L'HOMME DE TROP Du monde dans mes main du bruit
L'HOMME DE TROP
Du monde dans mes main du bruit dans l’escalier j’entends plus rien tu me dis d’arrêter de te suivre je comprends tout maintenant un bateau ivre un trésor pour se perdre un cri plus puissant que les oiseaux pour traverser la nuit la mer je suis à bout un cran d’arrêt juste en-dessus plus rien ne se sera comme avant maintenant je peux sortir dehors et regarder ton corps rentrer dans la nuit je suis l’homme de trop et j’ai été je ne sais plus quoi dire je suis mon chemin je suis l’homme de trop qui mange ses doigts pour compter les étoiles dans le ciel ce soir il n’y en a pas quelques goutes et encore et encore je suis ici je suis l’homme de trop pas de menaces ni de trompe la mort la terre a creusé un sillon jusqu’à moi je suis l’homme de trop trop d’égard et trop de compassion pour être encore en vie je suis en ville je cherche des draps sales mais blancs ne rien confondre il me fallait peut-être autre chose des mots d’amour de ma mère et puis la force de mon père j’ai peur de tout et dire qu’on va mourir un jour au fond d’un jardin sous des fleurs avec 2 trois pommiers autour une plaque ton nom même une photo si tu veux avec écrit dessus au dos celui qui doit mourir est mort il n’y a pas d’innocents nous sommes tous des putains de coupable et celui qui est mort n’existe pas je suis l’homme de trop manivelle bloquée dans le dos petite embarcation fragile petite voix sous la pluie qui a tellement peur des orages et l’autre qui rigole et qui n’a rien montré rien compris rien su transpirer je suis l’homme de trop je suis un passager clandestin sur mon propre bateau à l’écoutille un arbre de paix l’olivier le d i v l’artiste mon cul je suis comme vous je suis le peuple singe moi monsieur 5 secondes à tenir encore et je suis fou allié fou allié je mange ma peau mes ongles à 13 heures treize zéro seconde et puis allez allez n’importe où je m’en vais des camions me frôlent dans la cage d’escalier j’ai mal à la tête je me tiens mal tout s’inverse et tout devient normal après au bout de quelques secondes un effort musculaire une sonde pour m’écarter rire éjaculer sperme papier toilette bouche ovale oreille j’en perds c’est comme un long tunnel c’est comme une intraveineuse une petite boite le silence quand je me parle qu’est-ce que je dois faire qu'est-ce que je dois faire tout brûler tout mettre en ordre tout mettre dans un sac au fond du jardin l’herbe pliée des jours heureux mordre le chien griffer le chat faire dans ses mains faire tout le contraire n'importe quoi donner la mort reprendre la vie ça m’intéresse j’aimerais connaître dieu pour dessiner ses pieds avec ma langue où allons-nous où allons-nous le tout et son contraire je me retiens je suis dans mon corps à elle je suis l’homme de trop chagrin chagrin chacun pour soi oui il y a toujours une récompense pour celui qui trouve le voleur ça m’intéresse aussi regarde regarde comme il pleut dehors dans le salon maman me prépare le gouter il est 4 heures de l’après-midi à moins qu’elle ne dorme aussi profondément en haut des draps il y a le sommet du crâne une goutte d’eau quelqu’un t’appelle quelqu'un t'appelle décroche décroche quelqu'un t'appelle tu fais des mauvais rêves quelque chose de blanc se détache de toi tu cherches le coma le mortel des feuilles des feuilles mortes pour ne plus jamais écrire il ne faut pas rentrer dans ça non c’est dangereux la mémoire ça te plie tout un peuple couché ça laisse des traces immortelles les mots les phrases c’est pire que tout c’est pire qu’une balle dans la tête ça fait un trou dans le cœur et ça s’emballe après comme une névrose un pétale détaché de la rose comme tu voudras tu cherches dans sa peau le plus petit espace pour qu’elle te donne encore du lait et t’aime ça c’est le premier contact que je viens d’avoir avec elle et elle elle ne m’aime pas et c’est déjà fini je suis l’homme de trop je dois vivre avec ça toute ma vie il y a un peu de sang sur elle la plus petite entaille la plus petite anguille et je suis l’homme de trop c’est moi et je m’écarte je me laisse passer surprendre je voudrais passer de l’autre côté moi pour en finir avec les méduses tentaculaires et pleines de poison d’encre infinie bleue violette tu prends ce qu’on te donne et tu prends et tu t’en vas tu commences à écrire dans son ventre à digérer je suis l’homme de trop sur la paroi tu perds tes dents quelqu’un s’installe en face de toi et rentre dans ton corps tu te pousses un peu t’exécutes tu fais le mort tu n’as rien dit tu fais pourtant bien attention à tout les mains dans la terre grise la gueule dans les hélices pour t’attraper du vent et c’est parti tu t’enfonces tu bloques la porte tu reçois sa merde c’est froid maman c’est froid pourquoi tu crois que je vais mourir pousse-moi dans le vide pousse-moi dans le vide je suis prêt tellement prêt de toi je sens ton pouls ta petite voix ta gorge mon fils mon enfant mon garçon petit garçon tu es l’homme de trop tu es ce que j’ai fait avec ma chair mes mains et ma passion mon puzzle ma destruction j’ai tout oublié tout oublié tout le monde dans lequel je mourrais le creux de tes genoux le goût de ta langue quand il manquait de l’eau le verbe aimer le tétanos toutes les maladies du cœur quand la raison s’en va un jour et tu deviens cet homme et cet enfant dans l’autre l’homme de trop...