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suicide toi mon fils [ d i v ]
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24 février 2009

. . . ., , QUAND VOUS VOYEZ UN PAPILLON, LE

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QUAND VOUS VOYEZ UN PAPILLON, LE SUIVEZ-VOUS ?

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[ lèvre morte sommet touffu si noire sur le flanc entre de l’eau qui saigne la boue trace un chemin à outrance la boue trace un chemin gris-beige nos mains fendues le goût du sang sur l’écorce quand pénètre le ciel dans le poing ce trésor ta boue éclatante sous un pied je portais des trucs lourds nos corps l’arbre de ta forêt le sexe pour remplir les jarres scellés de charbon qui cerclent ton front toute la journée cette terre qui t’appartient la sangsue qui perle ces champs le sang qui réchauffe l’herbe pour taire la racine pour boire les gouttes semblable à nos yeux le sexe tu veux le prendre ce trésor plissé l’humide quand on l’ouvre nos mains à la source des gorges coulent et ruissellent dans son ventre la douleur c’est vraiment blanc le long de la cuisse le poing carmin sur les contours descend jusqu’au talon comme l’eau de pluie qui t’appartient ce trésor humide sur la racine le goût du sang quand la boue trace un chemin te dit de t’approcher pour boire les gouttes toute la journée une même chaleur abondante sur l’écorce cachée dans le poing où les visages sont muets comme des fantômes drap brun sous un pied sous mon coude sur un chemin boueux le sang n’est pas de l’eau c’est blanc gris beige une main trempée sur la terre veut prendre de la glaise qui s’écaille humide dans le vent rasant  je portais des trucs lourds les morts sur mon dos les mains dans la racine toute la journée je portais des gorges serrées nos bouches scellées de glaise dont le maquillage doit être laid comme une fermeture éclair glacée nos mains fendues une même chaleur nos pères c’est brun dans des draps blancs puis sombres jusqu’au talon une fente qui s’ouvre c’est la douleur de l’eau impunément trésor pour jouir et boire des gouttes de pluie si noires dans la sangsue la boue trace un chemin c’est blanc tunique le goût du sang dira à qui ces champs trempés tandis que la pluie tombait sur nos bouches comme un trésor muet le sang n’est pas de l’eau




transfiguration sur Sol & Sang d'Oslo D./Claire C. ]

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