AIMER Elle au bain. Ouvre le jour. Et c’est
AIMER
Elle au bain. Ouvre le jour. Et c’est pareil. Peau douce. Ombre où le duvet. Masque le passage d’un ongle. En moi souple. Et me retient. Le visage en arrière. Pour aimer. Où étions-nous ? Où étions-nous ? Humide et sec. Dans ce pays. Calcaire et blanc. D’arbres et de paroles. Pour tuer tous les obstacles. Au long varech échoué. Sur les habits bleus sable. Pour traverser les champs de solitude à deux. L’havre de paix dans tes yeux verts. Pour embrasser ton cou. Garde le secret. Des fleurs imprimées. Sur les tissus des arabesques toutes dispersées. Et autres nuits. Et autres nuits. Parlons-en. Des villes plus au sud. Où le bronze coule encore. Plus bas plus bas. Le long de la colonne. On y est presque. Je sens partir d’ici. Tous les mouvements du corps. Qui viennent vers moi. Happe chassons-ensemble. A la même main. Ton ventre myosotis. Ta rose ouverte. Cette barque au loin à la coque fine. Salée où je me perds. Dans une mer verte. A mi-cuisse. Ton prénom. Ton prénom. Sur un caillou échoué. Caresse le vent. Pour un lac imprenable. Devant nous. Devant nous. J’ai vu l’émeraude. Le process. L’or serti. Dans tes cheveux. Tout autour. Qui s’ouvre au monde. En deux. Je suis en toi en deux. Nous sommes en route. Pour aller n’importe où. Nous signer. Boire l’amour. A perte de vue. Tous les soleils n’en finiront jamais. D’aller venir. D’aller venir vers toi. Je ne sais où. Car j’ai choisi. De peindre ta bouche. Avec l’acier des coquelicots géants…
texte & musique : d i v