqu’à l’os que des dieux t’ont mordu à genou quand je crachais sur ton fils à moitié nu sur le dos à chasser des esprits dans le goût de ta bouche ça puait la mort qui revenait sans cesse ça allait jusqu’au pied un nerf c’est fait pour ça c’est pour capter les émotions trop fortes trop violentes mortes ou vivantes c’est la même chose même ça les dieux nous les dessinent très bien à côté de certains muscles il faut donner sa langue au chat pour que des esprits tracent avec leur compas des cercles sur la peau au fond de la gorge et dans les poings la multitude de chose qui ne sert plus à rien qu’à découper qu’à rafraîchir qu’à te mettre hors du terrain et si je devenais ta petite pute préférée est-ce que tu me tuerais comme ton père alors pardonne-moi pardonne-moi les offenses et la pyramide du milieu sur la carte où il manque nos points d’attache j’attends le plus beau camion qui me sortira de la mer il faut se raser les cheveux avant d’ouvrir son livre à la page sept cent quarante neuf pour accepter la brûlure du soleil quand la température sera juste en dessous de zéro tu me donnais ta maladie tes peurs le goût je te donnais mon sang pour faire son autre chemin je me regarde dans le toit d’une voiture me faire sucer la queue par un écrivain connu que je ne connais pas il aime ça il a les dents très blanches ça se voit très facilement dans la nuit pour se suivre et pour voir qu’une bouche sait mentir il aimerait aller plus loin me demande si je sais parler en allemand il aimerait qu’il y est du sang partout dessus pour lui rappeler son enfance son exil sa sexualité avec ses poupées éparpillées sur le lit quelqu’un écoute derrière la porte pour savoir si je suis encore en vie c’est une longue nuit qui vient de commencer pour que les peaux sèchent toutes ensembles je veux bien recevoir tous les honneurs et votre ingratitude si je me lève le premier viens vers moi ouvre mon ventre injecte moi ta pire maladie infectieuse le suicide je veux voir si c’est de la merde qu’on crache avec ses dents moi j’aimerai boire de l’électricité statique pour recevoir mon père mort dans mes bras le laver jusqu’au cul lui retirer sa cuisse ou sa dernière merde suspendu sûrement trop liquide à cause des médicaments contre la douleur des mélanges pour encore une heure un jour et quarante cinq minutes de bonheur le préparer le suivre encore une fois lui sourire lui dire tu m’aimes pas alors je vais te tuer une seconde fois

mais lui me dit comme dit la chanson la maladie qu’on m’a refilé je la porte comme un miroir à chaque fois que je me déplace sous un train dans une église avant de crier il suffit de croire de le toucher avec la langue traversée par un morceau de fer abîmé dans mes yeux pour toucher l’anse brûlante d’un jeu si mortel qu’on évite de rentrer dans des chambres avec un livre à la main j’ai dessiné dans le noir transpiré dedans porte  

pour heurter ton peintre tu dois te donner corps et âme tout le temps jour et nuit c’est une affaire de crépuscule de tissu de hasard et de longs baisers dans le cou écorché pour obtenir le plus beau rouge des profondeurs qui n’a jamais existé auparavant tu es à lui tu n’es pas toi tu n’as jamais existé dans aucun livre tu dois lui donner la main tes paupières ton corps pour faire de ta peau une morsure permanente un ciel de colza tu dois lui faire monter ce désir qu’il a depuis l’enfance et qui ne le quitte plus depuis des années celui de nourrir ton cuir avec son sperme collé dans tes cheveux en douceur en joue tu dois lui glisser une étoile douce dans le tracé des organes féminins sous la chaleur et la dentelle qui gonfle après t’avoir soufflé dans le corps la parole qui fait monter le cri de toutes le positions qui te casseront le dos tu dois être devant lui tu dois de donner corps et âme comme de la pourriture une maladie tu dois te tuer avec des produits toxique comme l’alcool la teinture d’iode et le safran pour te jeter du haut d’une tour d’un homme qui tourne le dos d’une falaise d’un pont droit dans un virage pour qu’il obtienne les différents contrastes des coupures nettes retrouvées dans tes dent de lait juvéniles et blanches pareil à ses tableaux où des fruits sont croqués sur des tables renversées de bonheur et d’ivresse tu dois tout donner à ton peintre ton enfance ton goût de la mort la peau toute la peau et la jeunesse de ta mère sur une photo en noir et blanc un peu jaunie tu dois tout

mordre de te couper en deux avec un morceau de chair fantasmé dans la première épaisseur avec une couche plus moelleuse faire semblant de pleurer comme tu respires et lui montrer des tas de choses qui peuvent flotter dans tes mains comme la nuit démontable comme l’eau fraîche comme le pardon comme l’essence comme l’aiguille qui transpercera ta langue quand il te dira de faire saigner ta peau toute neuve après le troisième tableau l’esquisse d’une femme qui vient de perdre son unique enfant dans les flammes d’un bateau poussé par des courants jaunes et bleus dans un ciel impeccable   

j’étouffais de bas en haut je montrait mon sexe aux différents modèles qui prenaient mal leur pose de sept minutes c’est le temps nécessaire pour faire passer son corps de la lumière à l’ombre et encore je ne sais pas si une chaise d’ordinateur fait moins mal au dos il faut que la chambre soit un peu plus reculer que la table avec ses fruits si tu veux heurter ton peintre je faisait le singe sur toute la surface blanche qu’il restait encore à noircir je me suis abîmée la bouche avec un coin de table pour que le froid rentre directement dans ma peau et non dans son regard quand il te disait très violement je l’ai mis sur des tallons aiguilles c’était mon seul désir parmi les objets nus le corps surmonté reste une valeur sûre pour

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