/ // : : : : :: OBJET A TROUVER / / / Je glisse
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OBJET A TROUVER
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Je glisse en nous donne-moi ta main ton souffle à perte
J’ouvre la fenêtre besoin d’oxygène la chambre est dans la chambre
Dis-moi si ça t’inquiète si j’accélère dans la descente
Pour reprendre un peu plus de vitesse avec du vent
Nous doublons des soleils il y a des fleurs et des pétales qui nous suivent
Jusqu’ici tu me croises tu me doubles tu me crois
Quand j’ai de la peine à te lire entre les lignes
Je vois des fantômes je sens toujours la même odeur chez toi
Ensevelit sous des morceaux de bois sec avec des ronces
Je vois des chenilles et des insectes dans des peaux mortes
Sommes-nous dedans derrière une porte encore ici
Il nous reste encore un peu de temps on court on entre
A perdre haleine le corps de l’autre l’équerre transparente les angles droits
Et nos gencives qui saignent encore
Et nos gencives qui saignent encore en abondance
Nous ne sommes plus des enfants ni des adultes enfin l’on croit
On court très vite quand on a peur dans un abîme dans un tunnel
On court pour perdre quelque chose qui nous perdra un jour
Regarde on s’exerce déjà sur une grande plage pour oublier la mer
Et la couleur des phrases superbes qui se jetaient en nous
Dis-moi l’endroit où tu as mis mon dos derrière un mouchoir
Donne-moi l’endroit où je peux voir et parler à mon père
Dans la terre meuble dans un couloir ou dans un livre ouvert
On croise des routes des injonctions des champs qui brûlent
Des nombres impairs et ceux qui se choisissent à deux
On coupe des phrases on coupe la corde on coupe juste au milieu
On suit un cour d’eau le socle un trait du fil à plomb
Parfois on rêve d’être dans un blockhaus quand on a peur du noir
Où nous marchons ensemble où nous marchons ensemble
Où nous marchons ensemble où nous marchons ensemble
Je glisse en nous donne-moi ta main ton souffle à perte
Et nos gencives qui saignent encore en abondance
Dis-moi l'endroit où tu as mis mon dos derrière un mouchoir
Donne-moi l'endroit où je peux voir et parler à mon père
On croise des routes des injonctions des champs qui brûlent
Parfois on rêve d'être dans un blockhaus quand on a peur du noir
Où nous marchons ensemble où nous marchons ensemble
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