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suicide toi mon fils [ d i v ]
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10 avril 2012

MORT A VILNIUS - (genèse textes) 06 On crèvera là

 

 

 

 

 

 

 

MORT A VILNIUS  - (genèse textes)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

06

 

On crèvera là tous les 2 non ne sors pas de moi comme ça si facilement je te garde comme un estuaire un bateau battu par les eaux mon enfant roi tu dis des alvéoles et des fenêtres je suis ton mur ta cage un fauve qui tourne la tête l’eau froide l'eau froide qui tempêche de dormir mon amour au poing rageur chien qui me suit et me demande pardon avec la pluie de tes bras qui coule jusquà mes cheveux reçois reçois mon nez ma rage et toutes mes forces pour toi léglise léglise est blanche et les habits aussi simulacre il a fait très beau aujourdhui je tai vu au mont Sinaï mon ange ma raison de vivre on est d’or et déjà foutu quand tu brillais jétais radeau toi corps pour me survivre un peu tu les entends déjà chanté les enfants morts dAfrique mali silence et cordelette à pieds nous irons pourrir au soleil dOuessant pétrole pour me rendre encore plus noir que toi je taime bien au-delà des mensonges et du blé pour nous faire grandir jai bien reçu toutes tes affaires ton passeport pour aller casser la gueule à dieu cette minerve qui fait tenir les gens sans nourriture où allons-nous les bras en croix comme ça pourpre et en avant je tinhale tabsorbe et te digère tu es mon roi mon piédestal leau que je digère sur les vitres à tattendre jour et nuit bec art et corrosion mufle dans mon ventre pour charger les étoiles fausses pistes toutes petites toutes petites je suis je touvre un passage après la cicatrice je touvre la voix pour que tu chantes à larrête des maisons du corps qui refroidi des pierres et des fleuves chauds turquoises bas fond qui senfoncent en nous je tombe je perpendiculaire à l’autre un uppercut encore et je suis morte je pense à toi dans les étoiles je suis Marie je suis Marie Trintignant j’m dead 

 

 

 

01

 

C’est un hiver catastrophique mon amour dors encore et moi je suis morte évanouie presque en vie je nsais plus guider ta bouche ton ventre et mes mains vers toi eau au secours des insectes arrivent déjà je les sens venir vers nous les branches dhélicoptères halées tu dors tu dors encore masse brune ou forme blanche je ne vois plus très bien larbre de la forêt le lavabo tes dents qui mappelle qui mappelle qui maime encore sur cette terre mon père qui mapprenais tous les poèmes de Guillaume Apollinaire Lou et moi je suis déjà loin dici ça sagrippe ça lâche ça va bientôt céder la pluie et le courage des monstres jaimerai sortir de toi que tu viennes comme un chien apeuré une blessure après la mort putain réveille-toi chante traverse traverse mon corps avant de traverser la chambre je suis là je tattends lhiver est moche on apprend que des mauvaises nouvelles ici cest tout noir ici cest comme ta peau y a des pistes didrocarbure des dessins où lon entre la tête la première je viens de naître je viens de mourir je suis entre les 2 pour envisager des retours en avion je suis dans une caisse au-dessus d’un paysage enneigé des monticules une voix douce comme un ventre où comme ta blessure que tu me fais porter comme un chemin dastres et de rivières sol et les matines tu me donnes le main je brûle jaimerais grandir je touche de la terre avec mon genou le sol parait moins dur que ce matin jécris ton nom jépelle tous les oiseaux qui ne viennent pas tout paraît si loin maintenant que mes cheveux brillent et sèchent dans ta voix centre Afrique Sibérie Antigone j’entends je suis la trilogie de la mort pendant que tu dormais dans les strates et dans leurs bras je nous quitte 

 

 

 

 

03

 

Je ne sens plus mes pieds je ne sens plus mon pouls ni mon corps glissé en toi nos muscles sous la corde pour nous débattre encore où étions nous dans un hélicoptère apache au-dessus des mers de Corinthe ou d’Alicante où est le monde où est la rue où je tai vu pour la dernière fois sortons dici sortons dici tu cours devant moi tu cours ouvrir la porte pour que je tombe à nouveau inerte et sans connaissance dans tes bras je ne sens plus ta joue ni le vent qui ma repris mon souffle je dois me réveiller je dois sortir ma tête de ton corps pour respirer une autre bouche la mort est bien trop réelle ici jai vu Mars et Jupiter et les enfants giflés des attentats dehors les balles à la seconde toutes bleues à travers le grillage les oiseaux noirs qui me déchirent la tête et le sommet du crâne je ne sens plus mon sexe monter dans les abysses où tu mettais ta langue pour me faire sourire et chanter tralalère comme si jétais redevenue cette petite fille sauvage avec sa poupée dans les bras je mappelle Marie T Marie Thérèse fille à papa et je suis morte je suis apache et je deviens hélicoptère je ne sens plus mes pieds

 

 

 

05

 

