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suicide toi mon fils [ d i v ]
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20 novembre 2010

CHAP TER VING T

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Pour en finir avec tout ça
Pour en finir avec toute cette merde
Tu sais celle qui colle à la peau quand on a froid
Quand on a peur
Quand on se fait caca dessus
Avec délectation
Envies emphases et médicaments dans la bouche
Quand la bouche est un sac
Un sas pour aller n’importe où   
Les yeux fermés le cœur
Ouvert
En pensant à une bouteille de lait
Sur la table qui n’a ni
Queue ni
Tête    
A ce corps complètement détruit par le temps
Qui a mangé les fleurs aussi rapidement que les yeux
Je ne me voyais plus bouger derrière les portes
Battantes pour caresser la pluie
Sur mon visage heureux
Et malheureusement là
Dans toutes ces roses en état de décomposition
La terre
La terre
Et ce délicieux chemin blanc
Qu’il faut prendre
Un jour dans son corps
Pour aller mieux
entre les pierres teintées
Qui semblaient fortes
Sous nos pieds
souffler dessus
Les beaux dessins
Dans la neige
Les traces de pas pour se perdre
Tu as fait un beau travaille (travaille ça s'écrit travail sans
le l et le e à la fin du mot travaille) de sape sur moi
J’en ai les dents toutes écartées
La bouche qui se sur mange
Et l’aliment qui me digère parce que collé lui aussi à la peau Comme un insecte de compassion ou de folie
Qui a pondu ses œufs dans mon ventre
La nuit quand j’avais peur d'un orage dans mon lit froid
et glacé comme la mort
La mort il faut faire avec
Trois ans sur dix
Une semaine dans une journée
Quarante cinq jours à faire l’amour 
Pour qu'elle me tue dans sa maison.

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:/

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Commentaires
C
On ne se verra plus et je ne peux plus écrire.<br /> la tristesse est une bâche d'ombre posée sur le sol humide des parcs, glissante.<br /> et la peur est un ciel vertical deviné entre les arbres.<br /> et pas d'animaux pour brouter, pas de lumière clignotante<br /> dont on se demanderait ce qu'elle indique<br /> pas tellement d'avenir.<br /> la vie comme une bâche glissant sur un sol sans rien découvrir<br /> d'important. pas de jambes<br /> et les heures comme un temps un peu boueux,<br /> ou empêtré, peu habiles.<br /> <br /> Les plaisirs découpent de petites fenêtres dans la façade,<br /> mais on n'est pas chez soi dans la maison<br /> à la tombée de la nuit leurs couleurs acides<br /> coulant sur le trottoir.<br /> J'aimerais mieux le noir et blanc de cette photo<br /> où nous échangions un long regard, braqué,<br /> moi si raide dans le lange de coton épais,<br /> et toi derrière la monture de tes lunettes, <br /> la vie était pleine comme un oeuf, je m'en souviens très bien.
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