LES RUSSES

 

 

 

              Il faut baisser la tête comme des chiens Ça forme peu à peu Une goutte sur la peau Une cloque ouverte Un récipient creux Un visage hors du temps Chaque jour Chaque jour qui passe Il faut dépouiller Concasser sortir vider du russe Jour et la nuit Toute la journée De son enveloppe de sa substance Sans interruption Noires noires noires cicatrises Dans la peau Forme invisible Rose noire d’équateur venue Venue là lalalalalalalala Lumière qu’elle est ton nom Ventre pâle dents vertes Suivant suivant suivant Le chemin qui nous mène De la terre à la terre Il y a des grands fantômes Qui marchent dans la nuit Un vieil homme prend conscience Qu’il peut écrire de la main gauche Des poèmes.