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suicide toi mon fils [ d i v ]
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11 septembre 2009

Morning Mist

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ta gueule qui me colle ta bouche dans mon corps ta bouche qui me colle derrière la vitre au revoir ne me lâche pas des yeux je vais tomber tu sais ne me colle pas des vitres sur tout le corps pour mieux me voir c’est inutile après je joue du piano dans la grande pièce sans rien savoir ni rien connaître de la musique j’envoie des timbres dans des enveloppes anglaises à doubles fonds et blanches j’écris que ta culotte est en papier je confirme qu’il y a du vent dehors j’adore la sentir quand t’es pas là partie dans les nuages sans doute dans les nus qu’on plante avec des clous dans les églises tu sais j’adore le prendre en poudre ton chocolat fraise sur la terrasse quand il est ferme personne dehors je regarde toutes tes culottes pleine de ma vase d’arpèges et de pianos tu sais le goût la mort et le désir de vivre comme toutes ces belles voitures qu’on double sur l’autoroute qui descend le soir après l’étang prendre de la vitesse c’est ça prendre de l’altitude dans la chute pour sentir les petites mains de nos parents mourants et plouf dans la terre dans le feu dans le cul et on recommence on recommence tu sais le cirque manège et petites boites oh les belles fleurs dans tes cheveux quand on pue je sais les ramasser dans internet dans leurs mains dans leur sourire tu sais tout ça mieux que moi tu l’as écrit dans ma peau dans la doublure et dans le feutre très claire j’ai senti quelque chose de si léger qui me parcourait le corps d’hier à hier à aujourd’hui j’ai chié grave dans ta culotte verte pour te laver le dos pour te faire tenir dans mon froc j’ai glissé dessus pour voir le ciel se déglingué toute un soir une soirée un dimanche avec ton chien qui me ressemble un peu quand il bave toute une journée avec lui je me suis démaquillé comme un bateau couché sur le flanc Ouest à chialer sur la digue à comprendre pourquoi ta poupée chante en faisant des bulles de savon toute la journée la tête dans l’eau c’est marrant quand une agrafe rentre dans la peau ça laisse un petit trou on regarde dedans et on voit quelqu’un qui joue du piano dans une grande pièce sans rien comprendre ni rien connaître de la musique et c’est ce que je fais devant toi je fais pipi caca dans un chapeau que je me mets sur la tête et puis j’écris que ça sent bon je me retourne sur cette plage je suis couvert je nage dans un bateau j’attrape du vent avec ma bouche pour avancer plus vite sur des cahiers sans marges aussi plat que ses ventres à elle et non elle n’est pas morte elle dégueule des océans en plein naufrage elle graff dans l’acier des petits dessins des montgolfières des bulles avec paroles et moi dedans comme un singe à me lustrer le manche comme un avion qui brille après la pluie sur un tarmac flambant neuf désert et silencieux après la pluie pendant le sommeil des oiseaux elle balbutie des trucs dans les chiottes quand elle part à la cave chercher des soleils qui n’existent pas même pas dans les livres même pas dans nos ventres même pas dans le plus secret des secrets pour faire tenir le corps je suis malade tu vas mourir sang ma bouche une dernière fois une

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