[ il n'a pas neigé comme ça depuis cent ans ] [ F ]
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il n'a pas neigé comme ça depuis cent ans j’étais petit dans le silence petit c’est déjà loin c’est dans le noir qu’on réfléchit à ça à mettre de la neige dans une poche en plastique pour faire le tour de la maisonà temps c’est digéré c’est blanc opaque ça va nul part à force de reculer la terre est un rectangle le temps qui passe est un rectangle aussi pour avoir chaud dans un rectangle il ne faut pas avoir de mains carrées c’est du vent c’est un grand terrain qui ressemble à un rectangle ça fait 100 ans qu’il n’a pas neigé comme ça dans le miroir passe de l’eau dans le sens des minutes il y a un long voyage qu’on n’a pas fait au bon endroit la neige c’est noir ça réfléchi pas la neige sur sa couleur initiale sur la couleur que ça a dans le ventre c’est noir comme un lac avec du vent pendant un siècle on a cherché les clés de la porte péniblement dans son corps et dans le corps d’un autre des petites boites et des secondes c’est déjà ça d’empilées de perdues et de tombées c’est noir dans un tunnel la neige quand on marche dessus dans un grand terrain c’est bleu vert et marron avec une autre couleur qu’on a perdu dans sa mémoire un phénomène une forme non géométrique une bouche c’est un rectangle avec les mains on court jusqu’à la clôture pour quitter le grand terrain les traces de pas c’est décuplé et transparent de la neige parfois ça reçoit des grands terrains dans le ventre on veut aller au bon endroit jusqu’au bout on veut aller quelque part on se choisit un océan un drap coupé une poupée avec une carte d’accès à bord c’est contagieux c’est avec les mains qu’on creuse la neige pour goûter péniblement on recrache un cheveu avec ses épaules on imite des voix mouillées à deux pas on c’était coupé du monde un visage pour le siècle à venir une coque un creux une bosse un trou comme un radeau sur l’eau qui ressemble à un rectangle assis dedans un inceste est venu mourir dans ma main pour ma collecte de papillon mort à venir un grand livre me regarde neiger avec des épingles aux murs pour mes épaules petites il y a un grand rectangle pour voir des choses brillées dans la nuit dessus un cheveu blanc tombé de notre épaule ça fait 100 ans que je mange le même cheveu cent ans qu’il n'a pas neigé comme ça ça fait des hectolitres dans la mémoire des présences qui vous sauvent et des voix glacées qui vous suivent dans des grands châssis ouverts j’étais assis dedans debout dans le grand terrain j’attendais qu’il neige dans le noir j’étais perdu méduse et fruit sec sur un sol glissant cent ans que je ne marche plus comme avant à quatre pattes à reculons dans une poussette dans ton ventre à mesurer mon doigt avec de la neige neuve sur de l’ancienne un genou entre les trois plaques de métal je dessinais des grandes maisons vides vêtues de blanc dans le ventre j’ai du heurter quelque chose de si léger sensible que la peau n’a pas tenu c’est comme le fil de la pendule de la boussole du gant tout ratatiné sur la route avec de la terre dedans pour imiter un oiseau mort un tibia une chouette un bol avec du lait dedans j’ai dû mal fermer la fenêtre pendant que tu fermais les yeux tu étais dans un cercle sur le dos tu as pris froid j’en m’en rappelle très bien maintenant on voit de la neige partout la même neige qu’on avait dans les yeux durant la fuite des indices et des dents qui poussent dans l’acier pousse-moi dans le miroir dans l’abîme dans le terrain d’en haut pousse-moi nulle part dans ce rectangle mouillé qui ressemble maintenant à un cheveu j’avais coincé l’ourlet de ta robe avec les dents pour aller plus vite à dada à dos de rien dans le vent péniblement la neige s’en va comme la poudre des ailes des papillons épinglés dans le livre ouvert qu’on referme après la nuit c’est le silence on a cent ans on a pris froid dans un bain chaud avec un oiseau mort sur l’épaule on a gardé quelque chose dans la bouche de sec on a 100 ans on a écrasé un papillon avec ses doigts comme un athlète
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