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suicide toi mon fils [ d i v ]
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16 décembre 2008

TRANSGRESSION

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Tu sais ma petite Margot comme toi j’ai une bitte un truc qui pend enfin presque qui pendouille entre tes jambes j’aime le silence ça n’empêche pas et ça n'enlève en rien je me suis épilé la semaine dernière c’était au mois d’aout maillot de bain et tout et tout sexes et sous le menton bras mais non je n'avais rien au coude tu sais j’aimerai qu’on m’enfile un gros sapin de noël dans le cul une branche pour voir comment ça fait d’avoir le cul tout vert ouvert et plein d’épines je suis quand même d’une extrême prudence je suis curieux je traverse la ville surexcitée comme une puce comme une chienne une horde comme un petit chien moi le chiot je ne sais plus m’aimer m’écrire des mots d’amour me dire je t’aime c’est difficile vous savez certain soir de s’aimer follement et de s’avouer vaincu dans la minute qui suit je suis le petit garçon perdu qui joue avec ses poupées avant de s’endormir dans ses baballes je mets du temps à me brosser les dents je mets sur mes épaules la robe très rouge et très légère de ma maman entre garçon uniquement j’aimerai qu’on me traite de gouine de lesbienne de gros pédé qu’on me fasse un signe de la main pour monter dans une voiture ivre mort à moitié bu complètement défoncée par l’encre d’une écriture sur du papier jetable après avoir été en trans je sais pas moi femelle comme une queue dans les bouches c’est ça que vous dites entre vous les enfants je suis blanche je suis noir vous ai-je déjà fais des avances pour que vous me parliez comme ça à quatre pattes sur le ventre devant vous dans le noir du radiateur on entend de l’eau très tard qui circule dans l’autre sens je ne veux pas être votre prédateur sexuel nu une petite goutte de métal un fer un annulaire une petite éponge frappée de sang tu sais j’aimerai qu’on me foute des doigts un peu partout dans les cheveux dans le clitoris dans le frein de la queue à sa base là où c’est marron ça retient bien c’est excellent ça brille ça vient ça pousse ça éclabousse mental demande-moi dis-moi quand c’est super bon quand c’est sec ça devient presque gras pas vraiment en quelques secondes ça t'éblouit la gorge ça te revient dans la gueule comme une fessée je te veux femelle à barbe et triomphante à fleurs je m’exerce je t’embrasse pas car je suis ta petite pute tu le sais ça que je suis ton petit garçon dans tes bras masculins j’étais perdu perdue tu sais j’étais comme une boule de pétanque sous un orage violent fracassée et merde si tu crois que je plaisante quand je te raconte tout ça j’étais perdue oui et alors j’ai pris un autre chemin pour aller voir ma mère derrière la gare il y a un autre étang une couverture un coffre de voiture une cordelette un arbre il était temps que je lui dise je t’aime à mon père non je n’ai fais aucune guerre dans une cahute j'ai quarante deux ans maintenant oui et alors je suis rester toujours sa petite fille à ma maman pour lui écrire que ça fait mal de couler corps et bien dans cette espèce de liquide mâle qu’est l’écriture molle avec un bâton dans le cul ça vous tiens plus droit tout le restant de votre vie moi le masculin le féminin je l’emmerde comme de ma première culotte ou première dent c'est pareil kangourou blanc ou molaires en bas déracinées qui ne font même pas mal enfin pas trop sale quoi dans les draps de satin je te veux mère enfant hommes coucou que je lui fais derrière la vitre à mes petites sœurs mortes d’overdoses et de gros câlins dans le cou comme des baisers ivres mortuaires je vais te donner le chemin dans internet la chambre rouge tu sais papa j’en ai strictement rien à foutre que tu me donnes le sein pour que je sois plus grande un jour il m’en faudra des hectolitres d’amour dans mon petite ventre pour que je devienne une femme une vraie un beau salaud j’écris que je suis fatigué que j'en peux plus que je suis fatiguée que je suis mort d’aimer de rompre de me casser toujours la gueule au beau milieu comme une pauvre conne dans un cour d’eau trop petit pour moi mes épaules mes hanches un banc un os de sèche à la place du nez le même jour un feu pour tout rendre à la terre rapidement même si c'est pas vrai l’E-mail la restitution du corps un lien pour aller le chercher ailleurs un tout petit oiseau ridicule sur une seule patte ridicule l'oiseau quel con un peu comme moi avance avance que je lui dis à l'oiseau tombe dans le piège et pas dans mes bras tu sais j’écris que j’aime pas l’orage et que la pluie a rendu la route trop glissante devant moi pour continuer cette espèce de contrôle féminin/masculin dans le corps dans la structure de l’écriture j’ai peur de tomber j'ai peur de prendre des ascenseurs j’ai peur de mon père de ma maman de renaître j'ai peur d'être à nouveau dans un ventre une galaxie d'étoiles de merdes j’ai peur de mourir comme un con tout seul dans le coffre d'une voiture à côté d'un arbre une cordelette autour du bras même pas serrée fort dans le jeu c'est même pas juste mon sac à main est rouge ma braguette est cassée je bande trop mou je mouille trop facilement devant n'importe quoi mes petits seins deviennent trop lourds devant des affiches ou des femmes en petites culottes s’exhibent le ventre à l’air pour une marque de pneus de cosmétiques et de petites pilules contraceptives pour les obsédés sexuels qu’on trouve dans chaque vagin il y a une balle dans la tête et là c'est ma chambre où vous pouvez séparer chaque tag par une virgule

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