je parle à ton corps
comme je pourrais parler au mien
panaché silence et ciel de faïence
où nous avons marché
tout les deux au loin
l’eau de la pluie tourne
autour de nos têtes
et nos corps s’enivrent de ça
ça avance
les petites clochettes que nous formons
s’évaporent avec tes mains
ça tourne tout autour de nous
ça tourne tout autour de nous
le silence et le soleil en même temps
pour nous tisser du bonheur à nous
nous les vivants
comme une flamme une bougie
qui ne s’éteint pas
on danse
on danse des nuits entières
et les parfums
et les parfums de nacre qui nous enivraient
le dos
les essences venues de là-bas
les essences venues de là-bas
pour nous casser le cœur en deux
on y va on se suit
chaque chemin est multiplié par quatre le bonheur
le bonheur est à porter de doigts
chemin chemin de roses bleu
et du lilas que je t’apporte pour
pour mourir ce soir
tous les deux2
tous les 2deux
dans le silence
tourne tourne sans cesse
tourne tourne sans cesse les papillons
les papillons géants qui brûlent
au soleil