. . . . . . . . . . . . LETTRE OUVERTE / / / / /
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LETTRE OUVERTE
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Et Moi qui n’étais même pas un lac transparent
Tombé dans quelque chose de jaune
Pour calculer la profondeur
Du passé je suis bête
Qu’un tirage de maillot rouge
Raillé au bord du terrain
Dans la pénombre d’une cage
Heureuse pour filtrer
L’eau tombée d’un toit
Ou de tes jupes
Maintenant qu’elles sont vertes
Et flottantes dans le vent
Inverse des secondes d’une montre
Que j’ai caché là
Partout dans tes bouches
Pour te donner du temps
Mais tu dis rien
Tu dis
Que l’animal possède
Et puis s’en va
Sommes-nous vulnérables ? Et lent
Excepté la mer
J’ai mis de la couleur
Dans un angle mort
Pour avoir sommeil
J’ai mis tous les océans
Dans un verre d’eau
Pour me noyer la main
Mais ce n’est pas un cycle de reproduction
Le cheveu
Le livre qu’on met dedans
Je comprendre tout
Et certaine chose pour exister
Je pense aussi
Aux corps
A la troisième espèce
A la gerbe d’eau sexuelle
Bien au-dessus des villes et des régions
Belles et pluvieuses je pense aussi
Au pouvoir que peuvent avoir tous ces hélicoptères
Bruns dans le ciel
Brun
En train de nager parmi les raies Manta
Chargées de plombs
Et de sacs en plastiques
Pour lester le silence
A grands coups de gueule ouverte dans le vide
Alors que le chemin n’était même pas ouvert
Pour exister dans ton ventre
Ne serais-ce qu’une minute
Avec toi pour mourir
Comme un arbre
Quasi menacé
Par le temps qu’il fait dehors
A l’intérieur de nous
Il y a des zones de turbulences
Et des centaines d’objets perdus.
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A Laëtitia.
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