Myriade denfants sages sur la colline verte qui sétend de lautre côté des meurtres abominables pendant que la folie nous guette nous sèche et nous apprend à vivre sans lautre nous guide et nous échappe je suis la femme au 100 visages une mer Egée un père pour toi une fleur en lamelle rouge que je pose sur ton cœur esquinté quand tu tendor miras mon homme je serais peut-être déjà morte lautre monde où tu as peur dentrer moi jy suis jy suis par ta volonté les oiseaux mont suivi ils ont quitté ta main la bague que je portais ma serré la poitrine toute la nuit nous avons posé nos valises ici pour écrire à dieu carrefour des belles images tu les entends venir vers nous les muscades et les catéchismes salés le poison de lart plastique humain dans nos veines grenats les beaux monastères cuivrés quand le ciel menace nos bêtes jaimerais touvrir la bouche en grand galets rampants les gestes sourds qui nous rentraient dedans jaime à contourner le ventre jaime à me désarmer de toi nous apprenons lalchimie du fer et de la caresse ensemble pour nous assembler ma sœur à moitié nue dans le bain et dans ce lit en fer mon amant magma mon segment parallèle laube ornemental est un couché de soleil dont on ne reviens pas vivant je te suis où la pierre est tombée dans nos corps petite lumière petite lumière de sable pour te faire écrire un mot désuet chaste et admirablement doux au touché quand tu lentendras venir je suis habitée par une multitude de chose comme la violence dun orage qui ne sabat pas tout de suite sur la grande ville ouverte marchons marchons encore dans notre histoire pour que tu me coupes le visage en deux ton fils nous entend derrière la porte il reste encore un ongle à explorer et tout sera fini fini comme avant ta femme se pendra un dimanche parce que tu as peur de mourir tu n’ai qu’un pauvre enfant toi qui comptait les secondes juste avant de respirer de plonger dans l’eau bouillante de ta mère 

 

 

 

 

02

 

Jaimais les ours blancs tes rires quand tu chantais graves dans mon ventre on se suivait on se suivait on prenait la même route la même blessure qui nous serrait le ventre des heures à te couper le visage avec mes paumes salées à lopéra devant la mer quand tu pleurais seul comme une môme dans un parc dans mes cheveux un enfant filtrant le ciel devant le fleuve pour récupérer des pierres précieuses de lor des firmaments il y a il y a nos rêves de petites filles dange blond de prince et de princesse de meurtre où la folie sen va mais dans quel camp je me suis réveillée sans toi dans quelle marre de sang nous avons bu tout notre alcool jétais perdue amoureuse folle de lui jaurais fait nimporte quoi pour sauver notre enfant des flammes dans la boussole ce matin seule comme ce soir avant de te dire avant de te dire une dernière fois mon amour prends bien soi de nous jétais maquillée dun seul côté ce matin tu nas rien vu rien remarqué tout semblait normal comme hier comme demain les jours qui ont suivi nos ombres sétaient comme une trace de rouge à lèvres ce matin un grand trait brun que nous avons écrit quand nous avions le dos tourné dans la chambre dhôtel jaimais jaimais le voir écrire quand le soleil plaquait ses mains sur ma peau rouge par les coups que lamour donne avec son rythme ses vagues et puis sa mousse un acier blanc qui remonte jusquau cœur des ténèbres

 

 

 

 

04

 

Je repose en paix mon amour jai vu ce matin traversé sur le lac blanc des flamants rose perdus au-dessus des neiges bucoliques en train de fondre en nous mon amour le bleu me va si bien tu sais le bleu des nuages le bleu du soleil argenté seul au-dessus des mers gelées par la brûlure des étés qui passent par ici qui reviennent la glace de tes larmes qui coulait en moi quand je voulais revenir à mon tour nous jeter dans la cendre des volcans et des hommes qui sont restés debout trop longtemps dans la lumière il faut revenir revenir mon amour écarter la forêt joindre les 2 ponts cracher dans ton corps pour me donner de leau dans la brûlure combien dhiver à passer loin de ta voix très loin de tes yeux que je ne peux plus percer ni avec la pointe de mes coudes ni avec la cicatrice que je porte dans mon cœur loin de tes poings qui rugissent jusquici nentends-tu pas vomir les étangs de hollande le mont Sinaï et la muraille de Chine pour técrire avec une encre violette des mots damour la peau fera le reste cest très long de vivre c'est très bizarre entre 2 hivers un été quatorze printemps une multitude de chose tu sais là-bas après les médicaments les suicides jai laissé un morceau de ruban rouge venir et flotter dans le vent pour quil taccompagne avec moi jusquen Afrique et jusquen France où nous sommes nés toi et moi patrie des dieux et des églises en sucre pour mourir un jour dans leur entrailles et leur merde dans ce carré de boue ou je tattends jour et nuit pour que tu regardes avec moi la maison des insectes écartés dans mes os où le jour passe un peu oh pas longtemps quelque seconde cest tout c’est tout ce que j’emporte avec moi je sais cest pas assez tu déposeras comme maman un petit caillou bleu sur langle de ma maison blanche à côté de Bécaud est-ce que tu viendras un jour pour que je te tue moi aussi avec tout mon amour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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