Les petites gouttes d’eaux Que tu entends
Les petites gouttes d’eaux
Que tu entends
S’enlise au fond de ce couloir
Où tu n’es pas
Vraiment
Venue me voir
Mourir un peu
Dans tes bras sombres
Si délicatement posés comme ça
Dans le corps
Qui n’est pas neutre
Et plus à moi non plus
Alors la peau
Qu’est-ce que tu dis
Maintenant comme ça
Parmi les fleurs et les orties
La peau en train de pourrie
Toi qui depuis le début sait
Qu’un jour il faudra
Rejoindre la terre et les insectes
Pour chanter et rire peut-être
Comme si le temps m’étais compté pour rien
Je vais rester là attendre
Toi le soleil
Qui ne viendra plus jamais
Eteindre mes épaules
Comme c’est facile
D’écrire sur les murs
Toute son histoire
Alors que la peau sait
Toute ses blessures
Invisibles
Mais elle sait quoi la peau
Se souvenir
S’ouvrir en deux
Compter les gouttes de pluie
Compter l’amour
L’amour cette porte que l’on referme derrière soi
Pour expliquer le nombre de pas
Que l’on doit faire
Pour respirer dans une autre bouche
Que la sienne
L’abandon
Des mots tendres
Tendus dans la boue
Où l’eau coule à ton cou
Pour que tu sentes à ton tour
Un collier de perle
Ou de diamant
D’ordure
Je sais
C’était un soir de pluie
Et de mélange autour du bras
Pour nous accompagner dehors
Et puis rien ne s’efface vraiment
Y avait
Y avait quoi
J’ai tout mon temps
Pour écrire
Bon dimanche
de l’eau y avait des fleurs
Et des routes avec des odeurs
D’am
C’était pas mal les fleurs
Dans la gueule du chien
Tout à l’heure
Des fleurs mortes
Un monde sous nos pieds