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suicide toi mon fils [ d i v ]
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16 avril 2012

chantier interdit au public J’ai parcouru un long

 

 

 

 

 

 

 

chantier
interdit
au public

 

 

 

 

J’ai parcouru un long trajet avant de venir ici
Comment je travaille sur le blanc les ellipses ces trucs qui bougent tout le temps sur l’iceberg
L’idée de toute la masse qu’il y a en-dessous
Les statues les statues les strates
Que je ne regarde plus  
Avant de m’endormir
Au palais de Tokyo dans tes bras lourds  
Bouddhas Ballant Bacchus que tu laisses traîner au milieu de la ville insatisfaite
Où l’on s’amuse à faire les singes les fleuves et les grenouilles
En haut des arbres il y a des mauvaises herbes
Il y a nous avec de la peinture sur le visage et des morceaux de tissu qu’on laisse traîner sur les cuisses pour avoir chaud  
Je suis fragile tu sais j’ai peur d’être seul alors je vais rester là dans une espèce de cirque ouvert à tous
Est-ce que je suis là dans toi quand tu t’amuses avec les nuages à les faire plier redescendre un autre goût un autre espace
On n’est jamais content car la douleur n’est jamais diffuse elle nous transperce elle rentre en nous elle nous échappe encore  
On peut rêver dans les trains comme une sorte d’uppercut
Avec des grands passages de blancs pour emporter notre élan notre vitesse
Je vais bientôt partir quand les individus tâtonnent
On n’a pas fait le tour là-bas où tu plonges par manque de temps
Ce manque de conviction pour la mer j’aimais blesser ma tête
Contre ton cœur tes mains et tes cheveux
Quand ils formaient un arc de cercle plus puissant que mes poignets qui sentaient bon ta merde il faut écrire à l’ancienne la friction comment je vais faire pour être heureux l’approche du verbe aimer on prendra tout  
Mais qu’est-ce que ça sentait penchés dans rien les murs au sol de la maison qui rentrent en nous comme un estuaire comme une attente on est resté debout
Quand nous étions morts nus l’un dans l’autre
Comme une fleur

Or

Saison 

Est-ce que tu la vois l’opacité la transparence
Les autres dames comme une image vivante avec la voix
C’est très complet très pauvre et nous chutons quand on se suit
Comme des soldats dans l’eau il faut tenir, tenir encore
Le plomb ce fut un plaisir de le mordre et de le couper en deux avec toi  
J’aimais me perdre j’aimais me suivre j’aimais le soleil quand il fondait dans ta bouche
Comme un abricot sec une fenêtre après la pluie
Une heure ou deux dans la vitesse des vagues au festival d’automne mourir un peu
Je roule et ça revient toujours la blessure sous la peau
Pour qu’on la dessine en bas en haut des marches brunes je la sens 
Un peu surélevées dans la vase
Elle est où elle est où
Cette minute de silence qu’on avait promis tous les deux aux oiseaux
Je te suis je te suis avec qui
Je voulais dilater le temps en négatif prendre des photos  
Te mordre le pouce une âme une heure pour épouser ton ombre
Dans la simplicité des formes
Pour compter le nombre de pas que nous avons fait dans le vide en haut
J’ai parcouru un long trajet avant de venir ici

 

 

 

 

 

 


 

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