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Séquoia
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:[ Peut-être que je dormais. Peut-être que j’étais morte. Après tout. Depuis toutes ces années. Qu’est-ce que j’avais fait de bon. Pour que le monde change de peau. D’arbres et de boussoles. Peut-être que j’étais perdue. Peut-être que j’étais là. Dans les cordes. Dans un vêtement. Dans le bruit 1970. D’un chariot métallique. Qui passait derrière moi. Que tu entends dans ta tête. Maintenant. Comme un essaim d’abeilles. Ou de mouches mortes. Sur un parapet glissant. Mais qu’est-ce que je faisais. Ou ne faisait pas. Avec mon corps. Avec mes dents. Mon estomac. Au bout de cette console. Froide ambivalente. Surestimée sans doute. Comme sont les rêves. Qui vous mordent la nuque. Et vous lâchent pas. Car rien ne lâche. Rien ne dévie. Le cercle de l’attente. La laisse du chien. Autour de la poutre. Pour promener la maison. De la fenêtre jusqu’au jardin. Je me poussais dans le vide. Sans m’en rendre compte. Pour perdre la parole. Je me jetais sous des trains. Pour croire encore à la peau. Sa performance et ses couleurs. Lointaines. Que l’on efface avec du sable. Au bord d’une autoroute. Après un accident. ] [ o s ]
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