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suicide toi mon fils [ d i v ]
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17 mai 2011

: : : : : Tu as peut-être cru comme les autres

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Tu as peut-être cru comme les autres qu'à se suivre dans la neige dans le froid on se retrouverait plus facilement qu'avant comme la première fois mais on rêve on dessine à main levée des formes qui nous fond peur certains soirs on voit des voitures noires faire la course dehors en faisant du bruit dans des ruelles tristes sur des chemins sales oui je crois qu'on était perdu sur des routes qui ne menaient nulle part on montait sur des bordures pour prendre de la hauteur à travers des champs suspendus dans le vide le parfum des fleurs qui montaient jusqu'à nous en été les guêpes qui piquent la peau les paupières le cœur des homme qui tombent avec quelque chose de noir sur tout le corps des nus recroquevillés des appels au secours dans des couloirs au balcon des roses du myosotis qui tombait pendant les applaudissements on voyait notre vie défilée sur un écran 16 neuvième nos pas sur une plage nos habits dans la neige troués par le vent avec cette folle envie d'en finir en plein soleil pour passer à travers la toile d'un tableau où l'on voyait le christ en train de boire de l'eau par le ventre un homme moderne hein qu'est-ce que t'en pense de tout ça de cette croix plantée dans le décor devant toi quand nous fermons les yeux on devine un ciel bleu indigo qui ne change pas de couleurs en train de tomber dans la mer au milieu de quelque chose de profond qui nous attire et nous entraine loin d'ici on est seul on a peur de vivre et de renaître à nouveau dans le ventre de sa mère qui nous a donné la mort la mort. 

 

 

 

 


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Commentaires
C
vous cherchez trop à retenir, à accrocher.<br /> c'est quand vous êtes v i d e de ça que vous écrivez vraiment.
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C
NOIR<br /> Qu'êtes-vous en train de proférer?<br /> <br /> Et d'où parlez-vous?<br /> De cette très ancienne place dallée,<br /> Calligraphie de joints et de fissures,<br /> Pierres fatiguées de trop de pas?<br /> Vous êtes-vous juché sur une demi-colonne, <br /> Explorant du regard la colline sèche,<br /> L'or et la paille, les acanthes penchées?<br /> Vous détachez-vous sur le ciel bleu-roi,<br /> Pulsant,<br /> Comme la peau d'un tambour qu'on retourne,<br /> Avec sa lumière?<br /> <br /> Et que dites-vous,<br /> Effaré vous-même de ce que votre voix transporte?<br /> <br /> L'autre est loin,<br /> Au bord du plateau,<br /> Regardant la rivière lisse,<br /> Prête à descendre.<br /> C'est de l'autre côté du monde,<br /> Le soir est déjà là.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> (je n'y peux rien olivier, ce sont les balles que j'ai dans les mains en ce moment, je vide les armoires pour changer de lieu, ça prend beaucoup de place)
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O
.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Quand votre prose parlera un peu plus du cœur des hommes et de la fibre qu’on peut parfois sentir à l’intérieur au dedans je relirais vos anciens textes je me pencherais dessus bien volontiers mais là aujourd’hui dans le présent je suis plutôt dans quelque chose de brûlant de vif et de non ressassé c’est bien beau de faire tranquille à l’ombre ses copier coller en ne fermant qu’un œil mais ce n’est pas ou plus ce que j’attends quand j’accouche d’un texte j’attends une confrontation en direct en instantané pour que le truc reste vivant pour que ça bouge et que ça aille plus loin les choses anciennes il faut les foutre en camisole dans des petites boites et s’assoir dessus pour le restant de sa vie si on veut un jour être heureux en buvant de l’eau bien fraîche dans une timbale dans sa propre main dans sa fatigue pour pouvoir continuer le match. De tennis.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> .
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C
Il faut nous préparer<br /> Au voyage en hiver.<br /> Plier les lourdes couvertures,<br /> Les manteaux, ce qu’on drapera,<br /> Ce qu’on refermera :<br /> Les yeux, la bouche,<br /> Ce qu’on détournera du vent.<br /> <br /> Il faut se préparer à manquer de tout,<br /> A s’asseoir seulement quand on meurt<br /> Presque de fatigue,<br /> Pleurer de froid,<br /> Serrer sa main dans sa propre main.<br /> <br /> Il faut se préparer à voir la nuit tomber,<br /> A trouver du bois mouillé,<br /> A se contenter de peu : <br /> <br /> La chaleur de la timbale.<br /> Et parfois le corps tiède de l’autre, <br /> Comme un chemin enfoui, quand les doigts enfin l’atteignent.<br /> <br /> <br /> <br /> (il est très ancien, celui-là)
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