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suicide toi mon fils [ d i v ]
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21 septembre 2012

JOSEPH [ très tôt déjà j'ai vula sexualité des

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JOSEPH

 

 

 

 

[ très tôt déjà j'ai vu

la sexualité des adolescents
enfoncer son ivoire cruel dans la texture
de mes espoirs les plus précieux.

Très tôt j'ai senti les miasmes de merde et d'étoile
se mélanger autour du chiotte familial
et s'élever dans la réalité ] [ d h ]

 

 

 

 

Joseph rempli le cendrier
Avec ses vieux os
Pour écrire sa vie
Sur du papier journal
Jaune comme les rideaux
De l’appartement

Joseph comprend
Qu’une fleur blanche
Laisse de la cendre
Partout où il passe
Dans le cœur des femmes

Silence en chemin
Pour exorciser la plaie
Qui ne se referme pas
Tout de suite
Comme une bouche

On cicatrice comme on peut
Quand on n’a plus le choix
Médicaments blouse blanche
Hôpital psychiatrique
Un souvenir d’enfance
Avec un livre sous le bras
Personne n’en veut

Elle était pourtant belle la voisine
Avec ses cheveux longs bouclés
Dans le dos quand elle lisait
Arthur Rimbaud sur les marches de l’église
En écoutant la voix d’Antony

Joseph ressent
Les premiers symptômes
Sur la puissance de dieu
N’appartenir à rien
Dans ce monde
Ou l’amour est une matière molle

Moteur handicapant
Jouir quelques secondes
En pensant à elle
En train de se verser du sang
Un sacrifice humain
Une tâche d’encre
Pour lui écrire des mots d’amour
A la polonaise
Qui danse devant lui
Comme une amazone

Joseph se masturbe dans un chiotte
En regardant le corps sublime
D’un top model dans les pages
D’un magazine art corps
Joseph en a pleins les mains
Plein le cul de tout ça

Elle est tellement belle
Avec sa bouche
Il aimerait lui écrire un poème
En forme d’aveu
De récompense
Lui dire je t’aime

Qu’est-ce qu’on ne ferait pas
Pour de la peau
Toucher un soleil
Dériver 100 jours
Pour toucher dieu
Dans l’écriture
Comme un vent du sable
Une parole de la pourriture

Joseph c’est fini
Quand tu regardes le ciel
L’or des maisons
Le sexe des totems
L’ivoire des couleurs
Imprimées sur le corps
Des jolies femmes
Qui baissent les yeux sur toi
Joseph
Quand tu les regardes
Il y a quelque chose de mort
Qui circule en toi
C’est la vie
Le sexe coupé des anges

Qu’est-ce qui t’as pris
De tuer comme ça
Le petit animal sec
Contre ta poitrine
Joseph

C’est l’heure avant l’été
Les mouches
Et l’heure d’écrire
Joseph tu connaîtras
Le parfum des femmes
Après ta mort
Qu’est-ce qui t’as pris
De tuer comme ça
Le petit animal sec
Contre ta poitrine
Joseph

 

 

 

 

 

 

 

 






blues pour o.s.






frissons dans le vent froid
je remonte le col de ma veste

une après-midi de mauvais automne
le ciel fut brossé par un maître

certains jours sont absurdes et désespérants

comme une vieille femme laide
qui se maquille outrageusement

comme la mort trop lente des avant-gardes

toute notre société est basée sur le mensonge

( possession
domination
manipulation
volonté de puissance …  )

l’autre visage de ce mensonge
est la cruauté bestiale de l’état de nature

frissons dans le vent froid
je remonte le col de ma veste

 
                                                                                                                         denis_h
                                                                                                                         blues pour o.s.
                                                                                                                         vendredi 21/09/2012 10:47

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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