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suicide toi mon fils [ d i v ]
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20 mars 2012

J’ai un mouchoir à la main je cours je cours

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai un mouchoir à la main je cours je cours autour d’un cercle j’ai douze ans enfin 7 je crois parfois j’oublie le temps qu’il fait dehors alors je compte sur mes doigts je sais plus très bien la couleur des agates si c’est bleu si c’est vert en terrain apache ma maman m’a dit je t’aime m’a dit de faire attention et puis elle m’a embrassé le ventre après avoir écrit sur un truc bleu l’histoire de l’homme qui mange ses mots sa montre et puis ses yeux elle s’est assise en face de moi et nous avons chanté ensemble qu’est-ce que c’est doux d’entendre à l’oreille les mots d’amour de sa maman ça coule ça glisse c’est comme du sucre un peu partout ça colle sur la peau ça reste très longtemps
après  avec mon mouchoir maintenant je cours à perdre haleine
autour d’un cercle en serrant mes petits poings je vais peut-être le rattraper celui qui court devant moi comme un lapin l’air est frais
soulève les dernières feuilles des platanes il faut faire attention
ça glisse et c’est dangereux je vois dans le ciel des nuages aller aussi vite que moi le soleil c’est peut-être un mouchoir la lune aussi il y a un passage nous sommes une vingtaine il y a des visages des petites têtes une épaule je dois faire vite pour mettre mon mouchoir derrière un dos le la et c’est la vie qui passe autour d’un cercle
quand le jeu est fini.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires
C
On pousse la grille et elle est ouverte....
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H
Un jeu, une vie, un précipice, le temps court, vite, très vite, trop vite, alors on y va, on se jette à corps perdu en lui, il nous mange, nous digère, nous recrache, alors on repart, après autre chose, puisque le temps ne veut pas de nous. Un soupir, une lumière, une lumière sainte, l'amour, le coeur, la vie. Il faut s'y rendre, mais par quel caverne, par quel chemin, le pont, je ne vois plus le pont, je voudrais le revoir, pouvoir personnaliser à nouveau l'objet qui mènera là-bas, la quête est longue, j'ai soif, bois dans ma gourde, je te laisse la dernière gorgée, toi, mon compagnons de voyage, écrivain nocturne à la plume céleste, marchons loin, marchons mal, peut importe, mais ne cessons jamais de faire retentir nos pas sur ce sol qui <br /> <br /> ne sait plus quoi dire.
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