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suicide toi mon fils [ d i v ]
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1 décembre 2012

L'Attente allez viens, courir avec moi, entre les

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 L'Attente

 

allez viens, courir avec moi, entre les tombes, je t’invite, au milieu de nous, c’est l’hécatombe, et le ciel bleu dérive, comme hier, il nous transperce la peau, à travers champ, épuisé, parmi toutes ces pierres, tu choisiras la mienne, avec tes ongles noirs, j’attends, je vais rester là, je marche, je cours, je trébuche, un nom vite un nom, j’en ai 2, et pas un ne manque, c’est long, l’allée centrale est là, je tombe, je ne vais pas, me relever comme ça, les beaux dessins, et nous dedans, seule petite ombre au tableau, comme un creux, sur le terrain plat, pour se cacher, tu me dessines à la craie, des croix, c’est juste un truc, planté dans la terre, et dans le cœur des hommes, partis bien avant l’aube, un cœur qui bat encore, peut-être, peut-être pas, je cherche un cheveu blanc, un atome, et bien plus qu’un silence, je m’approche, j’ai froid, alors je crois tenir quelque chose, des virages, des lignes droites, et des mouchoirs, pour recueillir, tout l’or du monde, incrusté là, tu me regardes passer, et prendre du recul, des vraies larmes, tombés, sur des fleurs en plastique, inversées, quel contraste, avec le goût des choses, je me mélange, je me perds, prendre appui, c’est ça ton pouls, ton élan, tous tes gestes, allez viens, courir avec moi, entre les tombes, et tu verras, une fleur orange, coupée en 2, laiteuse, pratiquement verte, un chat noir, entre les jambes, ça porte malheur, autour du cou, si tu le portes, dans ton ventre, une assiette cassé, un bras, avec ton nom, inscrit dessus, la date et l’heure, on va tomber, on va tomber, on va faire semblant, on va courir plus vite, que le temps qui nous sépare, rattrape-moi par la manche, le visage, les reins, l’eau qui manquait, pour nous donner la vie, mais la terre, mais la terre vous a bouffé les mains, toute l’encre blanche, avant de nous écrire, pendant qu’on dormait, pendant que le ciel, changeait de couleur, du rouge au brun, du brun au jaune, joli contraste, pendant que nous, on comptait les virages, on comptait les gouttes de pluie, pour faire du sable, sur un chemin d’été, du sable dans la gorge, comme une étoile piquante, dans l’estomac, et je te suis maintenant, où es-tu, dans l’ordre du chaos, dans l’éphémère des choses, c’est une très longue attente

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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