! ! ! ! ! ! ! ! merde à la fin merde j'aimerais
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merde à la fin merde j'aimerais sortir d'ici pour que le soleil prive ma peau ou le contraire puisse me frapper en pleine poitrine et qu'on n'en parle plus des oliviers dans le chemin qui monte en tête du train et ça résonne
stop des arbres et des voitures j'écris penché car mes parents dorment dans la même pièce que moi à côté je les entends faire l'amour un dit même à l'autre qu'il va me tuer si je bouge alors je bouge pas j'attends je m'étouffe je meurs j'ai chaud et froid c'est bizarre comme sensation la mort avant d'y arriver dans ce ventre il est deux heures trente neuf j'ai soif et peur et c'est peut-être ça écrire
un jour je dis on refera le monde et on sera heureux et j'ai déjà trente ans ce soir j'écris sans écouter de la musique dans les oreilles il n'y a rien dans mes oreilles les chiens même pas un bruit de clé qui ouvrirait cette porte enfoncée dans le vide pour croire en quelque chose de fort et de solide en faite rien qui puisse user la voix et la reprendre en quelque sorte dans cet endroit situé entre le corps et l'extrémité d'un bras qui serre mais qui serre fort je crois que
je suis dans le noir j'ai mal aux yeux je ne vois presque pas où vont mes doigts dans cette blancheur écarlate et vous m'avez manqué repris déjà j'étais loin n'est-ce pas que j'étais loin pour vous toucher quand vous fermiez les yeux les bras toute votre force
je n'écris pas sur word j'écris directement dans un rectangle blanc avec de la couleur bleu autour comme du ciel qu'aurait grandi dans un poing
ça fait comme une fenêtre ou un hublot ça fait comme un mal de ventre en pleine mer dans une maison abandonnée par ses pères à la naissance
enfin c'est un truc comme ça qui coule avec des larmes sous une bâche verte la mort
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