Résilience
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Je prends acte
Avant d’écrire
Avant le jour
Les distorsions
Les souvenirs
Et ton visage
Avant l’été
La pluie.
Ok je la valide
Dans l’os
Ta maladie.
Je jette du sable dans une poubelle
Avec quelques affaires dessus
J’ai besoin d’eau
Et de dormir sur ton épaule
Pour te sentir
La peau.
Courage.
Et puis.
J’ai besoin d’une famille
J’ai besoin d’une sécurité affective
Sinon je vais mourir seul
Dans un champ
Loin d’une chaise.
J’aurais bien aimé comprendre ce qui c’est passé
J’ai mal
Je m’approche et je me tais
Coupé dans mon élan
C’est la transformation des images
De la peau que l’on fractionne
En quelques secondes dans l’œil
La rencontre fondatrice c’est
Celle qui permet de prendre un virage
Très dangereux. Très sombre.
C’est des merveilleux chemins
Que l’eau
Que tes pieds
Ta bouche
Et qui je suis
Vraiment.
Je suis un laitage un corps un fantôme
Une masse sur la route
Qui descend
L’ombre jaune
Du soleil.
Je suis un spécialiste de l’attachement
Et du cheveu derrière mon dos
Quand tu me donnes envie
La mort est belle et bien présente
Comme cette jeune fille
Sur la banquette de cet hôtel.
J’ai la douleur d’une dent dans le ventre.
Quand est-ce que ça apparait pour la première fois dans le petit ventre de la maman
Le contact de la peau
Les premiers mots d’amour
Et la maison qui brûle.
Ce qui compte
C’est l’autre
Moi je n’existe pas
Dis l’enfant
A ses jouets
En aluminium
Pour que ça reste dans le cerveau
Les avions.
Je suis un grand voyageur.
Je craies des systèmes de protections
Plus intimement à moi
Je suis un handicapé
Un être vivant qui aime regarder le ciel
Rire
Et le soleil.
Entre chaque étape
Avant de nous dire oui
Adieu
Nous nous marchons dessus.
La page blanche
C’est une annale forme
Un trou
Et moi je suis dedans
Comme un acier qui trempe
Un coquelicot de champ
Je suis coupée en deux.
La page blanche c’est une dictature dans la chambre des officiers préparant l’horreur
Qu’on a en face de soi.
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