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suicide toi mon fils [ d i v ]
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23 septembre 2010

Résilience

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Je prends acte

Avant d’écrire

Avant le jour

Les distorsions

Les souvenirs

Et ton visage

Avant l’été

La pluie.

Ok je la valide

Dans l’os

Ta maladie.

Je jette du sable dans une poubelle

Avec quelques affaires dessus

J’ai besoin d’eau

Et de dormir sur ton épaule

Pour te sentir

La peau.

Courage.

Et puis.

J’ai besoin d’une famille

J’ai besoin d’une sécurité affective

Sinon je vais mourir seul

Dans un champ

Loin d’une chaise.

J’aurais bien aimé comprendre ce qui c’est passé

J’ai mal

Je m’approche et je me tais

Coupé dans mon élan

C’est la transformation des images

De la peau que l’on fractionne

En quelques secondes dans l’œil

La rencontre fondatrice c’est

Celle qui permet de prendre un virage

Très dangereux. Très sombre.

C’est des merveilleux chemins

Que l’eau

Que tes pieds

Ta bouche

Et qui je suis

Vraiment.

Je suis un laitage un corps un fantôme

Une masse sur la route

Qui descend

L’ombre jaune

Du soleil.

Je suis un spécialiste de l’attachement

Et du cheveu derrière mon dos

Quand tu me donnes envie

La mort est belle et bien présente

Comme cette jeune fille

Sur la banquette de cet hôtel.

J’ai la douleur d’une dent dans le ventre.

Quand est-ce que ça apparait pour la première fois dans le petit ventre de la maman

Le contact de la peau

Les premiers mots d’amour

Et la maison qui brûle.

Ce qui compte

C’est l’autre

Moi je n’existe pas

Dis l’enfant

A ses jouets

En aluminium

Pour que ça reste dans le cerveau

Les avions.

Je suis un grand voyageur.

Je craies des systèmes de protections

Plus intimement à moi

Je suis un handicapé

Un être vivant qui aime regarder le ciel

Rire

Et le soleil.

Entre chaque étape

Avant de nous dire oui

Adieu

Nous nous marchons dessus.

La page blanche

C’est une annale forme

Un trou

Et moi je suis dedans

Comme un acier qui trempe

Un coquelicot de champ

Je suis coupée en deux.

La page blanche c’est une dictature dans la chambre des officiers préparant l’horreur

Qu’on a en face de soi.

:!

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