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suicide toi mon fils [ d i v ]
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21 décembre 2008

DESCRIPTION DE L'OBJET JUSQU'A L'EPUISEMENT

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je veux noir

encule-moi par la bouche

il est grand temps d’inverser les rôles sporadiques et lumineux

la porte n’est pas complètement refermée

il doit forcément y avoir une autre issu dans l’eau foncée des cataractes

là où nous avons enterré des grands jardins par rangée de dix c’était l’histoire de l’homme avant 

pas la peine de chercher les dolomites et les cessions de rattrapages pour tous

il est trop tard pour regarder la chute devant soi 

pas la peine de manquer de recul

nous nous sommes manqués de peu une fois de plus encore c’est tout

cochez dans la bonne case

les enfants dorment bien sagement à l’arrière de l’automobile et changent très facilement de couleurs et de langages aussi certain soir il faut l’admettre

la poésie est un chant sacré tellement universel et creux

que jésus n’avait même pas prévu ça dans ses livres

la disparition du code secret la suite des chiffres qui vont avec

c’était quand même important de savoir ça dés le début déchiffrer tenir dans ses bras 

l’histoire de l’homme est avant tout l’histoire des grands singes et des plantes carnivores

cétacés

le grand bouleversement n’aura pas lieu

tu peux faire exploser la trame avec ton corps

tu peux inventer de nouvelles galaxies de nouvelles classifications dans tous les sens

tu peux ranger dans l’organisation pacifiée paranoïa et meurtre avec tous les médicaments numérotés contre la douleur classés de un à 4

la poésie n’en reste pas moins une superbe expression corporelle du bras quand tu passes ta jambe derrière la tête tu viens de te mettre un doigt tout seul dans l’œil 

est-ce un effort de tous les instants une certitude nauséabonde

quand le muscle se fait rattraper par un nerf cela reste un sport de combat

une altitude philosophique psychiatrique merdique un hôpital à 500 mètres

c’est une fin non chronométrée de toutes les attentes un moratoire unique

la poésie a échoué contre un mur minérale il faut l’admettre une fois de plus nous avons perdu quelque chose en route c'est de la vitesse 

c’est du silence que nous rattrapons plus vite que de la lumière

avec les doigts

mais qu’est-ce que c’est doux quand nous n’enregistrons rien de bien précis dans des cases blanches déjà grisées

c’est le symbole d’une défaite et d’une victoire sur l’alternance

c’est le monde plié en quatre dans un morceau de peau extraordinairement sec

c’est le début du texte et c'est déjà sa fin

mais c’était déjà terminé depuis le début on le savait tout ça très bien

où étions nous

dans le corps du message que tu écoutes sur bande sonore c’est ton petit cœur que tu entends battre tous les jours et tu as peur de cette voix là derrière la porte

une voix légère à qui tu n’as jamais rien su demander 

sur la couleur des chaises empaillées et des rêves inversés où nous nous éloignons du bord

l’herbage où les fœtus sont empilés comme des livres anciens dans des bibliothèques modernes

moi qui ne sais ni parler grecque ni parler aux plantes quand je fais caca dans ma culotte et dans ma bouche

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