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suicide toi mon fils [ d i v ]
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1 octobre 2011

inside outside il y a les mots qu'on fracasse

 

 

 

 

 

 

 

inside outside

 

 

 

 

 

 

 

il y a les mots qu'on fracasse avec ses paumes dans un chant bleu pour tenir le ciel à distance avec ses forces tu disais à bout de bras tenir encore une heure si tu aimes suivre les orages l'élan la source toute une vie derrière soi pour apprendre la saison qui tue le mieux l'art de la peau qui ouvrira la porte je suis allé je suis nu sceller l'horizon mains qui nous cherchent l'écho derrière le cou un cercle et nous dedans des corps qui nous transpercent des gueules ouvertes comme des poumons aura nos doutes aura la direction que je devais suivre dans ta boue tenir le souffle de ta voix j'alterne comme un avion le vent ce que je trouve je suis venu pour quitter ce monde au petit jour il y a des oiseaux de toutes les couleurs qui sèment un jardin eau fontaine eau colorée comme une jument au galop qui nous double pour fendre nos jupes où il fait beau sur un chant jaune oublié qui nous esquinte la voix car nous avons crié tous les voyages un double endroit une double peine où nous avons prier dieu de descendre jusqu'à nous pour nous suivre encore un peu enroule-moi marche-moi dessus double la vitesse de mes pas sur la grande scène j'ai marché comme un soleil mobile et endeuillé je suis au ralentis j'écris que des chaussons sur des graviers m'esquintent les dents quand je veux parler j'atteinds pas j'attends que la rosée caresse la fleur et tes cheveux défaits tu as gardé ce foulard entre les jambes promets-moi de me taire de me battre toute une saison contre moi-même j'ai perdu le sommeil le bout de tes seins le lait de l'enfant mort on ne sait plus où aller l'allée des fleurs en plastique que je serre dans mes poings en plein brouillard était-ce la nuit ta main comme un navire un triangle comme un muscle pour m'entraîner dans cette cage où je suis né un fleuve et des pétales moi le grand singe qui t'a donné du miel avec ses mains j'ai gardé le secret de ta peau qui fonce au soleil quand tu dors sur le ventre ombre qui doute encore et toujours d'elle même quand elle se couche tu m'as fait l'amour comme un homme coupé en deux la corde des sourires la rose et puis pourrir avec tes forces tu peux prendre un cheval la mer à ton cou un naufrage il fait beau le cri qui t'a poussé dehors dans le vide le muscle qui t'a brûlé le pied où étions-nous dehors où étions-nous dedans perdus dans la foule heureuse nous avons marché comme des bêtes avec du sang rouge pour nous écrire en langue de sable l'hiver était doux doux comme de la soie dans la doublure de la voile pour nous guider loin d'ici une carte rasée dans les cheveux l'amour noyé dans les étoiles la pluie comme le métal bleu de nos genoux en train de marquer le sol métaux étonne-moi donne-moi le signal avant la nuit pour nous recoudre le centimètre carré de rêve qui nous manquait la plaie dans la gencive un mot pour nous couper du corps l'envie de te suivre dans un tableau en feu dans la maison des fous il a neigé tout l'été dans nos bouches et ça sent bon la nuit qui recule dans nos ventres l'amour bestial des mouches pour jouer autour de nous un abris tout neuf une pendule avec toi quand je suis perdu avec lui dans les atlas les déserts les nuques aux rythmes des musiques sans paroles et sans goûts on ne sait plus écrire un seul mot sans fermer les yeux j'ai pris la région dans un sac pour mettre la rivière sur mon épaule ça pèse encore un peu l'oublie des choses le nylon bleu des murs tracés dans la maison quand j'écrivais ta bouche qui me cherchait je ne sais où je ne sais où combien de temps encore au fond de l'eau on joue avec le feu  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires
H
Je n'avais pas accès au monde dérangeant d'internet, je reviens, longtemps, longtemps après, après avoir perdu mes identifiants me voici ailleurs, autre part. Cet article est très beau, je vais le relire certainement deux ou trois fois pour parvenir à saisir le sens de chaque mot, de chaque phrase.
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