Pour en finir avec tout ça Pour en finir avec toute cette merde Tu sais celle qui colle à la peau quand on a froid Quand on a peur Quand on se fait caca dessus Avec délectation Envies emphases et médicaments dans la bouche Quand la bouche est un sac Un sas pour aller n’importe où Les yeux fermés le cœur Ouvert En pensant à une bouteille de lait Sur la table qui n’a ni Queue ni Tête A ce corps complètement détruit par le temps Qui a mangé les fleurs aussi rapidement que les yeux Je ne me voyais plus bouger derrière les portes Battantes pour caresser la pluie Sur mon visage heureux Et malheureusement là Dans toutes ces roses en état de décomposition La terre La terre Et ce délicieux chemin blanc Qu’il faut prendre Un jour dans son corps Pour aller mieux entre les pierres teintées Qui semblaient fortes Sous nos pieds souffler dessus Les beaux dessins Dans la neige Les traces de pas pour se perdre Tu as fait un beau travaille (travaille ça s'écrit travail sans le l et le e à la fin du mot travaille) de sape sur moi J’en ai les dents toutes écartées La bouche qui se sur mange Et l’aliment qui me digère parce que collé lui aussi à la peau Comme un insecte de compassion ou de folie Qui a pondu ses œufs dans mon ventre La nuit quand j’avais peur d'un orage dans mon lit froid et glacé comme la mort La mort il faut faire avec Trois ans sur dix Une semaine dans une journée Quarante cinq jours à faire l’amour Pour qu'elle me tue dans sa maison.
On ne se verra plus et je ne peux plus écrire.<br />
la tristesse est une bâche d'ombre posée sur le sol humide des parcs, glissante.<br />
et la peur est un ciel vertical deviné entre les arbres.<br />
et pas d'animaux pour brouter, pas de lumière clignotante<br />
dont on se demanderait ce qu'elle indique<br />
pas tellement d'avenir.<br />
la vie comme une bâche glissant sur un sol sans rien découvrir<br />
d'important. pas de jambes<br />
et les heures comme un temps un peu boueux,<br />
ou empêtré, peu habiles.<br />
<br />
Les plaisirs découpent de petites fenêtres dans la façade,<br />
mais on n'est pas chez soi dans la maison<br />
à la tombée de la nuit leurs couleurs acides<br />
coulant sur le trottoir.<br />
J'aimerais mieux le noir et blanc de cette photo<br />
où nous échangions un long regard, braqué,<br />
moi si raide dans le lange de coton épais,<br />
et toi derrière la monture de tes lunettes, <br />
la vie était pleine comme un oeuf, je m'en souviens très bien.