Grand soir d’été. Bicyclettes bleues nuits. Nous
Grand soir d’été. Bicyclettes bleues nuits. Nous dévalons l’autre. Esquinté comme toujours. J’écris, n’importe quoi. Entre hier et aujourd’hui. Les avions pas mes doigts non. Tokyo Alger Paris, à la craie. Et moi je reste là. A chercher de la lumière avec le pouce avec les pieds. J’aimerai te serrer dans mes bras. Encore une heure qui passe. Un nuage gris n’aura cessé de me dire à l’oreille. Tous ses secrets. Une maison près d’un lac, ou d’un fleuve enneigé. C’est là où je t’écris nocturne comme un battement d’aile. Perdu dans la brume éventrée. C’est là où nous sommes allés nous recueillir. Dormir sur un banc comme la terre debout dans le corps de l’autre. Qui attend maintenant son tour. Je suis riche je suis pauvre comme la rosée gavée de pluie et de soleils froids aux longs trajets. Les fleurs. Ami où j’irai cracher pour qu’elle repousse dans tes dents. Dire un mot dire le temps qu’il fait dehors sur la terre ocre collée comme du sable à nos souvenirs. Recommencer le jeu de la vie. A cloche pied dans les jardins bleus où la mer s’enlise à 2 heures. A deux pas d’ici. Je pense à vous. Je pense à toi. Mais je dois choisir : Quand j’aurai aimé perdre…