Qu’est-ce qu’on est venu faire, dans le corps de
Qu’est-ce qu’on est venu faire, dans le corps de l’autre, t’as vu la belle lumière, au scalpel bleu mais c’est la nôtre, qu’on découpe avec de la peau, j’aime bien te regarder nue, trembler comme un tournesol, avec toi le sommeil, tout à l’heure la soupe dans les cheveux, l’acier dans la bouche quand il faudra mordre, dans la petite barrette en inox, qui tient toute seule dans les dents, ne dit rien de la rivière et de l’écorce, ça passera dans l’œil le bonheur, simple et nue sa trace, où tu veux n’importe où, à force de tenir dans les angles comme une fenêtre, à l’intérieur d’une plage ou d’une maison, je suis l’homme parmi les abeilles, et je te porte sur mon dos, on va loin tu souffles à l’infini, j’ai même pas vu le ciel j’ai même pas vu le ciel, qu’on est déjà parti, c’est chaud cet endroit là du monde, qui lentement remonte pour s’écrouler un jour, qu’est-ce qu’on est venu faire, je viens, il y a une grande variété de couleurs et d’eaux, qui nous entraîne, je suis resté là pendant 3 jours, je suis bien je vais pouvoir écrire, en regardant la mer en face de moi qui, doucement arrive, sur les premières pages du livre…