FLOT . . . . . LE BRUIT DE LA NUITToute chose se
FLOT
.
.
.
.
.
LE BRUIT DE LA NUIT
Toute chose se repose à tue-tête. S’endort sur le ventre. Quand le sable est mouillé. La plage se retire. Au loin. Dans le creux d’un sillon. Il y a du silence. Un espace blanc. Encore un espace blanc. Ouvert. A la page 30. Tu tiens ton livre entre les genoux. Tu ne lis pas. Tu dessines des fleurs sur ta peau. Qu’est-ce que t’en penses. Du pull. Et des h. Dans le mot maison. Porche. Fenêtres. Train qui ne passe pas. A l’heure proprement dite. Tu attends. Tu regardes. Qu’est-ce qui vient de se passe ici. Un espace blanc. La page. Encore un espace blanc. Tu attends. Tu regardes. Un sillon dans le creux de ton genou. Ouvert. Et blanc. Quand le sable est mouillé. Tu ne dors pas. Tu viens de lâcher ton livre. Du pull. Et c’est l’ordre des choses que tu entends. Tout simplement. Du bruit.
LES PYLONES ROUGES
Mais peut-être que tout cela est l’avenir de l’eau. Sur du carrelage. Froid. Où nous marchons pieds nus. Nous sommes à jeun. Epaule contre épaule. Il flaque ton dos. Il est pourtant lisse. Ca goute et ça résonne. Ca traverser à peine et c’est léger. Ca revient peu à peu. Je sens un petit trou dans ta bouche. Et puis quelque chose qui vient. De transparent. C’est souple. Ça forme tout autour de nous. Comme un obstacle. Une étoile. Avec une couleur extraordinaire au milieu. On dirait du sang. Laissé très longtemps sur la peau. Est-ce que je peux le goutter pour m’endormir ?
FELINE
Voir le meilleur des villes loin des ordures. Pour dissoudre du noir avec ses dernières forces. Du rouge. Beaucoup de rouge. Pour amoindrir ce quelque chose qui fait mal et qui ne doit plus rester en nous. Une boite en carton. Un souvenir de table. Et d’enfance. Un tigre en papier. Dans la corbeille en métal. Un corps flottant dans l’azur. Net et coupé. Un dimanche quand tout était calme. Et triste. Plus que trois jours à tenir. Une semaine. Un soupir. Plus que 3 jours à tenir Je t’appuie là ici pour que tu me pousses dans le vide. Je veux fabriquer du savon de la merde. Avec ton corps une ville. Une cour intérieur pas si petite que ça finalement quand on la regarde de haut venir vers nous. Comme une griffe sur la joue. Pour grandir avec.
NOCTURNE
Ton souvenir s’oublie. Ca devait être ça. L’appui. La résonnance. Le monde. C’est sec où je marche. Je continue pourtant à mal tracer ta courbe dans le noir. Est-ce que je sais ? Rien. Je continue à dévaler la pente. A regarder la marche. Jaune. Cassée. Se battre encore une fois avec le soleil. Quand l’arbre est arrêté devant nous. Doucement ta main. Doucement. Une heure que je fais ça. Sans m’arrêter. Sans ta montre. Que nous avons perdu ensemble tout à l’heure dans la chambre de la salle de bain. Et quelque secondes. Plus que 3 jours. A tenir. Il doit forcément y avoir un sens. Dans l’ordre des choses inversées. Pour tenir encore à cette peau. Qui n’a plus de goûts. Ni de ficelles. Ni de forces. Pour finir comme ça. L’histoire de l’homme. Dans un livre sombre. Et bleu nuit.
.
.
.
.
.
.