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suicide toi mon fils [ d i v ]
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31 mai 2010

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[ LA SCULPTURE EST MON CORPS ]

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......................................Janus. Fillette mal suspendu comme de la viande abattue entre deux fils de fer, blancs et bruns. Non je ne te regarde pas défiler entre les socles rouges. Je vois tes mamelles comme deux blocs de balsa. Je vois ta queue fétiche taillée recommencée retravaillée entre les statues sans têtes et colorées le jour par de l’aluminium masculin, détruit, complètement essentiel. On cherche d’autres couleurs dans les yeux, d’autres tâches d’encre, d’autres chutes d’arbres, d’autres terrasses et d’autres nivèlements doubles, intenses. Non tu n’es pas de saison morte. Non tu n’es pas du magnolia serré en train de pourrir sur un rebord de fenêtre dans le bois le plus dur entre ordre et chaos. Non tu ne tomberas pas dans le vide anatomique et lent car avant de tomber n’importe où il faudra compter un an dans une minute. Non tu ne lâcheras pas la barre d’appui trop chaude d’une ou deux fenêtres avant de regarder le ciel et le soleil se reconstruire collaborer ensemble, important et primitif, ce va-et-vient poussé donnant donnant. Non tu es bien plus que ça. Tu es le thème astral obsessionnel de la peau, cette double qualité qu’à l’enfance pour les mouvements traversés dans la tanière et dans le nid troué des spirales et des objets coupants. Tu es l’outil qui tombe le mieux et qu’on retrouve ailleurs sous un autre totem ou sur un autre masque, petite figurine d’architecture moderne taillée directement dans l’embryon mâle des terrasses jusqu’aux immeubles des maisons et dans le vêtement de la peau, contenant et contenu, extrême tension. Tu es Janus et sa richesse nuages, un retour à l’eau, un retour au lait sculpté par la bouche. Tu es la cellule mère-enfant père-enfant plâtre bulbe devant l’accouchement de la femme-couteau. Tu es un lac transparent posé sur mes épaules pour que des oiseaux abimés saupoudrés inconscients tombent et retombent dans le fleuve massé par trois cellules différentes et encastrées, les unes dans les autres. La vie la mort l’indispensable. Embrasse-moi pour me donner du rythme sous les ongles. Il faut suivre la cage thoracique jusqu’à l’œuf autour duquel tout s’organise, à la fois obscène et paysage. Alors écarte-moi-trouve. Ecarte avec tes lèvres en galerie chambre toutes mes émotions fortes avec infiniment de sucre et de salé de caoutchouc encore mobile et tendre pour une liquidation totale des matériaux fascinés autour desquels tout s’organise. Ma peau sera ton catalogue de couleurs et de sens inversés pour une faille double des tendres compulsions, qui peut maintenant s’ouvrir pour recevoir dans sa tanière et dans son nid, la malléabilité des larmes du père enfin admises et récitées, que je craie, que je pratique, que je renverse, que je récupère, que je re-rentre mal, dans le schéma féminin des corps fascinés que j’invente. Janus.

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